#JesèmeEllesaiment

En 1962, Rachel Carson nous prédisait, dans un livre prémonitoire, un printemps silencieux. Dans une étude récente, des scientifiques estiment que 75% des insectes ont disparu ces 30 dernières années. 

Malgré cet effondrement lourd de conséquences pour la production alimentaire, le gouvernement s’acharne à donner des gages à l’industrie agro-alimentaire : en refusant d’interdire le glyphosate ; en décidant l’épandage de pesticides sur les terres mises en jachère, espaces écologiques jusqu’à présent préservés ; en réautorisant les néonicotinoïdes alors que rien ne le justifie aujourd’hui !

Face à ces décisions, nous avons le devoir d’agir. En créant des Zones de Bzzz, vous contribuez à renforcer notre indépendance financière. Vous rejoignez un réseau de plus de 50 000 personnes affichant leur engagement contre les pesticides et pour les insectes pollinisateurs. Vous agissez concrètement en semant des graines de fleurs, fruits et légumes nectarifères.

JE CREE UNE ZONE DE BZZZ COMESTIBLE

Malgré l’effondrement des écosystèmes, le gouvernement a réautorisé les insecticides « tueurs d’abeilles » pour le traitement des semences betteravières ! Alors que tous les signaux sont au rouge, les autorités publiques de ce pays prennent la lourde responsabilité de réintroduire dans l’environnement l’un des insecticides les plus toxiques jamais inventés dont les effets sur les insectes, les oiseaux, les batraciens ou les vers de terre sont avérés et perdureront des années après leur utilisation. 

Créer une Zone de Bzzz est donc un geste pour la biodiversité et un acte de résistance à l’encontre de ces décisions irréfléchies. Raison pour laquelle nous avons, cette année, décidé de vous proposer des contreparties engagées. 

Grande nouveauté cette année, les Zone de Bzzz peuvent être non seulement composées de fleurs, mais aussi de fruits (des melons, des pastèques, des fraises,…), de légumes (des tomates, des concombres, des courgettes,…) et de plantes aromatiques comme le basilic, le persil ou le romarin. 

Cette sélection de plantes potagères nectarifères, permet d’agir toute l’année et s’adapte aussi bien en pleine terre qu’en pot. 

En contribuant à la réussite de cette nouvelle campagne, vous pourrez donc faire le bonheur des insectes tout en vous régalant de magnifiques fruits et légumes bio et de saison.

Source:

Agir pour l’environnement

D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Il a eu son heure
Il a fait son beurre
Api apiculteur

D’heure en heure
L’apiculteur effleure
La fin du labeur
Api apiculteur

Dans une autre vie
Les marguerites s’effeuillent au ralenti
Personne n’est vainqueur
Les proies les prédateurs
Savourent le nectar
D’une pomme d’api
Api apiculteur

L’heure c’est l’heure
On n’est pas d’humeur
A verser des pleurs
Fières ont les ouvrières
Le jour en tailleur
Le soir en guêpière
Quand la mort vous susurre
Des serments veloutés
Que rien n’est moins sûr
N’aura plus d’importance
Ni la chaleur
Ni les piqûres

Api apiculteur
Api apiculteur

D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Trouve l’interrupteur
Une oasis
Aux allées bordées d’épagneuls
Que la splendeur n’effraie plus
Api apiculteur
Api apiculteur
Api apiculteur
Api

Un essaim d’abeilles résulte de la division d’une colonie. C’est la façon que la nature utilise pour permettre la perpétuation de l’espèce en cherchant à l’enrichir du point de vue génétique. L’essaim est donc une colonie en transit à la recherche d’un lieu où construire sa « maison » pour se développer.

cof

Or plus de 50% des essaims sont condamnés. Une mauvaise météo, trop de temps à trouver un lieu adéquat, choix d’un mauvais emplacement, famine, froid en hiver … Tout ceci venant s’ajouter au varroa, au frelon asiatique … Aux pesticides, surtout, qui les affaiblissent, les abeilles, les empoisonnent directement ou a travers leur miel ce qui, lorsqu’elles consomment une partie empoisonnée des provisions, tue les « abeilles d’hiver » (chargées, avec la reine, du redémarrage de la colonie à partir de février).

L’abeille est en danger de disparition. Elle n’est pas dangereuse, si on la laisse tranquille, et est indispensable à la pollinisation de beaucoup de plantes, de légumes, de fruits …

C’est pour l’aider que j’exerce, gratuitement, la fonction de cueilleur d’essaims à Coulombs et environs (jusqu’à 30 ou 40 km, disons).

Appelez-moi si vous voyez un essaim se poser (en fait, vous l’entendrez arriver -et repartir-, plutôt que de le voir : Cela fait un peu le bruit d’un avion !) ou s’il est déjà posé, c’est une « grappe » très calme de plusieurs kg d’abeilles (entre 20.000 et 40.000 abeilles) avec quelques abeilles virevoltant autour, qui attend que les éclaireuses reviennent avec des « propositions » de lieux où aller s’installer.

N’hésitez pas à communiquer mes coordonnées à vos amis, et contacts.

Aidons-les … Aidons-nous !

Antonio Rodriguez

La nocivité des néonicotinoïdes n’est plus à démontrer, estime le toxicologue expert de ces molécules Jean-Marc Bonmatin. Il revient sur plus de 20 ans de recherche sur le sujet, et craint que le projet de loi introduisant des dérogations à leur interdiction permette leur retour dans les champs

https://reporterre.net/Neonicotinoides-Les-preuves-scientifiques-de-la-catastrophe-n-ont-cesse-de-s-accumuler