Tout n’est pas moche, en ce bas monde …

L’achat de graines, bulbes et autres plants est un incontournable, pour tout jardinier. On peut être encouragés à privilégier le circuit court, mais les jardineries du coin ne pratiquent pas forcément un circuit court, en particulier pour les semences. Pour les plants, il m’est arrivé de me fournir chez Derouault, à Nogentel (près de Chateau Thierry), mais ils refusent de vendre du BIO aux particuliers, alors …

Afin de pouvoir « tirer » d’année en année de vos propres graines (tomates, poivrons etc …) ou bulbes (ail, échalotes), il faut privilégier, l’achat de produits BIO. À défaut, il existe des produits non traités qui n’empoisonneront pas votre sol et l’environnement. Ce qu’il faut fuir, ce sont les produits préparés de type F1 car, s’ils donnent effectivement des légumes parfaits, ceux-ci se dégradent très vite en quelques générations.

Mais attention, repartir de sa production a ses avantages mais, aussi, ses limites.

Les avantages sont principalement, que, généralement, vous choisirez les légumes les plus beaux, précoces, ayant résisté aux maladies etc … Vous procédez ainsi à une sélection en fonction de votre sol, exposition, culture extérieure, culture en serre etc …

Les inconvénients ? D’abord, que tous les légumes ne se prêtent pas forcément très facilement à cette auto production de semences. Ensuite, il y a le problème des croisements et autres hybridations. Les curcubitacées (courges, courgettes, comcombres etc …), en particulier, peuvent se croiser entre elles, au sein d’une même espèce. Cela conduira fatalement à la production de légumes … bizarres mais, aussi, à de belles surprises.

Il est donc conseillé d’aider au brassage génétique, en apportant un peu de sang neuf … En achetant, ou en troquant une partie de vos besoins de l’année …

La Bonne Graine, donc

Depuis quelques années, donc, j’aime bien me fournir localement et par Internet. La Ferme de Sainte Marthe, Promesse de fleurs (le site le plus complet que je connaisse pour les conseils de culture, il faut les faire travailler, de temps à autre, pour les remercier, les encourager), Le Bio Germe, Kokopelli … Cette saison, je me suis décidé pour la Bonne Graine, ou j’ai passé une commande conséquente :

  • Ail violet Primor – BIO
  • Ail Blanc Messidor – BIO
  • Ail Blanc Sabadrome – Non traité (celui-ci, je fais un test, car il ne se prête pas aussi bien que les précédents aux rigueurs que nos hivers peuvent avoir, par ici.
  • Échalote « Cuisse de poulet », Longor -BIO
  • Oignon blanc Snowball – Non traité (pour qui se consomment frais, et assurent une récolte précoce, j’en mettrai sans doute une autre partie en fevrier/mars)
  • Oignon jaune Paille des Vertus – Non traité (ici, aussi, je me risque, par rapport aux précédentes années, car les bulbes de cette variété sont sensibles au gel. J’en mettrais l’autre moitié en mars, pour étaler la récolte et augmenter les chances d’avoir de beaux oignons, en les laissant un peu plus en terre … On verra.

Je dois dire que, à part un petit problème du fait du lieu de dépôt du colis, la qualité des produits et de l’emballage sont exemplaires, cela fait plaisir à voir. Jamais, je crois, je n’ai disposé de bulbes aussi frais pour mes plantations d’automne … Alors voilà, je voulais le faire savoir et ça m’a encouragé à écrire ce post et le communiquer à CEVE, pour sa publication.

Depuis le printemps dernier, plusieurs publications – essais, travaux scientifiques – viennent corroborer cette hypothèse : il est possible, pour le continent européen, de tourner le dos aux produits phytosanitaires et de produire massivement selon les méthodes de l’agroécologie.

Extraits …

Le principe ? Mettre l’écologie au cœur de l’activité agricole. Autrement dit, ne pas se concentrer uniquement sur l’objectif de production, mais y associer des exigences environnementales. Ne pas uniformiser le vivant, comme le fait l’agriculture conventionnelle en ne développant que quelques variétés, mais entretenir la diversité des espèces cultivées.

Il s’agit aussi de « rétablir les liens entre la paysannerie et les personnes qui consomment la nourriture en se basant sur des valeurs d’équité, de justice, de participation et de démocratie », précise l’agronome Alain Olivier, dont l’ouvrage La Révolution agroécologique. Nourrir tous les humains sans détruire la planète, […] plaide pour une transition globale vers ce mode de production. 

Son livre rappelle judicieusement que l’agroécologie, loin d’être une invention d’illuminés ou d’« écolos-bobos » du XXIe siècle, est « vraisemblablement aussi vieille que l’agriculture elle-même » : « Une analyse attentive des systèmes de production agricole traditionnels, notamment dans divers pays du Sud global, a permis de mettre en lumière de nombreux savoirs et savoir-faire paysans qui indiquent une fine compréhension des équilibres naturels et une gestion de la parcelle agricole étroitement liée au maintien de tels équilibres. »

L’article, beaucoup plus long et éminemment intéressant, est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous, comme dit l’autre, abonnez-vous …

https://www.mediapart.fr/journal/france/260921/nourrir-l-europe-avec-l-agroecologie-c-est-possible?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

L’agriculture industrielle nourrit mal la population, et ses alternatives inoffensives ne sont destinées qu’aux classes aisées, défendent les auteurs du livre « Reprendre la terre aux machines ». Pour eux, les alternatives (bio, Amap) doivent s’inscrire dans un projet politique dépassant la seule question agricole : rompre avec les logiques de marché et de technologisation.

https://reporterre.net/L-agriculture-malade-de-la-technologie

Avant, il y avait des mésanges

« J’étais persuadé qu’il y avait quelque chose de pas normal. » Maurice a 92 ans et est agriculteur bio, depuis 1966. Ce pionnier a eu le courage avant tout le monde d’aller à contre-courant du modèle agricole classique malgré les moqueries et les menaces. « Moi, je n’emploie pas de désherbant chimique, je n’emploie pas de produits chimiques… Mais regardez, ça pousse tout seul ! (…) Tout repousse mais quand vous désherbez, rien ne pousse ensuite, c’est foutu« , explique Maurice.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/video-a-92-ans-maurice-prone-une-autre-agriculture_4681857.html

Extraits :

Pas de produit miracle. Nous dénonçons les indications d’usage abusif trop souvent reprises par des médias mal informés ou des sociétés commerciales peu scrupuleuses. L’extrait d’ortie n’est ni insecticide, ni engrais, ni désherbant.

Puisque la supercherie est avérée, partons sur du fumeux …

L’extrait d’ortie stimule les échanges entre le sol et la plante, ce qui se traduit par une meilleure croissance et un état sanitaire optimal… En pulvérisation foliaire, l’extrait d’ortie se comporte comme un anti-stress précieux

En fait, du vent …

Les phytostimulants reposent sur la théorie biodynamique qui consiste à dynamiser le lien entre la plante, le sol et le cosmos. Il y a celle de Rudolf Steiner qui s’appuie sur la Bible, et la plus récente dans l’esprit de l’homéopathie.

Bref, du foutage de gueule !

http://www.lejardinvivant.fr/2020/02/26/comparatif-urine-humaine-purin-dortie/#:~:text=%E2%86%92%20AZOTE%20%3A%20avantage%20urine.,%E2%86%92%20PHOSPHORE%20%3A%20avantage%20urine.&text=21%20kg%20de%20mati%C3%A8re%20s%C3%A8che,la%20bonne%20sant%C3%A9%20des%20plantes

L’entreprise installée à Loupiac de la Réole recycle l’urine humaine pour la valoriser en fertilisant biologique. Raflant tous les prix d’innovation, elle séduit investisseurs français et étrangers qui misent sur cette nouvelle filière capable de faire trembler les géants des engrais industriels.

https://www.franceculture.fr/economie/toopi-organics-le-recyclage-de-lurine-humaine-100-ecologique-et-sans-tabou

Le système alimentaire dominant actuel, fondé sur l’exploitation intensive des ressources, épuise justement les ressources naturelles de la planète et accélère la perte de biodiversité, ainsi que la dégradation des sols.

Selon des experts, plus d’un tiers des terres arables de la planète ont été perdues au cours des quatre dernières décennies.

=> La réponse des « agriculteurs » ? « Après moi le déluge ».

«Il y a ce grand mythe dont nous devons nous débarrasser: que l’agroécologie est un type de travail démodé et rétrograde que nos grands-pères ont fait et qui n’est pas productif.

Ce n’est pas vrai, l’agroécologie est une approche moderne qui intègre les dernières recherches scientifiques et le savoir-faire sur la façon de gérer les interactions entre les plantes et les ravageurs, par exemple.»

Source : https://www.heidi.news/sante/l-agroecologie-au-coeur-d-une-bataille-acharnee

Les néolibéraux ont décidé de lois qui, entre-autres choses, permettent de nous cacher la provenance des produits laitiers, de mettre nos paysans à genoux, de les obliger à maltraiter les animaux dans des modes de production barbares, à produire de la merde.

Du fait de ces lois, les juges sont obligés de donner raison aux industriels pourris, qui s’en félicitent.

Mais le pire c’est de voir tant de cons, de j’m’enfoutistes et de salauds pour ne pas réagir, leur donnant ainsi raison !

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