Depuis quelques jours, une unité de méthanisation produit de l’électricité en contrebas de la ferme Richert, à Berling. Une installation conçue pour traiter uniquement les effluents des 800 bovins que compte la structure. Pas question de trafic routier supplémentaire. Alors que ces structures suscitent parfois des tensions avec le voisinage, même les néo-Berlingeois qui ont quitté Réding (où un méthaniseur industriel devait être installé) ne trouvent rien à redire.

Oui, à l’origine, les unités de méthanisation, ce devait être ça.

Mais, ça, c’était avant !

https://www.republicain-lorrain.fr/economie/2021/07/22/berling-la-ferme-richert-lance-son-methaniseur-a-taille-de-ferme

Dans l’agglomération de Pau, riverains et agriculteurs s’affrontent autour d’un projet de méthanisation.

Le projet de méthaniseur, soutenu par la communauté d’agglomération de Pau et son président, François Bayrou, a été rendu possible par le déclassement d’un cours d’eau. Des riverains et deux associations ont déposé des recours.

[…] l’emplacement de ce méthaniseur se trouve non loin des habitations, d’une zone Natura 2000, et d’un sentier de promeneurs. 

Cela va provoquer des émanations d’ammoniac dans l’air… et nous aurons plus de nitrates dans la nappe phréatique, qui n’est qu’à deux mètres de profondeur. 

le méthaniseur sera construit sur un bassin versant, à l’aplomb d’un cours d’eau intermittent. En cas de fuite ou d’accident de l’usine, ce cours d’eau, qui rejoint le ruisseau de l’Oussère au niveau du village voisin, Sendets, pourrait donc être directement pollué et contaminer des terrains alentour. Depuis un an, six accidents de méthaniseur en France ont conduit à une pollution de cours d’eau : à Châteaulin, dans le Finistère (où 180 000 foyers ont été privés d’eau potable pendant une quinzaine de jours), à La Mesnière (Orne), à Andelnans (Haut-Rhin), à Volckerinckhove (Nord), à Tence (Haute-Loire), et à Aire-sur-l’Adour (Landes). Une fosse de lisier qui éclate, une cuve de digestat qui fuit, un épandage trop copieux

Oui, à Coulombs-en-valois, on sait que la présence d’une zone Natura 2000, créée du fait de la présence d’une espèce de batracien menacée, n’a gêné ni les porteurs du projet, agriculteurs locaux, ni le maire de l’époque, agriculteur à la retraite et père de l’un des deux créateurs du méthaniseur (pas plus que ça n’a gêné ce qui lui restait d’équipe municipale encore fidèle, dont un premier adjoint, agriculteur aussi. Tous ont été évincés, lors des dernières élections).

Ici aussi, le Clignon et ses marais craignent, comme craignent les marais entre Coulombs-en-valois et Crouy-sur-Ourq, comme sont concernés nappes phréatiques, sources, rus …

Mais ni cela, ni de possibles conflits d’intérêts n’ont perturbé le Préfet qui, en Macronie, décerne les autorisations nécessaires au mépris de tout fonctionnement démocratique.

Humanité et biodiversité ne sont rien, en néolibéralisme, à côté du business. Espérons que Bayroux, et ceux responsables de cette aberration, seront également jetés de leurs postes d’élus, demis de leurs fonctions dont ils trahissent la charge.

http://www.mediapart.fr/journal/france/300621/dans-l-agglomeration-de-pau-riverains-et-agriculteurs-s-affrontent-autour-d-un-projet-de-methanisation?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Ils ont tout pollué. Tout ? Non, il reste encore un peu de biodiversité à détruire …

« Elle distribue de l’argent public à ces usines, dit-il. En moyenne, une centrale reçoit 600 000 euros de subventions par emploi créé. La situation est similaire dans d’autres zones agricoles, comme la Bretagne et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus assurent que c’est un procédé énergétique durable. Mais dans les faits, la méthanisation s’industrialise et cause de graves risques de pollution. Aussi, les centrales nécessitent des apports en végétaux et donc l’utilisation de plus en plus massive de terres agricoles dédiées. »

« La politique énergétique est un enjeu colossal pour l’écologie, insiste Bruno Ulrich, représentant des associations environnementales au Ceser. Dans ce grand virage vers la méthanisation, ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. Pourtant, l’urgence de trouver de bonnes solutions énergétiques est bien là, et le cap qu’on s’apprête à prendre pour les prochaines décennies n’est pas le bon, au contraire. »

https://reporterre.net/Methanisation-Grand-Est-fonce-tete-baissee

Le principe est simple : Prendre les gens par surprise pour, ensuite, lâcher le minimum et, surtout, en remettre une couche. Voilà la façon d’agir de nos gouvernants (en particulier les gouvernant actuels).

Quelles sont les mesurettes des « arrêtés en cours d’élaboration » ?

  • « La distance réglementaire entre les installations et les tiers passera de 50 à 200 m à partir du 1er janvier 2023 », a dit Mme Pompili. « Sauf pour les plus petites, où on montera à 100 m ».
  • Fuites de gaz, il y aura « des contrôles à fréquence suffisante de l’intégrité de tous les contenants:, notamment un contrôle semestriel des pièces d’étanchéité ».

C’est tout !

  • 200 m des habitations, pour les effluves, on suppose, comme si cela suffisait.
  • Contrôles des fuites de gaz … Avec distributions de blâmes et au bout de 300 blâmes on a un avertissement ? Sachant que le méthane et autres gaz qui s’échappent des méthaniseurs (quasiment tous, selon le CNVM), sont jusqu’à … 800 fois plus à effet de serre que le CO2 !!!

Par contre :

  • « Le gouvernement souhaite produire davantage de biogaz »

Et, le plus intéressant, peut-être :

  • Contre les nuisances olfactives, tout pétitionnaire d’une nouvelle installation devra produire « un état initial des perceptions », a-t-elle ajouté: « Cela servira de référence en cas de plainte ».

En bref, cette ministre soit disant écologique, veut assoir le principe selon lequel, si on ne peut prouver que cela puait moins avant, on a plus qu’à la fermer définitivement …

C’est, craignant cette espèce de jurisprudence, que nous avons demandé, immédiatement après l’élection de la nouvelle équipe municipale, que soit effectué un « point zéro », de la situation des rus, puits et autres sources de la commune (faire de même avec celles des environs (Dhuisy, Germiny-sous-Coulombs) et, notamment, celles bordant le Clignon (Brumetz, Montigny-l’Allier …) ainsi que les marais dans la zone Coulombs / Fussy / Crouy sur Ourcq où se jette La Croix Sainte Hélène (qui recueille les eaux de la Pissotte, du Ru Roland et le Rue du Bouribou) serait tout aussi essentiel !)

Il conviendrait d’inclure dans cette analyse la zone Natura 2000 du Bois des réserves et des usages de Montgé (en partie sur les terres de Vendrest) dont la justification est la présence de crapauds « sonneurs à ventre jaune ».

Ce « point zero » devrait être un contrat annuel et reconductible dont le principe est de procéder à plusieurs prélèvements annuels et, ainsi, pouvoir les comparer avec ceux qui se feront une fois que que méthaniseur, autorisé à la hussarde (pour rester correct) sur notre commune, aura commencé ses épandages.

https://actu.orange.fr/societe/environnement/methanisation-des-mesures-pour-reduire-nuisances-et-risques-CNT000001AU2D2.html

Voyez comme ils mentent, ces empoisonneurs, voyez leur propagande … Et, pendant que d’autres luttent, nous, on a laissé faire. Ignorants, on s’est fait avoir et, du digestat, on en bouffera pendant des lustres … Et nos arrière petits-enfants trouveront en encore des traces dans les nappes phréatiques.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/video-bas-rhin-a-rittershoffen-le-projet-d-une-unite-de-methanisation-cree-la-polemique-2056243.html

Un permis de construire pour un méthaniseur agricole XXL a été déposé le 16 avril à la mairie de Corcoué-sur-Logne. Derrière ce projet qui se heurte à la contestation locale, une entreprise danoise qui tente de s’implanter en France, profitant de subventions très favorables au « biométhane ».

https://www.mediapart.fr/journal/france/200421/en-loire-atlantique-les-impacts-problematiques-d-un-methaniseur-hors-norme?onglet=full

Ben, oui, les requins pollueurs, y compris étrangers, vont pas se gêner … Il n’y a qu’a se baisser pour ramasser notre pognon, que Macron leur distribue sous forme de subventions. Les digestats, la pollution des nappes et des rus et le toutim, on se les garde, par contre, ça, les requins danois, ils sont comme les nôtres : la merde, c’est pour les « sans-dents » …

Pour vendre la méthanisation agricole, les multinationales telles que Total et Engie, leaders du marché en France, ont plein d’arguments positifs. Mais positifs pour la planète ou leur porte-monnaie ?

La méthanisation agricole est une farce de mauvais goût que vont payer très cher nos enfants. Étudions à titre d’exemple les 4 contre-vérités majeures présentées dès 2019 par la Chambre d’agriculture de la Moselle afin d’essayer de répondre aux alertes répétées des 210 associations et collectifs de citoyens qui luttent sur le terrain contre cette technologie

https://lejournalminimal.fr/gare-aux-effets-secondaires-de-la-methanisation-agricole-une-technologie-vendue-par-total-et-engie/