Ce stress oxydant, comme le rappelle le rapport de l’Inserm, est clef dans l’action de beaucoup des pesticides, glyphosate, SDHI (fongicides) en particulier, mais aussi de près de 30 % des pesticides vendus en France. Pour toutes ces raisons, il est incompréhensible que les analyses qui sont supposées déterminer le caractère mutagène ou non d’un pesticide ne s’intéressent pas à ce génome mitochondrial.

https://www.liberation.fr/environnement/pollution/pesticides-un-trou-beant-de-plus-dans-la-raquette-des-analyses-reglementaires-20210709_VMEDQLM5JJDVFL2RTAY5HJEKTQ/

Seulement deux études datent d’il y a moins de 10 ans

Les deux auteurs du rapport estiment en effet que la plupart des études sur lesquelles les autorités européennes se sont appuyées pour autoriser l’herbicide jusqu’en 2022 sur le continent ne « répondent pas aux critères de qualité attendus ».

Pour cause : seules 2 études sur 53 suivent les critères de qualité de l’OCDE les plus à jour, expliquent les scientifiques. Certaines ne sont même « pas conformes aux critères de qualités qui étaient en vigueur au moment où elles ont été réalisées », souligne Siegfried Knasmuller auprès du Monde.

Pire encore : plus de la moitié d’entre elles ont été menées dans les années 1990, et seulement deux il y a moins de dix ans. Or, les connaissances scientifiques concernant le glyphosate – et ses possibles effets néfastes sur la santé – ont évolué depuis cette période. De même que les tests pour détecter les risques de cancers, par exemple.

https://www.leprogres.fr/sante/2021/07/06/reautorisation-du-glyphosate-des-etudes-biaisees-et-perimees

[…] deux chercheurs autrichiens, toxicologues et spécialistes du cancer, estiment que la majorité des 53 études fournies à l’Union européenne ne remplissent pas les critères de qualité attendus. « Quelques-unes sont acceptables, mais la majorité sont un désastre » précisent-ils.

Scandaleux ? Non, tout est à l’avenant …

https://www.franceinter.fr/environnement/les-etudes-qui-ont-convaincu-l-europe-d-autoriser-le-glyphosate-contestees-par-des-chercheurs-autrichiens

L’expertise collective publiée ce mercredi confirme un lien entre le glyphosate, herbicide controversé, et le développement de cancers du système immunitaire.

L’Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale, ndlr] dévoile mercredi 30 juin les résultats de son expertise collective sur l’effet des pesticides sur la santé. Les douze scientifiques qui ont analysé l’ensemble des études scientifiques publiées sur ce sujet confirment «la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies». Les cibles dans le corps humains sont multiples puisque le cerveau peut être touché (maladie de Parkinson), comme les poumons (bronchite chronique) mais encore la prostate et le système immunitaire, par le développement de cancers.

https://www.liberation.fr/societe/sante/glyphosate-linserm-aux-antipodes-des-agences-sanitaires-europeennes-20210630_6DSQSVB7GBEPXBHICQK63GXBWI/