De nombreuses entreprises privées se lancent dans la course à la fusion nucléaire. Elles espèrent mettre au point des réacteurs commercialement exploitables au cours de la prochaine décennie.

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Longtemps considérée comme une perspective à long terme, la fusion semble enfin s’approcher d’une mise en application concrète. Selon une enquête menée en octobre 2021 par la Fusion industry association (FIA), une association située à Washington qui représente les entreprises du secteur, il existe désormais plus de 30 entreprises privées qui travaillent sur la fusion dans le monde. Parmi elles, les 18 entreprises qui ont rendu public leur financement affirment avoir récolté plus de 2,4 milliards de dollars au total (2,1 milliards d’euros), presque entièrement issus d’investissements privés. La clé de ce regain d’intérêt réside dans les progrès réalisés ces dernières années dans la science des matériaux et dans les capacités informatiques, qui permettent d’imaginer de nouvelles approches différentes de celles sur lesquelles les agences nationales et internationales travaillent depuis si longtemps.

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Le dernier projet en cours à Culham – où réside le centre de recherche britannique sur la fusion – est une centrale de démonstration opérée par General Fusion, une société canadienne située à Burnaby. Sa mise en service est prévue pour 2025 et l’entreprise vise la vente de réacteurs à fusion dès le début de la prochaine décennie. Il s’agira de « la première démonstration à grande échelle adaptée aux centrales électriques », déclare Chris Mowry, directeur général de General Fusion. À moins que ses concurrents ne le devancent.

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https://www.pourlascience.fr/sd/technologie/la-quete-de-la-fusion-nucleaire-s-accelere-23361.php

En bref

  • La fusion nucléaire fait partie des énergies dites « décarbonées ». Fusionner deux isotopes de l’hydrogène produit de l’hélium. Il ne s’agit pas de combustion, et il n’y a pas d’émission de CO2 dans cette réaction.
  • Le tokamak est une technologie qui permet de confiner le plasma grâce à des champs magnétiques, dans une vaste enceinte torique où la fusion nucléaire peut avoir lieu.
  • Le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), en cours de construction à Cadarache (France), fait partie de la 2ème génération de prototypes de tokamak.
  • Nombreuses start-up se sont lancées dans cette aventure. L’investissement dans ce type d’énergie ne se limitant plus au public, les avancées techniques sont ainsi prometteuses pour la suite.

Considérée par certains comme la solution d’avenir aux problèmes énergétiques de l’humanité ou comme une vieille arlésienne technologique par d’autres, la maîtrise de la fusion thermonucléaire agite les esprits (et les laboratoires de recherche) depuis les années 1950. Depuis 70 ans, d’énormes progrès ont été accomplis dans la maîtrise de cette source d’énergie qui alimente toutes les étoiles de l’Univers (notre Soleil en première place). Mais aussi impressionnants que soient ces progrès, force est de constater que l’aboutissement industriel de ces travaux peine toujours à se matérialiser. « La fusion nucléaire, c’est pour dans 30 ans… depuis 50 ans », entend-on souvent. Mais depuis quelques années, de nouveaux acteurs explorent ce territoire : les start-ups. Où en sont ces projets ? En voici un petit tour d’horizon.

Lire la suite :

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/energie/fusion-nucleaire-quand-le-prive-sen-mele/

Au MIT, les chercheurs du Plasma Science and Fusion Center (PSFC) et de la startup Commonwealth Fusion Systems, ont peut-être réussi à atteindre un point de production d’énergie nette. Une première mondiale.

À Boston, dans les locaux du Massachussetts Institute of Technology (MIT), des chercheurs sont peut-être en train d’inventer le futur de l’énergie mondiale. En effet, promesse d’énergie propre « infinie », un nouveau genre de fusion nucléaire a certainement été atteint le 5 septembre 2021. Cette découverte pourrait représenter une avancée majeure pour l’avenir.

Depuis quelques jours, une unité de méthanisation produit de l’électricité en contrebas de la ferme Richert, à Berling. Une installation conçue pour traiter uniquement les effluents des 800 bovins que compte la structure. Pas question de trafic routier supplémentaire. Alors que ces structures suscitent parfois des tensions avec le voisinage, même les néo-Berlingeois qui ont quitté Réding (où un méthaniseur industriel devait être installé) ne trouvent rien à redire.

Oui, à l’origine, les unités de méthanisation, ce devait être ça.

Mais, ça, c’était avant !

https://www.republicain-lorrain.fr/economie/2021/07/22/berling-la-ferme-richert-lance-son-methaniseur-a-taille-de-ferme

Attention, c’est du lourd !

(non, toujours pas pour le « bio »_methane, non !)

Hyzon Motors et Chart Industries vont développer un véhicule utilitaire lourd alimenté à l’hydrogène liquide et doté d’une autonomie de près de 1 000 miles (1 609 kilomètres).
 
Hyzon, constructeur américain de poids-lourds et bus à hydrogène, multiplie les annonces ces dernières semaines. Signature d’un accord avec Total Energie en Europe

https://www.h2-mobile.fr/actus/hyzon-chat-camion-hydrogene-liquide-autonomie-record/

Sympathique !

Bon, oui, non pas pour le « bio »-méthane, on en convient !

L’Université Bretagne Sud va concevoir un prototype d’électrolyseur à bas coût afin de le rendre accessible aux particuliers. Ces derniers pourront ainsi produire leur propre hydrogène chez eux et stocker le surplus d’énergie, issu par exemple de panneaux solaires en été.

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/un-electrolyseur-low-cost-en-cours-de-developpement-pour-les-particuliers-95299/

Uffffff, sale temps pour le « Bio »-méthane et le « Bio »-GNV. Principe qu’on nous a vendu comme bio, mais qui est, évidemment, considérée comme gaz à effet de serre par la Commission européenne.

Ne doutons pas que les lobbies de la FNSEA et d’ailleurs sont déjà à la tâche pour arrêter cela !

Si elle doit encore être discutée au Parlement européen et en Conseil des ministres avant d’être définitivement adoptée, la proposition est particulièrement redoutée dans la mesure où elle interdit très largement les motorisations thermiques. Sont ainsi concernés les hybrides et l’ensemble des biocarburants (E85, GNV) qui, malgré des bilans favorables en approche ACV, ne figurent pas parmi les véhicules zéro émission dans une approche du réservoir à la roue. Au final et sous réserve que le texte soit adopté, seules deux technologies subsisteront en 2035 : l’électrique à batteries et l’hydrogène.

https://www.h2-mobile.fr/actus/europe-strategie-zero-emission-favorable-hydrogene/