La région est, en France, la première émettrice d’ammoniac, issu à 95 % de l’activité agricole et responsable d’une partie de la pollution de l’air aux particules fines, qui favorisent cancers et maladies cardiovasculaires. Malgré l’enjeu sanitaire, les outils de surveillance restent sous-développés, faute de financements publics.

l’Eldorado de l’agriculture industrielle se trouve sans nul doute en Bretagne. Ça doit être le rêve de tous ces empoisonneurs qui se font appeler agriculteurs !

(en accès libre)

Ammoniac : en Bretagne, l’air est grave http://www.mediapart.fr/journal/france/140621/ammoniac-en-bretagne-l-air-est-grave?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

Ils ont tout pollué. Tout ? Non, il reste encore un peu de biodiversité à détruire …

« Elle distribue de l’argent public à ces usines, dit-il. En moyenne, une centrale reçoit 600 000 euros de subventions par emploi créé. La situation est similaire dans d’autres zones agricoles, comme la Bretagne et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus assurent que c’est un procédé énergétique durable. Mais dans les faits, la méthanisation s’industrialise et cause de graves risques de pollution. Aussi, les centrales nécessitent des apports en végétaux et donc l’utilisation de plus en plus massive de terres agricoles dédiées. »

« La politique énergétique est un enjeu colossal pour l’écologie, insiste Bruno Ulrich, représentant des associations environnementales au Ceser. Dans ce grand virage vers la méthanisation, ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. Pourtant, l’urgence de trouver de bonnes solutions énergétiques est bien là, et le cap qu’on s’apprête à prendre pour les prochaines décennies n’est pas le bon, au contraire. »

https://reporterre.net/Methanisation-Grand-Est-fonce-tete-baissee

Ici, on s’enorgueillit de nourrir la France entière, quitte à empoisonner doucement les sols, les eaux et les hommes. L’attaque récente contre une journaliste démontre combien la remise en cause de ce modèle reste une tâche ardue.

Ils disent nourrir, alors qu’ils empoisonnent comme d’autres disent prélever alors qu’ils assassinent … A la colle, s’il le faut.

En réalité les uns font leur business au mépris de tout et les autres, parfois les mêmes, détruisent, y compris de manière sadique, avec le même sans-gêne, le même égoïsme, le même propos.

La vérité est que les barbares sont légion. Ils ne pratiquent pas la novlangue, pour se donner une bonne conscience. Qu’ils n’ont pas, de toutes façons. Non, ils tentent de cacher leur condition. Car c’est inavouable d’être ce qu’ils sont … L’ennemi, le poison.

https://www.mediapart.fr/journal/france/190421/l-ecologie-et-les-usines-les-candidats-aux-regionales-face-au-modele-agricole-breton?onglet=full

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/08/notre-surconsommation-d-engrais-azotes-de-synthese-est-un-desastre-ecologique-social-et-economique_6075962_3232.html

Et, comme s’ils n’empoisonnaient pas assez, comme s’il n’étaient pas suffisamment nuisibles, ces nazes se permettent de nous emmerder en venant manifester sur nos routes avec leurs gros tracteurs !

L’addiction des agriculteurs aux engrais azotés a un coût exorbitant pour le climat et la biodiversité, estime un collectif d’agronomes et d’agriculteurs. Ils appellent, dans une tribune au « Monde », à réduire fortement la consommation de fertilisants chimiques et à retrouver des sources d’approvisionnement biologiques.

Tribune. Les engrais chimiques sont une potion magique issue de la guerre. L’invention du chimiste Fritz Haber (1868-1934), qui a reçu le prix Nobel pour ses travaux sur la synthèse de l’ammoniac, avait deux objectifs : nourrir davantage d’êtres humains et fabriquer des explosifs. Cette découverte a permis d’augmenter rapidement les rendements agricoles au sortir de la seconde guerre mondiale, tout en offrant de nouveaux débouchés aux industries créées en temps de guerre. Depuis 1960, notre consommation mondiale d’engrais azotés de synthèse a été multipliée par neuf – pourtant les plantes n’absorbent que la moitié de l’azote produit. Alors, où va le reste ?

Notre surconsommation d’engrais azotés de synthèse est un désastre écologique, social et économique. La fabrication de ces engrais, que nous importons à 60 %, est une bombe climatique : il faut l’équivalent en gaz d’un kilogramme de pétrole pour produire un kilogramme d’azote. Une fois arrivés dans nos champs, ils émettent massivement du protoxyde d’azote, un gaz 265 fois plus puissant que le CO2. L’azote qui n’est pas absorbé par les plantes pollue les cours d’eau et l’eau du robinet, et tue la biodiversité aquatique – le phénomène des algues vertes est désormais bien connu. De l’ammoniac s’évapore également dans l’air et contribue à produire des particules fines, qui génèrent des pics de pollution jusque dans les villes lors des épandages au printemps. L’adoption massive des engrais chimiques a provoqué une chute de la teneur en matière organique des sols et une augmentation des traitements pesticides car trop d’azote rend les plantes vulnérables aux pathogènes.

L’éventualité d’un non-lieu dans l’enquête judiciaire sur le scandale du chlordécone semble hautement probable. Cette décision qui risque d’être rendue par les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris en charge du dossier laisse perplexe. Si tel est le cas, l’institution judiciaire exonérerait de toute responsabilité les acteurs impliqués dans l’importation du pesticide à base de chlordécone.

Une décision qui conforterait la position des planteurs de banane qui n’auraient jamais rien su de la dangerosité du produit. Ainsi, dans un communiqué du 25 janvier 2021, l’Union des groupements de producteurs de bananes (UGPBAN) rappelle s’être portée partie civile dans cette affaire en 1993. Et de préciser : « Les producteurs de bananes ont, jusqu’en 1993, utilisé des produits phytosanitaires à base de Chlordécone, dans un cadre légal fixé par l’Etat ».

https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/chlordecone-bref-historique-d-un-pesticide-utilise-en-toute-connaissance-de-cause-976738.html

Ben, si c’est l’agriculture chimique, intensive, vous nous en verriez ravis.

Les agriculteurs [ont manifesté] vendredi matin en Île-de-France pour protester contre une réforme de la PAC qui donnerait la priorité au bio et à l’agro-écologie. « Pour le moment, un signal d’alerte lancé à l’État ».

« Laissez nous continuer à polluer, à empoisonner et à bousiller la biodiversité ! », comme slogan, en quelque sorte !

Le nôtre, ce serait plutôt :

L’agriculture [chimique, intensive] est morte ? Magnifique ! Que vive l’agriculture [la naturelle, la vraie]. Que [ré]vivent les agriculteurs [les vrais] et que disparaissent les malfaisants, les empoisonneurs !

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/reforme-de-la-politique-agricole-commune-l-agriculture-va-disparaitre-craint-le-president-de-la-fdsea77_4356775.html