La campagne pour les législatives est lancée, placée sous le signe du climat. Chaque parti revendique sa fibre écolo, et tout aspirant député doit désormais se parer de ses plus beaux atours verts. Réelle conviction ou beau discours ? Reporterre a voulu gratter ce vernis en s’intéressant au passif des différents partis. Car beaucoup disposaient déjà d’élus au sein de l’Assemblée nationale sortante. Ont-ils défendu, ou non, des politiques climatiques ambitieuses ? Ont-ils porté, ou pas, la protection du vivant ?

« Il y a eu quelques petits pas assez anecdotiques, de vrais reculs et énormément de blabla, résume, amer, Clément Sénéchal, de Greenpeace. La ratification du Ceta, la réautorisation des néonicotinoïdes, la baisse des impôts de production, les coupes dans les effectifs des fonctionnaires de l’environnement… sur tous ces plans, on a reculé. » Plus précisément, « la majorité présidentielle n’a pas fait le boulot sur l’écologie ». Avec 267 membres, le groupe de La République en marche (LREM) était en effet de loin le plus nombreux. En ajoutant leurs alliés du Modem et du groupe Agir ensemble, les députés macronistes dépassaient donc largement la majorité absolue (289 députés). De quoi leur laisser des coudées franches pour imposer ou refuser les mesures écolos débattues.

Lire l’article …

https://reporterre.net/Avions-poules-en-cage-pesticides-ce-qu-ont-vote-les-deputes-sous-Macron

Ils ont été abattus ou chéris parce qu’ils gênaient la vue ou qu’ils embellissaient la vie : trois histoires d’arbres et de voisinage.

La première histoire se passe à Luçon, en Vendée, à la fin du mois de juillet. En rentrant chez elle, Elodie constate que la moitié des tilleuls qui bordent la départementale sont en train d’être abattus. Les minutes passent, les arbres centenaires tombent et il lui faut un petit temps pour comprendre ce qui est en train de se passer. Ces trente arbres sont coupés pour laisser passer un convoi transportant deux coques de bateau.

“Le bruit du convoi passé, les ouvriers partis, c’était un no man’s land. En deux heures de temps, ils ont complètement défiguré le paysage.” 

L’abus est constant, partout !

Mais voyez aussi l’histoire, plus joyeuse, du noyer de Marine, à Jutigny, en Seine-et-Marne, dressé en haut de la colline …

Source (lire/écouter le reste) :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-du-jeudi-24-fevrier-2022

« SNCF Réseau n’emploiera plus de glyphosate en 2022, conformément à ses engagements », a indiqué à l’AFP Matthieu Chabanel, directeur général délégué chargé des projets, de la maintenance, et de l’exploitation du gestionnaire public des voies ferrées.

« Nous travaillons sur des solutions alternatives de traitement, ainsi que leurs modalités d’emploi, en vue de la prochaine période de traitement » au printemps, a-t-il ajouté.

Bon, on en prend acte … Es espérant qu’il n’y aura pas de retour en arrière, de reniement, de trahison, comme les gouvernements Macron ont pu le faire, tant avec le glyphosate qu’avec les néonicotinoïdes ou le retour programmé au nucléaire !

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6609292/la-sncf-confirme-sa-sortie-du-glyphosate-en-2022.html

Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

Deux jeunes Arlésiens ont inventé un piège efficace qui tue près de 90% des moustiques dans un rayon de 60 mètres sans le moindre insecticide. Connectées, ces bornes collectent également des données pour mieux lutter contre l’invasion du moustique tigre, vecteur de maladies infectieuses.

https://www.franceculture.fr/economie/une-borne-anti-moustique-ecologique-et-made-france-fait-le-tour-du-monde

L’agriculture industrielle nourrit mal la population, et ses alternatives inoffensives ne sont destinées qu’aux classes aisées, défendent les auteurs du livre « Reprendre la terre aux machines ». Pour eux, les alternatives (bio, Amap) doivent s’inscrire dans un projet politique dépassant la seule question agricole : rompre avec les logiques de marché et de technologisation.

https://reporterre.net/L-agriculture-malade-de-la-technologie

Extraits (débloquez l’article, pour le lire en entier.) …

Comment la civilisation occidentale, qui se prétend animée par la raison, peut-elle être aussi destructrice ? Accumulation sans fin du capital, Etat fortement militarisé et mythe de ­l’Occident ont conduit à la catastrophe écologique, détaille le philosophe Fabian Scheidler, auteur de La Fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’effondrement,

La civilisation dont nous sommes partie prenante a créé une situation qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire humaine. Nous assistons aujourd’hui à la plus grande extinction d’espèces depuis 66 millions d’années. Et plusieurs méthodes sont actuellement « disponibles » pour mettre fin au monde tel que nous le connaissons : un dérèglement climatique rapide, une guerre nucléaire… Mon interrogation de départ fut celle-ci : pourquoi cette civilisation, qui se met en scène comme l’incarnation de la raison, possède-t-elle une telle force destructrice ?

Le monde vivant ne fonctionne pas de manière linéaire, mais en réseau. Chaque effet peut y avoir plusieurs causes et être lui-même la cause de multiples phénomènes dans des boucles de rétroaction, dont les effets peuvent être vertueux ou dévastateurs. Appliquer à la nature vivante une pensée linéaire est une aberration. L’exemple de l’agriculture le montre. Utiliser des pesticides pour tuer certains êtres vivants a des conséquences en cascade. Cela finit par détruire les écosystèmes et les paysages.

Le principe fondamental de la mégamachine est l’accumulation sans fin de capital. Autrement dit, il s’agit de faire fructifier l’argent dans un cycle éternel de profit et de réinvestissement. Ce principe s’inscrit, entre autres, au cœur des institutions économiques les plus puissantes du monde : les grandes sociétés par action. Cependant, la machine économique ne peut exister sans un deuxième pilier qui l’appuie : l’Etat moderne, fortement militarisé, qui s’est développé de manière co-évolutive avec le capital et qui soutient les grands groupes d’une façon extraordinaire. Ces deux piliers ont formé un système à la fois extrêmement productif et agressif, qui ne peut exister sans expansion et croissance perpétuelle.

https://www.alternatives-economiques.fr/fabian-scheidler-pouvons-sortir-de-systeme-monde-capitaliste/00099287

La lecture de flores anciennes régionales ou locales laisse rêveur quand on y lit les commentaires sur la répartition de certaines espèces qualifiées alors de communes et répandues (au point de ne même pas donner de localités) et qui, aujourd’hui, sans devenir presque éteintes, se sont largement raréfiées.

https://www.zoom-nature.fr/le-declin-inquietant-de-loeillet-velu/

Une femme mapuche, Elisa Loncón, a été élue à la présidence de l’assemblée chargée de doter le Chili d’une nouvelle Constitution. Celle-ci « ne bafouera plus les droits des femmes et protègera la Terre Mère »

https://reporterre.net/Au-Chili-une-Indienne-mapuche-elue-pour-changer-l-histoire-de-ce-pays

Pendant que, chez-nous, se répand l’odeur pestilentielle fasciste de l’extrême droite, il est des lieux qui aident à maintenir une certaine espérance en l’être humain …

Les propos récents de la Ministre Pompili confirment la nécessité d’offrir d’autres vérités !


Notre documentaire présente les enjeux de l’intermittence, du renouvelable, apporte une vision du cycle complet de l’éolien, de sa fabrication à son démantèlement. Il aborde les enjeux du coût exorbitant, il démontre les nuisances pour les riverains, la faune, les oiseaux, et considère le risque industriel qu’il représente.