Ils sont beaux, ils sont Bio !

Bon, et bien voici arrivé le moment de faire de la place … J’ai plein de plants de 🍅 à donner (sur Coulombs en Valois et environs, de préférence).

Tomates rouges et noires :

– Marmandes
– Noire de Crimée
– Brandy wine
– St Pierre
– Montfavet
– Coeur de boeuf
– Charbonneuse noire

Tomates cerise :

– Koralik
– Ambrosia red

Tomates prune:

– Violet Jasper

Contact (un peu codé, pour pas être embêté par les spammeurs) :

* amrodgil @ gmail [point] com

* https://t.me/imprecator (Telegram)

* 078198280[2-1]

L’ensemble des acteurs de la filière bio, réuni au sein de La Maison de la bio, présidée par Pierrick De Ronne, se mobilise, dans une tribune au « Monde », pour proposer la création d’un marché de quotas pour les pesticides chimiques, à l’instar de ce qui se fait pour les émissions de CO2.

L’agriculture intensive et l’utilisation massive de produits phytosanitaires dans les méthodes de production conventionnelles empoisonnent et appauvrissent les sols depuis des dizaines d’années, tout comme elles portent atteinte à la santé de nos agriculteurs et, in fine, des consommateurs et des consommatrices. Il ne s’agit pas que d’alimentation : l’agriculture est aussi à la base de la production de matières premières pour les produits d’hygiène-beauté et de santé. Ces méthodes comportent un risque réel d’atteintes irréversibles à l’environnement et au vivant.

De même que l’atmosphère ne peut pas supporter une concentration toujours plus élevée de gaz à effet de serre, les sols, les cours d’eau et la biodiversité ne peuvent absorber toujours davantage de ces produits chimiques qui les abîment et les détruisent : les études scientifiques montrent que la biodiversité est bien plus importante sur les parcelles conduites en agriculture bio. Le lien entre certains cancers et la présence de pesticides dans la nature est par ailleurs de plus en plus établi.

Niveau d’exigence

Le fait que la consommation de produits bio connaisse ponctuellement un léger fléchissement dans notre pays, après une croissance importante ces dernières années, n’enlève rien à l’actualité de l’enjeu : ce serait comme se réjouir de voir les émissions de CO2 repartir à la hausse.

La prise de conscience grandissante de l’importance de l’enjeu de la biodiversité, aussi critique pour l’avenir de la planète que celui du changement climatique, doit nous conduire à relever notre niveau d’exigence. Alors comment faire ?

Source :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/02/28/notre-societe-doit-tendre-vers-un-objectif-zero-pesticide-pour-preserver-notre-environnement-et-notre-alimentation_6115567_3232.html

La permaculture suscite un véritable engouement en Afrique. Cette pratique agricole respectueuse de l’environnement est très répandue au Sénégal, où le pionnier s’appelle Gora N’Diaye. C’est un précurseur et un modèle pour les jeunes de la région.

Extraits … (Écoutez le podcast !)

C’est une véritable révolution qui se déroule actuellement en Afrique. De plus en plus de paysans se tournent vers la permaculture.

Tout pousse sur ce qui n’était qu’un désert : cocotiers, manioc, fruits, agrumes, tomates, poireaux, salades… Une terre dont il a fallu longuement restaurer la fertilité.

Une culture durable qui garantit des récoltes toute l’année grâce à des petits écosystèmes qui respectent la biodiversité. L’humidité est retenue ce qui permet à ces écosystèmes de favoriser l’apparition d’autres cultures végétales sans recours aux pesticides ni engrais chimiques. Pour se débarrasser des insectes nuisibles, à Kaydara on pratique la lutte biologique.

Tout n’est pas moche, en ce bas monde …

L’achat de graines, bulbes et autres plants est un incontournable, pour tout jardinier. On peut être encouragés à privilégier le circuit court, mais les jardineries du coin ne pratiquent pas forcément un circuit court, en particulier pour les semences. Pour les plants, il m’est arrivé de me fournir chez Derouault, à Nogentel (près de Chateau Thierry), mais ils refusent de vendre du BIO aux particuliers, alors …

Afin de pouvoir « tirer » d’année en année de vos propres graines (tomates, poivrons etc …) ou bulbes (ail, échalotes), il faut privilégier, l’achat de produits BIO. À défaut, il existe des produits non traités qui n’empoisonneront pas votre sol et l’environnement. Ce qu’il faut fuir, ce sont les produits préparés de type F1 car, s’ils donnent effectivement des légumes parfaits, ceux-ci se dégradent très vite en quelques générations.

Mais attention, repartir de sa production a ses avantages mais, aussi, ses limites.

Les avantages sont principalement, que, généralement, vous choisirez les légumes les plus beaux, précoces, ayant résisté aux maladies etc … Vous procédez ainsi à une sélection en fonction de votre sol, exposition, culture extérieure, culture en serre etc …

Les inconvénients ? D’abord, que tous les légumes ne se prêtent pas forcément très facilement à cette auto production de semences. Ensuite, il y a le problème des croisements et autres hybridations. Les curcubitacées (courges, courgettes, comcombres etc …), en particulier, peuvent se croiser entre elles, au sein d’une même espèce. Cela conduira fatalement à la production de légumes … bizarres mais, aussi, à de belles surprises.

Il est donc conseillé d’aider au brassage génétique, en apportant un peu de sang neuf … En achetant, ou en troquant une partie de vos besoins de l’année …

La Bonne Graine, donc

Depuis quelques années, donc, j’aime bien me fournir localement et par Internet. La Ferme de Sainte Marthe, Promesse de fleurs (le site le plus complet que je connaisse pour les conseils de culture, il faut les faire travailler, de temps à autre, pour les remercier, les encourager), Le Bio Germe, Kokopelli … Cette saison, je me suis décidé pour la Bonne Graine, ou j’ai passé une commande conséquente :

  • Ail violet Primor – BIO
  • Ail Blanc Messidor – BIO
  • Ail Blanc Sabadrome – Non traité (celui-ci, je fais un test, car il ne se prête pas aussi bien que les précédents aux rigueurs que nos hivers peuvent avoir, par ici.
  • Échalote « Cuisse de poulet », Longor -BIO
  • Oignon blanc Snowball – Non traité (pour qui se consomment frais, et assurent une récolte précoce, j’en mettrai sans doute une autre partie en fevrier/mars)
  • Oignon jaune Paille des Vertus – Non traité (ici, aussi, je me risque, par rapport aux précédentes années, car les bulbes de cette variété sont sensibles au gel. J’en mettrais l’autre moitié en mars, pour étaler la récolte et augmenter les chances d’avoir de beaux oignons, en les laissant un peu plus en terre … On verra.

Je dois dire que, à part un petit problème du fait du lieu de dépôt du colis, la qualité des produits et de l’emballage sont exemplaires, cela fait plaisir à voir. Jamais, je crois, je n’ai disposé de bulbes aussi frais pour mes plantations d’automne … Alors voilà, je voulais le faire savoir et ça m’a encouragé à écrire ce post et le communiquer à CEVE, pour sa publication.

Je sais, je sais, on s’est tous chopé le mildiou, cette année. Même les patates ont été ruinées !

Fallait-il pour autant s’abandonner à la facilité et empoisonner la terre avec cette saloperie qu’est la Bouillie bordelaise, casser la belle symbiose que bactéries, champignons et plantes sont parvenues à établir dans nos potagers permacoles ? Fallait-il se résoudre à retrouver cette cochonnerie dans les 🍅 de nos assiettes et, finalement, dans nos corps ?

Que nenni, camarades, on laissera ces pratiques aux adeptes de l’agriculture chimique, dans lesquels j’inclus les faux-frères de l’agriculture biologique !

Rien de tout ça, amis, en permaculture ! AUCUN traitement, même « naturel », (comme, par exemple, l’infusion de sauge, qui, au même titre que la bouillie bordelaise, est un fongicide). C’est le principe même de tuer le vivant qui est à rejeter car, si on sait parfois où on commence à détruire, on ne sait jamais où cela s’arrête.

Bon, oui, amis, je dois reconnaître que, sans la serre (6m x 4m et de fabrication française !) que je réserve principalement aux tomates, en été, (justement en prévision d’années comme celle-ci) j’aurais peu de tomates dont je pourrais présumer. Et, oui, concitoyens, j’ai dû, comme tout le monde, arracher tous les pieds que j’avais dehors (moins un … Et qui est reparti ! L’empressement est souvent une erreur !)

Les variétés ?

  • Saint Pierre
  • Marmande
  • Brandy Wine
  • Noire de Crimée
  • Cœur de bœuf (des vraies !)
  • Montfavet
  • Charbonneuse noire
  • Violet Jasper (tomates prune)
  • Ambrosia red (tomate cerise)
  • Koralik (tomate cerise)

Allez, aux conserves, maintenant !

PS: sans oublier la récupération des graines (pour ça qu’elles sont séparées)

Tomates issues de permaculture (2021 – Coulombs en Valois)

Avant, il y avait des mésanges

« J’étais persuadé qu’il y avait quelque chose de pas normal. » Maurice a 92 ans et est agriculteur bio, depuis 1966. Ce pionnier a eu le courage avant tout le monde d’aller à contre-courant du modèle agricole classique malgré les moqueries et les menaces. « Moi, je n’emploie pas de désherbant chimique, je n’emploie pas de produits chimiques… Mais regardez, ça pousse tout seul ! (…) Tout repousse mais quand vous désherbez, rien ne pousse ensuite, c’est foutu« , explique Maurice.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/video-a-92-ans-maurice-prone-une-autre-agriculture_4681857.html