A l’heure où les approvisionnements en énergies d’origine fossile s’annoncent durablement perturbés, le renouvelable se présente comme une planche de salut encore trop étroite aujourd’hui. Plutôt que la contestation source de retards dommageables, une mobilisation générale est nécessaire pour développer de façon plus sereine et urgente, entre autres, la méthanisation, ainsi que l’éolien terrestre et offshore.

https://www.revolution-energetique.com/eoliennes-fermes-offshores-methanisation-rangeons-les-banderoles/

Ah, on les voyait venir, les affairistes sans-gêne de nos campagnes, ces empoisonneurs de nos sols, de nos eaux, de notre air, de nos corps … Ces adeptes irresponsables de l’agriculture chimique, pourfendeurs de la biodiversité, ennemis du vivant !

Ils ne pouvaient pas laisser passer une telle occasion ! C’est la base même de la doctrine du choc, que de profiter du chaos pour tenter de faire avancer des intérêts particuliers, en tentant de les habiller de cause nationale.

Non, messieurs, la terre que nous empruntons à nos descendants doit être utilisée pour nourrir. Parcimonieusement, avec respect et bienveillance mais pour nourrir. Exclusivement !

Et sans que vous n’y déversiez vos poisons, vos blocs de béton, sans que vos labours profonds ne la stérilisent, comme ils l’ont fait, jusqu’à présent. Nous voulons des sols vivants !

Les autorités écossaises ont annoncé en janvier les résultats de l’appel d’offres géant ScotWind portant sur quinze zones en mer vouées au développement de parcs éoliens offshore. Elles ont attribué 17 projets, qui couvrent un peu plus de 7 000 km² et totalisent une puissance nominale cumulée de 25 GW, soit l’équivalent de 15 réacteurs nucléaires de type EPR. C’est bien davantage que la totalité du parc éolien français dont la capacité actuelle s’élève à 18 GW. Parmi les lauréats figurent des coopératives citoyennes qui ont obtenu 3 sites.

Lire la suite : https://www.revolution-energetique.com/ecosse-des-cooperatives-citoyennes-laureates-des-giga-encheres-pour-les-concessions-deoliennes-en-mer/

Le chiffre a de quoi effrayer: les éoliennes en France (6000 aujourd’hui) pourraient avoir causé la mort de 1,6 million de chauves-souris sur la période 2002-15, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). 

https://www.lesechos.fr/2017/11/pourquoi-les-chauves-souris-ne-voient-elles-pas-les-eoliennes-1236028

Certains incriminent les feux de signalisation placés sur les éoliennes pour prévenir les aéronefs de leur présence, qui attireraient les insectes et donc les pipistrelles et autres noctules communes, ensuite balayées par les pales. Mais il semblerait en fait que ce soit surtout la forte variation de pression provoquée par le passage des pales devant le mât de l’éolienne qui crée un «barotraumatisme». «Les fragiles capillaires de leurs poumons éclatent lors de cette dépression brutale, explique la Ligue de protection des oiseaux. Le sonar des chiroptères fonctionne par écholocation et détecte très bien les obstacles, mais il reste aveugle aux chutes de pression.»

Le Grenelle de l’environnement préconise – à juste titre – de recourir davantage aux énergies renouvelables. Hélas, il sert aussi de prétexte à la multiplication anarchique de projets de micro centrales hydrauliques, de cultures intensives de « biocarburants », de centrales solaires démesurées et autres parcs éoliens, aux impacts environnementaux parfois inquiétants. Des incitations fiscales rentables incitent en effet les investisseurs privés à développer des projets « verts », soutenus par des élus locaux et des petits propriétaires, peu regardants ou compétents en matière de protection de l’environnement, mais attirés par des retombées financières (exonération de taxe professionnelle, intérêts de placements). Les éoliennes ont pourtant des impacts négatifs majeurs connus comme le bruit, et surtout la dégradation considérable des paysages. En effet, en décuplant la taille des pales, on centuple la production d’énergie, ce qui provoque une course effrénée au gigantisme.

https://isere.lpo.fr/2012/limpact-des-eoliennes-sur-les-chauves-souris

C’est une décision de justice inédite, datant de quelques semaines, dont se félicitent les opposants aux installations d’éoliennes, lundi 8 novembre. Un couple de Belges riverains d’un parc éolien dans le village de Fontrieu (Tarn) a obtenu gain de cause dans le cadre d’une plainte déposée contre les sociétés exploitantes.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/08/un-couple-de-riverains-d-un-parc-eolien-obtient-reparation-de-la-justice-pour-alteration-de-leur-etat-de-sante_6101404_3244.html

La cour d’appel de Toulouse avait reconnu en juillet un « trouble anormal de voisinage » causé par la proximité d’un parc éolien et avait condamné les exploitants de ce parc à verser plus de 100 000 euros à un couple vivant dans le village de Fontrieu.

Maux de têtes et vertiges

M. et Mme Fockaert, qui n’avaient pas contesté l’implantation des éoliennes, affirment avoir ensuite commencé à souffrir de maux de tête et de vertiges, leur état de santé s’étant aggravé après la coupe, en 2013, d’un bois qui faisait écran entre leur maison et le parc.

Cette décision de la cour d’appel de Toulouse reconnaît ainsi la réalité de l’existence d’un syndrome éolien, entraînant une altération de l’état de santé. En mai 2017, l’Académie nationale de médecine publiait un rapport sur les nuisances sanitaires des éoliennes terrestres, étudié par l’Académie nationale de médecine et l’Anses, l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Le syndrome éolien est défini comme « un ensemble de symptômes très divers rapportés à la nuisance des éoliennes ». L’Académie nationale de médecine note également que ces symptômes « ne concernent qu’une partie des riverains, ce qui soulève le problème des susceptibilités individuelles ».

Les 12 symptômes du Syndrome Eolien selon le docteur Nina Pierpont https://t.co/a1s40jvLSI https://t.co/2YPfxyqMdS — ADESAA3 (@ADESAA)

Selon les associations Fédération environnement durable (FED) et Plate-forme européenne contre l’éolien industriel (EPAW en anglais), cet arrêt de la cour d’appel de Toulouse pourrait déclencher une « multitude de procès et de demandes d’indemnisations » en France où, « sous la pression des industriels de l’éolien, la distance de protection est toujours de 500 mètres ».

Elles demandent aux gouvernements des pays qui implantent des éoliennes de prendre des mesures « pour protéger les riverains, notamment en définissant des zones de sécurité suffisantes autour des habitations » et « recommandent une distance de dix fois la hauteur en bout de pales, soit 1 500 mètres pour une éolienne de 150 mètres de haut ».

Des éoliennes nuisibles pour les riverains

Eoliennes installées sur les hauteurs de Fontrieu dans le Tarn © Radio France – Stéfane Pocher

C’est une première en France : la cour d’appel de Toulouse reconnait que des éoliennes installées près d’une habitation dans un village du Tarn à la limite de l’Hérault sont nocives pour la santé. L’exploitant a été condamné à indemniser les riverains à hauteur de 128.000 euros.

« Nous avons passé des heures à tenter de joindre un technicien. Personne ne répondait. Nous avons été abandonnés à notre sort », 

Maux de tête, vertiges, fatigue, acouphènes, tachycardie, perte de connaissance

Les nuisances sonores et visuelles dégagées constituent un trouble du voisinage mais ont aussi un impact nocif sur la santé. Voilà ce que dit l’arrêt prononcé le 8 juillet 2021 par la cour d’appel de Toulouse. La SOUFFRANCE dénoncée et la DÉVALUATION DE LA MAISON des Fockaert sont reconnus 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/des-eoliennes-du-parc-regional-du-languedoc-roussillon-nefastes-pour-des-habitants-du-tarn-1635933761

Le sans-gêne ne tue pas, ça se saurait …

Voici un autre point que ne semble concerner ni le responsable ni le porteur de projet …

Bonjour,

Nous souhaitions également soumettre ce point …

Selon diverses sources, les biens immobiliers voient leur valeur baisser jusqu’à 40%, lors de la mise en place d’un parc éolien comme celui que vous avez en projet de créer sur les communes de Coulombs et Dhuisy.

Nous n’avons trouvé nulle part dans les étapes du projet, une étude d’impact indépendante traitant de ce sujet qui, à partir de l’établissement d’un point zéro (le prix moyen constaté) pourrait établir les pertes occasionnées par votre projet et qui les prendrait en charge.

Pouvez-vous nous dire ce que votre entreprise a prévu en rapport avec ce point éminemment important pour certains de nos concitoyens ?

Merci

Salutations

Nous continuerons de documenter ces points mais, dans l’immédiat, voici ce que nous avons fait parvenir au responsable du projet :

Bonjour,

L’environnement n’est absolument pas pris en considération, dans votre projet.

– Les actions pour la sauvegarde des chauve-souris et autres oiseaux ne sont prévues QU’APRÈS la mise en production du parc éolien et, ce, malgré la présence toute proche du site prévu de zones Natura 2000 et ZNIEFF. C’est proprement scandaleux : Nous exigeons une étude d’impact indépendante et préalable avant toute poursuite du projet !

– Votre projet ne prévoit absolument pas la remise en état des terres et leur décontamination (tel que dénoncé ici : https://ceve.fr/le-mystere-devoile-des-terrains-des-eoliennes/), vous avez déjà répondu (en réunion d’information) que vous ne vous chargerez pas de cela.

Sachant que le coût pour une remise en état À L’IDENTIQUE (enlèvement des blocs de béton, de la dépollution des sols, notamment) est estimé à 600.000 € par éolienne, qui s’en charge, qui paie, qui est responsable ?

Nous attendons vos réponses avec grand intérêt !

Salutations

Énergie renouvelable, l’éolien a, comme toute énergie, un impact sur l’environnement. Mortalité des oiseaux et des chauves-souris, besoin en matières premières, infrasons, bruit …

Voici ce qu’écrivait, en 2017, Reporterre sur le sujet (extraits) …

Biodiversité : oiseaux et chauves-souris

C’est un des domaines où les effets des éoliennes ne font plus aucun doute. Oui, les éoliennes ont un impact sur la mortalité des oiseaux et des chauves-souris. Mais attention aux effets de loupe : là où cet impact commence à être bien mesuré, il reste inférieur à d’autres causes de mortalité, qui sont moins facilement quantifiables. Pour la mortalité des oiseaux, l’éolien vient ainsi loin derrière les prédateurs naturels ; les collisions avec les immeubles, les fenêtres des constructions et des voitures ; les travaux agricoles et les lignes haute tension… Cependant, comme pour tout ce qui touche les questions de biodiversité, l’effet est cumulatif et peut se révéler réellement néfaste.

Si l’Espagne s’est rapidement fait remarquer pour sa mauvaise prise en compte des impacts sur les oiseaux, la France a été plus précautionneuse et a rapidement intégré des études d’impact sur l’avifaune dans les dossiers éoliens. Depuis novembre 2015, un protocole spécifique rend obligatoire la fourniture des données de suivi aux Directions régionales de l’environnement (Dreal). Comme pour tous les rapports de ce genre, les éléments sont fournis par des bureaux d’études payés par l’entreprise et transmis par l’exploitant à la Dreal. En dehors de la période d’enquête publique, les données de suivi ne sont pas disponibles au grand public. Des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle déploraient en février dernier le manque d’accessibilité de ces données.

 Études chiroptérologiques dans les dossiers réglementaires éoliens.

D’où l’importance de la parution cet été d’une étude de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), la première à agréger les données normalement inaccessibles aux citoyens.

« On s’est rendu compte que rien n’avait été fait en France sur le sujet », explique Geoffroy Marx, chargé du programme Éolien et biodiversité à la LPO et auteur de cette étude. Agrégeant les suivis environnementaux fournis par les exploitants aux Dreal ainsi que les éléments à disposition de chercheurs, c’est le premier panorama complet sur le sujet.

Premier constat : malgré le protocole de 2015, « il reste encore compliqué d’avoir accès aux données »

Pour les chauves-souris, on ne dispose pas de données aussi complètes. De fait, d’abord victimes des pesticides et de la pollution lumineuse ou des chats, c’est le mammifère le plus directement affecté par les éoliennes, à la fois par la collision directe avec la machine mais aussi, comme on l’a découvert récemment, par un effet de changement brutal de pression de l’air à proximité des lames de l’éolienne. L’effet est comparable à un plongeur qui remonte trop vite à la surface sans faire de palier : la surpression. Selon les données de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (Sfepm), la mortalité est estimée entre 0 et 69 (fourchette large) chauves-souris par an et par éolienne. Mais, contrairement aux oiseaux, les chauves-souris ont une activité de chasse et de vol plus concentrée et réduite dans la journée et dans l’année. De ce fait, de plus en plus d’entreprises équipent leurs éoliennes avec des dispositifs de détection, d’effarouchement, qui arrêtent automatiquement l’éolienne en période de forte activité ou de migration. Selon leurs développeurs, ces systèmes diminueraient de 50 à 70 % la mortalité des chiroptères en réduisant la production seulement 0,5 % du temps. Pour l’heure aucune étude globale ne permet de mesurer leur fiabilité.

Nous y reviendrons, mais, comme on le sait, plusieurs zones officielles, dont la justification est la biodiversité, ont été créées, sur notre territoire: Natura 2000, directement voisine à la zone prévue du parc éolien et ZNIEFF. Plusieurs espèces des chauves-souris (toutes plus ou moins en situation critique quand ce n’est pas, déjà, en voie de disparition) sont présentes sur notre territoire et nous sommes un lieu de passage pour des espèces migratrices, également. Le parc éolien prévu entre, donc, directement, en conflit avec ces mammifères … S’ajoutant aux autres facteurs leur portant atteinte.

Terres rares et autres matières premières : un coût «caché» ?

Autre élément souvent pointé par les détracteurs de l’éolien, cette industrie reproduirait le schéma extractiviste. Sous-entendu : elle ne vaut pas mieux que les voitures électriques avec leur pile au lithium et toutes les prétendues nouvelles technologies qui se veulent vertes mais qui reproduisent la même logique prédatrice. Une critique portée notamment par l’ingénieur Philippe Bihouix qui prône l’abandon des hautes technologies, y compris renouvelables, pour entrer dans l’âge des « low-tech ».

De fait, reconnaît Stéphane Chatelin, directeur de l’association Négawatt : « L’éolien n’est et ne sera jamais une solution parfaitement propre. Comme tout moyen de production d’énergie, il y a un impact. » Si, pour fonctionner, une éolienne n’émet pas de gaz à effet de serre, elle utilise des matières premières et de l’énergie dans sa phase de construction et de mise en place physique, ce que les chercheurs appellent « l’énergie grise ».

Ainsi, chaque machine nécessite en premier lieu un socle de béton, environ 1.500 tonnes par mât« Ça peut paraître énorme de dire que l’ensemble de l’éolien consomme 1 million de tonnes par an, dit Stéphane Chatelin. Mais dans notre scénario de transition, on parie sur une diminution en parallèle de 40 millions de tonnes de béton dans l’ensemble des secteurs, notamment le bâtiment. »

Ensuite, le mât requiert de 25 à 40 tonnes d’acier selon les modèles. Les pales sont formées de composites, un mélange de résines et de fibres de verre (donc du sable), qu’on peine à recycler pour l’instant. L’électronique utilise également quelques composants précieux, comme le silicium, l’aluminium ou des plastiques polypropylènes (pétrole).

Mais il y a la question des « terres rares ». Derrière cette appellation commune se cachent 17 métaux (néodyme, dysprosium, praséodyme…), « essentiellement des sous-produits de l’industrie minière, rares parce qu’ils sont plus difficiles à extraire, pas nécessairement parce que le volume total existant sur la planète est faible », explique Bernard Multon, chargé de mission développement durable pour l’ENS de Rennes. Le principal problème concerne un type particulier d’éoliennes, celles qui utilisent des génératrices à aimant permanent, une technologie qui allège la partie centrale et réduit le coût global de production. « Mais cela n’est valable que dans le marché actuel, avertit Bernard Multon, où il est plus intéressant d‘utiliser de nouvelles terres rares que de développer les technologies nécessaires pour les recycler. » Pour autant, l’exploitation de ces ressources, utilisées aussi dans les téléphones portables, les écrans d’ordinateur ou les véhicules militaires, pose de véritables problèmes environnementaux et sociaux, notamment en Chine.

Autre matière critique : le cuivre, qui sert dans les bobines de la génératrice, 600 kg environ pour une petite éolienne. Si la ressource est abondante dans le monde, c’est peut-être le seul matériau qui, largement utilisé dans tout le secteur de l’énergie, pourrait trouver à s’épuiser à moyen terme. Mais on maitrise les technologies pour recycler le cuivre, tout l’enjeu est donc de construire les filières, et là encore tout est sujet à la bonne volonté des investissements industriels.

Arrivé à ce stade, on retrouve le même problème que pour la biodiversité. Oui, l’éolien a des impacts notoires sur les ressources naturelles, mais il est difficile de faire des comparaisons avec d’autres ressources où les impacts sont moins précisément évalués. Alors, comment savoir si une énergie est plus propre qu’une autre ? Deux méthodes permettent de répondre à cette question.

La première est le taux de retour énergétique (Eroi en anglais). Il s’agit d’un ratio entre l’énergie totale fournie par la machine durant toute son existence et l’énergie qui est nécessaire pour la construire et la démanteler. Selon les études, l’Eroi de l’éolien se situe entre 21 et 46 pour 1. Une proportion inférieure à celle du charbon (environ 50 pour 1) mais supérieure à celui du pétrole (entre 10 et 20 pour 1). Selon certains, comme Cédric Philibert, de l’Agence internationale de l’énergie, ce mode de calcul ne serait déjà plus d’actualité car il ne prend pas en compte suffisamment la spécificité intermittente des énergies renouvelables solaires et éoliennes et surtout, les progrès technique rapides dans ces énergies en développement.

NB: Sachant que, le démantèlement, n’inclut pas l’énorme socle de béton qui, lui restera là comme « cadeau » aux futures générations !

Une bonne manière de sortir de ce débat est de prendre le problème dans son ensemble et de réaliser ce qui se fait déjà pour de nombreux objets du quotidien : une analyse du cycle de vie (ACV). Celle-ci prend en compte les impacts écologiques de l’extraction des matières premières de l’utilisation au recyclage et au retraitement en les rapportant à un coût en équivalent CO2 par kilowattheure produit (g CO2 eq/kWh). Selon une étude de l’Ademe de 2015, le taux d’émission pour une éolienne terrestre est de 12,7 g CO2 eq/kWh, ce qui place l’éolien en troisième position derrière l’hydraulique (6 g) et le nucléaire, mais largement devant le fioul, le gaz et le charbon.

NB: Le problème est que, compte tenu du caractère aléatoire de l’éolien, celui-ci favorise la création d’unités de production d’énergie au gaz, qui suppléeront le manque ou l’excès de vent.

L’éolien est caractéristique du néolibéralisme dans lequel nous avons autorisé nos gouvernants, les affairistes de tout poil à nous ensevelir …

Économie Matin

Pourquoi les promoteurs éoliens louent ils tous 10 fois plus cher des terrains qu’ils pourraient facilement acheter ?

Depuis 15 ans, 8500 éoliennes environ ont été installées en France. Curieusement, la majorité de ces éoliennes n’ont pas été installées près des lieux de consommation. Au contraire les lieux les plus reculés ont été recherchés. Pourtant, ces localisations sont les plus défavorables avec de grosses pertes de réseaux et une surveillance difficile des installations. Solution de facilité : dans les lieux isolés, les populations sont démunies devant des promoteurs disposant de gros moyens, toujours assistés par de puissants avocats, et au carnet d’adresses bien fourni d’influenceurs divers. Les dossiers des promoteurs sont tous étrangement semblables. Peut-être les autorités de la concurrence finiront par le remarquer.

On nous prend pour des buses, pour des bouseux ? On peut le craindre !

Ces promoteurs aux gros moyens n’achètent jamais les terrains où ils s’installent pour 20 ou 30 ans. Alors que l’hectare en milieu rural ne vaut que 800 à 1600 €, ils proposent des loyers annuels de plus de dix fois cette valeur, prêts à payer 200 à 250 000 € pour la location d’un emplacement. Pourquoi ce curieux geste ?

POURQUOI ? FACILE !

Le terrible piège des terrains  loués

Les éoliennes sont des bombes à retardement qui sèment sur place une pollution silencieuse dont on ne constatera les effets que lorsqu’il sera trop tard. À ce moment-là , de nombreux promoteurs risquent d’être partis ou défaillants. La note de constat du Ministère sur les carences de l’économie circulaire des éoliennes est sans appel depuis 2019. Rien n’a été mis en place depuis 15 ans à ce sujet. Juste quelques pistes très vagues sont ébauchées. Un désastre environnemental se prépare et il concerne les milieux naturels français. Il aura fallu des dizaines d’articles d’alerte pour que le problème des socles en béton commence à être reconnu, alors que l’Ademe et les promoteurs faisaient semblant de l’ignorer. Il est très étonnant que les mouvements écologistes soient aveuglés à ce point.

Notons que les écologistes en question ne le sont que par carriérisme, plus encore que par aveuglement. Les vrais écologistes savent et combattent l’éolien terrestre.

Un piège qui se révèlera trop tard pour réagir

Pour un loyer perçu de 200 000 € et plus sur 20 ans, les propriétaires croient faire l’affaire du siècle mais c’est le piège du siècle qui les attend.

Pas du tout, aucun piège n’attend personne : Le principe étant, « prend le pognon et fout le camp ». Dans 20 ans, les propriétaires seront retraités ou morts et … « après eux, le déluge ! »

La plupart des sociétés d’éoliennes sont de simples coquilles au capital de quelques milliers d’euros qui peuvent disparaitre à tout moment. Grâce à un lobby acharné auprès des parlementaires et à l’aide complaisante de quelques ministres, les provisions légales sont ridicules, de 50 à 65 000 € seulement, 10 à 30 fois inférieures à la réalité.

C’est EXACTEMENT ce que nous ont répondu les marionnettes que Intervent nous ont envoyées … une réserve pour le démantèlement de l’éolienne mais, pour le socle, non, ce serait trop cher … Ils ont botté largement en touche, sur ce sujet, là !

65 000 propriétaires sont désormais menacés de faillite en cas de mauvaise surprise. Et qui sera responsable de cette pollution ? le propriétaire et non le locataire ! Le Code de l’Environnement et les Directives européennes sont très clairs à ce sujet.

Les gros propriétaire terriens seront donc les responsables … Mais ce serait sans compter avec leurs syndicats, leurs lobbies, leurs députés et autres élus, vendus par idéologie ou électoralisme quand ce n’est pas, carrément, faisant partie du sérail. Dévoués, directement intéressés, tout ce beau monde, que nous élirons par nos votes et laisserons élire par nos abstentions, se fera un devoir de voter des lois qui allégeront les propriétaires en question de ce genre de problèmes. On parie ?

Le démantèlement et la dépollution d’un site éolien représentent un risque certain et confirmé de 600 000 € minimum à 3 millions € selon la nature du site et les dégâts causés à l’environnement : Démontage des installations, broyage des pièces, extraction des milliers de tonnes de béton du socle, recyclage des pales de plusieurs tonnes chacune dont l’incinération est très coûteuse et ne marche pas, dépollution des huiles et terres rares des appareils, élimination des fluides toxiques des postes de transformation électrique, dépollution du sol, nappes ,phréatiques, remise en état des chemins d’accès, etc …. Les premiers démantèlements démarrent actuellement pour atteindre le millier vers 2025 et 6 à 8000 par an dès 2030. les mauvaises surprises vont donc se multiplier. Les prochaines élections municipales donneront sans doute matière à réglement de comptes avec les maires qui n’ont pas protégé leurs concitoyens. Certaines opérations de « repowering » envisagées vont en réalité doubler la pollution des sites.

Dépenser 600 K€ pour tout remettre en état par des propriétaires qui n’auront perçu que 200 K€ ?

Remise en état des chemins d’accès ? Si ce n’est pas trop coûteux, peut-être, vu la propension qu’ont les agriculteurs indélicats à labourer les chemins vicinaux comme s’ils leur appartenaient … Et ce n’est pas nos agriculteurs locaux qui le démentiront !

Les maires indélicats auront à répondre devant leurs concitoyens ? Ils n’en mourront pas. Il se feront battre aux élections … C’est au moins une chose sur laquelle nous nous sommes mis en avance, à Coulombs !

Source : http://www.economiematin.fr/news-terrains-eoliennes-realite-mystere-achat-prix-grangeon