Une microalgue inoffensive colore depuis quelques jours les eaux du Léman et dégage une odeur nauséabonde. Elle ne présente aucun risque et devrait disparaître dans les prochains jours. Un phénomène similaire s’était déjà produit il y a une vingtaine d’années.

« inoffensive » ? Mais « Un organisme qui se développe depuis quelques années et pose problème pour l’eau potable et la baignade. » (lire l’article)

Marrant qu’ils ne cherchent même pas à donner une petite explication, sur la cause …

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/eau-marron-odeur-de-poisson-une-algue-microscopique-prolifere-de-maniere-exceptionnelle-dans-le-lac-leman-2246674.html

Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

La famille du Gen-X, ce sont les PFAS, poisons rendus célèbre par le film Dark Waters, qui montrait le combat acharné d’un avocat américain dans la défense de riverains malades à cause des rejets sauvages de l’usine Dupont en Virginie-Occidentale. Ces substances sont réputées « éternelles » : elles sont si persistantes que leur biodégradation est un horizon illusoire.

Le néolibéral, égoïste et irresponsable, tellement que c’en est un nuisible, est capable de ça.

Parfois, le mouton, qui par son action (vote, collaboration …) ou inaction a permis ça, oubliant sa propre responsabilité, en arrive à attaquer l’ultra-libéral en justice … C’est toujours ça.

https://www.mediapart.fr/journal/international/310521/aux-pays-bas-des-habitants-aux-prises-avec-la-pollution-invisible?onglet=full

En France, l’agriculture est la première cause de pollution de l’eau potable, révèle une étude de l’UFC-Que Choisir publiée ce mardi.

Oui, oui, on est au courant. Depuis que nos gouvernants ont transformé nos paysans en empoisonneurs, c’est la nouvelle donne : La flotte, les aliments pourris de pesticides, c’est pour nous. Les homards, le bon pinard et la bonne bouffe (payés avec nos sous, en plus), c’est pour eux … Toute cette engeance aurait tort de se gêner, on vote pour eux, on les adule, on admire tellement inconditionnellement, « ceux qui ont réussi » …

https://www.nouvelobs.com/conso/20210420.OBS43018/plus-d-un-million-de-consommateurs-boivent-une-eau-polluee-par-les-pesticides.html

Un permis de construire pour un méthaniseur agricole XXL a été déposé le 16 avril à la mairie de Corcoué-sur-Logne. Derrière ce projet qui se heurte à la contestation locale, une entreprise danoise qui tente de s’implanter en France, profitant de subventions très favorables au « biométhane ».

https://www.mediapart.fr/journal/france/200421/en-loire-atlantique-les-impacts-problematiques-d-un-methaniseur-hors-norme?onglet=full

Ben, oui, les requins pollueurs, y compris étrangers, vont pas se gêner … Il n’y a qu’a se baisser pour ramasser notre pognon, que Macron leur distribue sous forme de subventions. Les digestats, la pollution des nappes et des rus et le toutim, on se les garde, par contre, ça, les requins danois, ils sont comme les nôtres : la merde, c’est pour les « sans-dents » …

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/08/notre-surconsommation-d-engrais-azotes-de-synthese-est-un-desastre-ecologique-social-et-economique_6075962_3232.html

Et, comme s’ils n’empoisonnaient pas assez, comme s’il n’étaient pas suffisamment nuisibles, ces nazes se permettent de nous emmerder en venant manifester sur nos routes avec leurs gros tracteurs !

L’addiction des agriculteurs aux engrais azotés a un coût exorbitant pour le climat et la biodiversité, estime un collectif d’agronomes et d’agriculteurs. Ils appellent, dans une tribune au « Monde », à réduire fortement la consommation de fertilisants chimiques et à retrouver des sources d’approvisionnement biologiques.

Tribune. Les engrais chimiques sont une potion magique issue de la guerre. L’invention du chimiste Fritz Haber (1868-1934), qui a reçu le prix Nobel pour ses travaux sur la synthèse de l’ammoniac, avait deux objectifs : nourrir davantage d’êtres humains et fabriquer des explosifs. Cette découverte a permis d’augmenter rapidement les rendements agricoles au sortir de la seconde guerre mondiale, tout en offrant de nouveaux débouchés aux industries créées en temps de guerre. Depuis 1960, notre consommation mondiale d’engrais azotés de synthèse a été multipliée par neuf – pourtant les plantes n’absorbent que la moitié de l’azote produit. Alors, où va le reste ?

Notre surconsommation d’engrais azotés de synthèse est un désastre écologique, social et économique. La fabrication de ces engrais, que nous importons à 60 %, est une bombe climatique : il faut l’équivalent en gaz d’un kilogramme de pétrole pour produire un kilogramme d’azote. Une fois arrivés dans nos champs, ils émettent massivement du protoxyde d’azote, un gaz 265 fois plus puissant que le CO2. L’azote qui n’est pas absorbé par les plantes pollue les cours d’eau et l’eau du robinet, et tue la biodiversité aquatique – le phénomène des algues vertes est désormais bien connu. De l’ammoniac s’évapore également dans l’air et contribue à produire des particules fines, qui génèrent des pics de pollution jusque dans les villes lors des épandages au printemps. L’adoption massive des engrais chimiques a provoqué une chute de la teneur en matière organique des sols et une augmentation des traitements pesticides car trop d’azote rend les plantes vulnérables aux pathogènes.

Ça, c’est bien !

L’institution, qui avait été saisi en début d’année, a finalement invalidé les chartes locales censées encadrer l’usage des pesticides près des habitations. Une victoire pour les associations de défense de l’environnement.

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/pesticides-le-conseil-constitutionnel-retoque-les-derogations-aux-distances-depandage-20210319_624TNP5HR5FYFPLRHCKENIRDTQ/