L’entreprise Hysata vient d’obtenir plusieurs dizaines de millions de dollars pour financer ce qui pourrait être l’électrolyseur le plus efficace au monde !

La startup australienne, qui souhaite commercialiser sa technologie d’électrolyse capillaire (CFE) qu’elle a conçue à l’Université de Wollongong, a conclu un tour de financement de série A de 30 millions de dollars américains. La somme obtenue servira à agrandir l’équipe de l’entreprise et à développer une usine pilote pour fabriquer ses électrolyseurs novateurs. Selon Hysata, ceux-ci seront capables de produire l’hydrogène vert le moins cher au monde.

L’électricité renouvelable utilisée pour la production d’hydrogène vert constitue son élément le plus coûteux. Hysata affirme que son électrolyseur n’a besoin que de 41,5 kWh d’électricité par kg d’hydrogène. En comparaison, les électrolyseurs à haut rendement actuels nécessitent 50 kWh/kg.

« Pour produire 1 million de tonnes d’hydrogène vert par an, les électrolyseurs de 52,5 kWh/kg utilisés aujourd’hui par l’industrie exigent 14 GW d’énergie éolienne et solaire », expliquent les représentants d’Hysata. « Pour générer la même quantité d’hydrogène, nos électrolyseurs n’ont besoin que de 11 GW d’énergie renouvelable, ce qui correspond à une économie de 3 milliards de dollars. »

Plusieurs avantages en terme d’efficacité et d’économie

La cellule d’électrolyse à alimentation capillaire de l’électrolyseur d’Hysata génère directement de l’hydrogène et de l’oxygène. L’électrolyte liquide est continuellement aspiré vers son séparateur par capillarité via un réservoir situé au fond de la cellule. Le séparateur poreux et hydrophile maintient un débit suffisant pour l’électrolyse de l’eau.

Outre la pureté de l’hydrogène qu’ils permettent de produire, les électrolyseurs CFE sont moins chers à fabriquer. Contrairement aux modèles PEM utilisant de l’iridium, les matériaux utilisés pour leur conception sont abondants et l’efficacité de leur cellule élimine la nécessité de refroidissements onéreux.

« Hysata interagit depuis plusieurs mois avec des clients importants dans le monde entier », conclut Paul Barrett, PDG d’Hysata. « Nous prévoyons une production à l’échelle du gigawatt en 2025. »

Cette grue de 70 mètres de haut et à six bras se trouve sur le territoire de la commune suisse de Arbedo-Castione et a été construite par la startup américano-suisse Energy Vault. Celle-ci s’est consacrée à trouver une solution à un des principaux problèmes qui se dresse sur notre chemin vers la transition aux énergies renouvelables : le stockage de cette énergie. Et, parmi d’autres pistes, Energy Vault s’est penchée sur un système qui met à profit notre interaction la plus fondamentale et la plus permanente avec notre planète : sa gravité.

De l’énergie stockée à bloc(s)

La grande tour d’acier construite à Arbedo-Castione est un système mécanique géant de stockage de l’énergie grâce à tout un système de blocs suspendus de 35 tonnes chacun. Lorsque la demande d’électricité est faible, la grue utilise le surplus d’électricité du réseau suisse pour soulever les briques et les empiler au sommet. Lorsque la demande d’électricité augmente, les briques sont abaissées, ce qui génère de l’énergie cinétique qui peut être transférée dans le réseau.

Une idée aussi simple n’est évidemment pas si neuve : elle a déjà été mise en œuvre il y a plus d’un siècle avec des systèmes de retenue d’eau. Pendant les périodes creuses, une turbine pompe l’eau d’un réservoir situé en contrebas vers un second réservoir en hauteur, et pendant les périodes de forte demande, l’eau peut s’écouler à travers une turbine, produisant ainsi de l’énergie électrique.

« Pour concurrencer les combustibles fossiles, il faut rendre les énergies renouvelables prévisibles », résume Robert Piconi, le fondateur de Energy Vault, interrogé par CNN Business. « Ce qui signifie qu’il faut stocker l’énergie excédentaire et être en mesure de la répartir en cas de besoin. Sauf qu’au lieu d’utiliser de l’eau, nous utilisons ces blocs composites. »

Une alternative aux barrages comme aux batteries

Une manière d’obtenir les mêmes résultats qu’un barrage, mais sans dépendre de la topographie, ni de devoir creuser le sol ou de détourner des cours d’eau, ce qui n’est jamais très bon pour l’environnement.

En outre, le stockage par gravité offre une alternative à l’autre méthode de stockage de l’énergie renouvelable, jusqu’ici privilégiéeles batteries ion-lithium, comme celles des voitures électriques. Or, ces grosses piles nécessitent des minéraux rares, dont la production est pour l’instant limitée à quelques pays comme la Chine, et qui ont déjà déclenché les prémisses d’une nouvelle ruée mondiale vers les ressources souterraines. Or, l’exploitation du nickel ou du lithium n’a rien d’écologique, sans parler de l’assemblage et du recyclage des batteries.

Bien sûr, la tour de Arbedo-Castione n’est encore qu’un prototype, dont la construction avait commencé en 2020. Depuis, l’entreprise a abandonné le modèle de la tour, qui pouvait atteindre 200 mètres de haut, au profit de bâtiments modulaires de 20 étages qu’elle appelle « Energy Vault Resiliency Centers », plus conforme aux codes de construction internationaux.

Le choix de Di Caprio

Ces structures utiliseront des poids fabriqués à partir de terre et de déchets, et les bâtiments auront une hauteur d’environ 100 mètres. Les briques composites monteront et descendront à l’intérieur du bâtiment sur des charriots, contrôlés par un système d’intelligence artificielle qui identifie les moments optimaux pour charger ou décharger l’énergie, en fonction de l’offre et de la demande.

En février, Energy Vault a fait son entrée à la bourse de New York, levant environ 235 millions de dollars. Elle a récemment annoncé que Leonardo DiCaprio avait rejoint le conseil consultatif stratégique de la société.

Source

CNN / https://fr.businessam.be/et-si-la-solution-pendait-juste-en-dessous-de-nos-yeux-la-gravite-un-moyen-de-resoudre-le-probleme-de-stockage-de-lenergie-renouvelable/

Au MIT, les chercheurs du Plasma Science and Fusion Center (PSFC) et de la startup Commonwealth Fusion Systems, ont peut-être réussi à atteindre un point de production d’énergie nette. Une première mondiale.

À Boston, dans les locaux du Massachussetts Institute of Technology (MIT), des chercheurs sont peut-être en train d’inventer le futur de l’énergie mondiale. En effet, promesse d’énergie propre « infinie », un nouveau genre de fusion nucléaire a certainement été atteint le 5 septembre 2021. Cette découverte pourrait représenter une avancée majeure pour l’avenir.

Porté par la demande de la Chine, le marché mondial de l’hydrogène vert connaît une croissance rapide. D’après un rapport de BloombergNEF, les capacités de la filière devraient doubler cette année.

Le monde entier réfléchit à l’hydrogène

Déjà plus de 40 pays ont élaboré une stratégie en matière d’hydrogène. « Plus de 90 projets sont prévus dans le monde pour utiliser l’hydrogène dans l’industrie. Les producteurs d’électricité ont presque doublé la capacité prévue de leurs turbines à hydrogène depuis janvier. Nous nous attendons à ce que cette dynamique se poursuive dans les mois à venir » 

« il faudra que le prix du CO2 atteigne au moins 100 dollars par tonne d’ici à 2030 pour inciter à l’adoption de l’hydrogène. Aucun pays ne pratique un tel prix aujourd’hui, et nous prévoyons que seuls trois marchés atteindront ce niveau avant 2030 : le Canada, l’UE et le Royaume-Uni.

https://www.h2-mobile.fr/actus/marche-hydrogene-vert-prend-ampleur/

Un laboratoire public américain s’est félicité mardi d’une « avancée historique » après avoir produit grâce à la fusion nucléaire davantage d’énergie que jamais auparavant, provoquant l’enthousiasme de nombreux scientifiques à travers le monde.

Fusion nucléaire

https://www.leparisien.fr/sciences/fusion-nucleaire-un-laboratoire-americain-dit-avoir-realise-une-avancee-historique-17-08-2021-HGFVQLIQHFH2VIHLNWBNTDHY3M.php

La start-up se prépare à lancer d’ici peu la production « de la batterie nécessaire pour mettre définitivement à la retraite les [centrales] thermiques au charbon ou au gaz naturel »

Si pour vous, ça ne signifie rien, pour d’autres(*), cela veut dire beaucoup.

https://www.lopinion.fr/edition/wsj/start-up-americaine-affirme-avoir-revolutionne-batteries-longue-duree-250670

(*) plus ça va et plus il semble que les producteurs de « bio »méthane, vont devoir se le bouffer, leur gaz.