Selon une étude allemande, des produits phytosanitaires peuvent affecter les invertébrés à plusieurs kilomètres des champs traités. Une quinzaine de substances en moyenne sont détectées sur les insectes des aires de conservation.

L’étude avait fait grand bruit : en octobre 2017, une douzaine de chercheurs européens documentaient dans la revue PLoS One la disparition des insectes dans les paysages représentatifs de l’Europe occidentale. Le biologiste et écologue Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) et ses coauteurs avaient analysé des données historiques de capture d’insectes volants dans 63 zones protégées allemandes et concluaient à une chute catastrophique de ces populations entre 1989 et 2016 : 76 % à 82 % de leur biomasse avaient disparu en un quart de siècle.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/19/meme-dans-les-zones-protegees-les-insectes-sont-exposes-aux-pesticides_6106674_3244.html

Mais, ça, l’empoisonneur moyen de l’agribusiness il s’en fout … D’abord, prendre le pognon, et après lui le déluge.

Cela émane du ministère de l’agriculture, mais le sujet est d’intérêt …

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, annonce le lancement du nouveau plan Semences et plants pour une agriculture durable.

https://agriculture.gouv.fr/lancement-du-nouveau-plan-semences-et-plants-pour-une-agriculture-durable

[…] cette nouvelle version du plan succède au plan « Semences et agriculture durable » lancée en 2008 et au plan « Semences et plants pour une agriculture durable » lancé en 2016. Elle prévoit un nombre resserré d’actions organisées autour de quatre axes de travail :

  • Untps://agriculture.gouv.fr/lancement-du-nouveau-plan-semences-et-plants-pour-une-agriculture-e diversité de variétés et d’espèces ;
  • Une alimentation de qualité respectueuse de l’environnement ;
  • Des démarches participatives et l’utilisation de nouvelles techniques ;
  • Une expertise scientifique au service des pouvoirs publics et de la société.

Dans un rapport publié mardi, trois agences des Nations unies appellent à « réorienter » les soutiens publics à l’agriculture.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-selon-l-onu-90-des-subventions-publics-ont-des-effets-environnementaux-ou-sociaux-dommageables_4771015.html

Le chiffre est impressionnant. Trois agences de l’ONU, la FAO (agriculture et alimentation), le Pnud (développement) et le Pnue (environnement), appellent à « réorienter » les soutiens publics à l’agriculture dont près de 90% ont des effets environnementaux ou sociaux « dommageables », dans un rapport publié mardi 14 septembre. Intitulé « Une opportunité de plusieurs milliards de dollars », ce texte vise à déclencher « une prise de conscience » des gouvernements du monde entier, à quelques jours du sommet mondial des systèmes alimentaires organisé par l’ONU à New York le 23 septembre.

Selon ce rapport, le soutien aux agriculteurs dans le monde représente au total 540 milliards de dollars par an. Sur ce montant, environ 470 milliards de dollars – soit 87% – génèrent « des distorsions de prix et sont dommageables pour l’environnement et socialement », selon lui. Il pointe particulièrement du doigt les soutiens par les prix (294 milliards de dollars par an) via des droits de douane, des subventions à l’exportation, des quotas à l’importation.

Des problèmes nutritionnels

Les aides budgétaires aux agriculteurs, qui se montent à 245 milliards de dollars par an, peuvent de leur côté avoir « un impact négatif sur l’environnement«  lorsqu’elles sont liées à une production ou à un intrant en particulier (« aides couplées »). Cela peut entraîner une « utilisation massive de produits chimiques, un appauvrissement des ressources naturelles et le développement de la monoculture », poursuit Marco Sanchez.

Ces aides sont également susceptibles de nuire à l’équilibre nutritionnel des populations en favorisant la consommation des denrées de base au détriment des fruits et légumes, fait-il valoir. Les trois agences des Nations unies préconisent une démarche en six étapes pour parvenir à réformer progressivement ces soutiens. La réorientation des aides devra se faire de façon « transparente », être basée « sur des preuves » et être adaptée à la situation des différents pays, souligne le rapport.

En résumé : On les subventionne pour qu’ils nous empoisonnent et foutent la planète en l’air !

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-selon-l-onu-90-des-subventions-publics-ont-des-effets-environnementaux-ou-sociaux-dommageables_4771015.html

Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

[…] la méthanisation questionne et ces questionnements trouvent un écho particulier cet été. Pollutions locales produites par ses propres résidus, transformation et mise en péril  du modèle agricole alimentaire,  manque de régulation, contamination des eaux alentour, concurrence avec les besoins des élevages, la méthanisation produit ses propres enjeux écologiques. 

J’espère tout simplement qu’aujourd’hui on va renforcer les contrôles des méthaniseurs en fonctionnement et sur les projets de méthaniseurs, mettre quelques freins à des installations qui sont surdimensionnées et incohérentes par rapport au territoire. La méthanisation n’est pas à éviter absolument dans les territoires, il faut simplement qu’elle soit raisonnée et raisonnable.

Philippe Camburet

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-du-week-end/methanisation-la-fuite-en-avant-afghanistan-les-raisons-dune-chute-eclairhttps://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-du-week-end/methanisation-la-fuite-en-avant-afghanistan-les-raisons-dune-chute-eclair

Ce stress oxydant, comme le rappelle le rapport de l’Inserm, est clef dans l’action de beaucoup des pesticides, glyphosate, SDHI (fongicides) en particulier, mais aussi de près de 30 % des pesticides vendus en France. Pour toutes ces raisons, il est incompréhensible que les analyses qui sont supposées déterminer le caractère mutagène ou non d’un pesticide ne s’intéressent pas à ce génome mitochondrial.

https://www.liberation.fr/environnement/pollution/pesticides-un-trou-beant-de-plus-dans-la-raquette-des-analyses-reglementaires-20210709_VMEDQLM5JJDVFL2RTAY5HJEKTQ/

Durant toutes ces années, l’agrochimie a mené un lobbying très actif contre le document de l’EFSA. Les firmes ont invoqué par écrit leur inquiétude de voir retirer du marché de très nombreux pesticides. Et leur problème de business plan l’a emporté sur la science, la biodiversité, et la sécurité alimentaire des citoyens : les insectes pollinisateurs sont indispensables à la reproduction des plantes à fleurs et de 84 % des cultures en Europe.

Lisez l’article, svp. Voyez comment fonctionne l’UE ultralibérale, voyez comment le néolibéralisme tue la biodiversité, nous tue … Peut-être voterons-nous un peu plus en conscience, à l’avenir.

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pesticides-et-pollinisateurs-une-tragedie-europeenne-en-trois-actes-20210707_CIC5GYTZRJFR3EERV4LFG5G72E/

L’expertise collective publiée ce mercredi confirme un lien entre le glyphosate, herbicide controversé, et le développement de cancers du système immunitaire.

L’Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale, ndlr] dévoile mercredi 30 juin les résultats de son expertise collective sur l’effet des pesticides sur la santé. Les douze scientifiques qui ont analysé l’ensemble des études scientifiques publiées sur ce sujet confirment «la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies». Les cibles dans le corps humains sont multiples puisque le cerveau peut être touché (maladie de Parkinson), comme les poumons (bronchite chronique) mais encore la prostate et le système immunitaire, par le développement de cancers.

https://www.liberation.fr/societe/sante/glyphosate-linserm-aux-antipodes-des-agences-sanitaires-europeennes-20210630_6DSQSVB7GBEPXBHICQK63GXBWI/