Les éoliennes s’étendront sur une plaine de 2 kilomètres carrés, le long d’une ligne à très haute tension (400.000 V), et, cerise sur le gâteau, à proximité de deux futures usines de méthanisation !

Pour enrichir quelques-un(e)s, elles vont détruire le cadre de vie du plus grand nombre, et ruiner une zone rurale paisible.

Éolien ET méthanisation au bénéfice de deux ou trois et au détriment de tout le reste … Ça ne vous rappelle rien ?

https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/eoliennes-abo-wind-griselles/157178

[…] sur la rentabilité du projet de méthanisation. Le prix est fortement subventionné et garanti par l’État sur 15 ans. Et après ?

Le néolibéralisme, ça consiste à ce que les pauvres gens rémunèrent des chasseurs de primes

La méthanisation est controversée. En cause, le détournement de cultures alimentaires vers une production énergétique. Des associations dénoncent une concurrence élevage-méthanisation. Et comme avec les biocarburants, les prix de l’alimentation des animaux d’élevage grimpent. « De plus, avec l’augmentation de fréquence des épisodes de sécheresse, l’accroissement de la concurrence pour l’approvisionnement en fourrage entre les éleveurs et la méthanisation risque de s‘intensifier. » Au final, ne se coupe-t-on pas l’herbe sous le pied ?

https://www.republicain-lorrain.fr/economie/2021/08/31/methanisation-interessant-mais-pour-qui

Ils ont tout pollué. Tout ? Non, il reste encore un peu de biodiversité à détruire …

« Elle distribue de l’argent public à ces usines, dit-il. En moyenne, une centrale reçoit 600 000 euros de subventions par emploi créé. La situation est similaire dans d’autres zones agricoles, comme la Bretagne et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus assurent que c’est un procédé énergétique durable. Mais dans les faits, la méthanisation s’industrialise et cause de graves risques de pollution. Aussi, les centrales nécessitent des apports en végétaux et donc l’utilisation de plus en plus massive de terres agricoles dédiées. »

« La politique énergétique est un enjeu colossal pour l’écologie, insiste Bruno Ulrich, représentant des associations environnementales au Ceser. Dans ce grand virage vers la méthanisation, ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. Pourtant, l’urgence de trouver de bonnes solutions énergétiques est bien là, et le cap qu’on s’apprête à prendre pour les prochaines décennies n’est pas le bon, au contraire. »

https://reporterre.net/Methanisation-Grand-Est-fonce-tete-baissee

Le gros hic, c’est que ce type de méga-équipement pousse à une logique productiviste, comme l’agriculture qu’il sert, avec un objectif d’abord énergétique, comme en Allemagne.

L’outil génère ses propres enjeux. Il faut alimenter en continu l’usine, tout en maintenant un délicat équilibre à la décomposition organique. Fumier et lisier ne fonctionnent pas seuls. Il faut leur ajouter des cultures intermédiaires — avoine, orge, voire maïs —, plantées dans le seul but de nourrir le processus de production du gaz.

D’où le danger de changer l’usage des sols en remplaçant des cultures alimentaires par des cultures énergétiques, la terre qui gaze remplaçant la terre qui nourrit«Trop de végétaux qui ne sont pas des déchets alimentent les méthaniseurs» note la Confédération paysanne.

https://reporterre.net/Methanisation-la-fuite-en-avant-de-l-agro-industrie