L’ensemble des acteurs de la filière bio, réuni au sein de La Maison de la bio, présidée par Pierrick De Ronne, se mobilise, dans une tribune au « Monde », pour proposer la création d’un marché de quotas pour les pesticides chimiques, à l’instar de ce qui se fait pour les émissions de CO2.

L’agriculture intensive et l’utilisation massive de produits phytosanitaires dans les méthodes de production conventionnelles empoisonnent et appauvrissent les sols depuis des dizaines d’années, tout comme elles portent atteinte à la santé de nos agriculteurs et, in fine, des consommateurs et des consommatrices. Il ne s’agit pas que d’alimentation : l’agriculture est aussi à la base de la production de matières premières pour les produits d’hygiène-beauté et de santé. Ces méthodes comportent un risque réel d’atteintes irréversibles à l’environnement et au vivant.

De même que l’atmosphère ne peut pas supporter une concentration toujours plus élevée de gaz à effet de serre, les sols, les cours d’eau et la biodiversité ne peuvent absorber toujours davantage de ces produits chimiques qui les abîment et les détruisent : les études scientifiques montrent que la biodiversité est bien plus importante sur les parcelles conduites en agriculture bio. Le lien entre certains cancers et la présence de pesticides dans la nature est par ailleurs de plus en plus établi.

Niveau d’exigence

Le fait que la consommation de produits bio connaisse ponctuellement un léger fléchissement dans notre pays, après une croissance importante ces dernières années, n’enlève rien à l’actualité de l’enjeu : ce serait comme se réjouir de voir les émissions de CO2 repartir à la hausse.

La prise de conscience grandissante de l’importance de l’enjeu de la biodiversité, aussi critique pour l’avenir de la planète que celui du changement climatique, doit nous conduire à relever notre niveau d’exigence. Alors comment faire ?

Source :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/02/28/notre-societe-doit-tendre-vers-un-objectif-zero-pesticide-pour-preserver-notre-environnement-et-notre-alimentation_6115567_3232.html

L’agriculture industrielle nourrit mal la population, et ses alternatives inoffensives ne sont destinées qu’aux classes aisées, défendent les auteurs du livre « Reprendre la terre aux machines ». Pour eux, les alternatives (bio, Amap) doivent s’inscrire dans un projet politique dépassant la seule question agricole : rompre avec les logiques de marché et de technologisation.

https://reporterre.net/L-agriculture-malade-de-la-technologie

Extraits :

Pas de produit miracle. Nous dénonçons les indications d’usage abusif trop souvent reprises par des médias mal informés ou des sociétés commerciales peu scrupuleuses. L’extrait d’ortie n’est ni insecticide, ni engrais, ni désherbant.

Puisque la supercherie est avérée, partons sur du fumeux …

L’extrait d’ortie stimule les échanges entre le sol et la plante, ce qui se traduit par une meilleure croissance et un état sanitaire optimal… En pulvérisation foliaire, l’extrait d’ortie se comporte comme un anti-stress précieux

En fait, du vent …

Les phytostimulants reposent sur la théorie biodynamique qui consiste à dynamiser le lien entre la plante, le sol et le cosmos. Il y a celle de Rudolf Steiner qui s’appuie sur la Bible, et la plus récente dans l’esprit de l’homéopathie.

Bref, du foutage de gueule !

http://www.lejardinvivant.fr/2020/02/26/comparatif-urine-humaine-purin-dortie/#:~:text=%E2%86%92%20AZOTE%20%3A%20avantage%20urine.,%E2%86%92%20PHOSPHORE%20%3A%20avantage%20urine.&text=21%20kg%20de%20mati%C3%A8re%20s%C3%A8che,la%20bonne%20sant%C3%A9%20des%20plantes

Le système alimentaire dominant actuel, fondé sur l’exploitation intensive des ressources, épuise justement les ressources naturelles de la planète et accélère la perte de biodiversité, ainsi que la dégradation des sols.

Selon des experts, plus d’un tiers des terres arables de la planète ont été perdues au cours des quatre dernières décennies.

=> La réponse des « agriculteurs » ? « Après moi le déluge ».

«Il y a ce grand mythe dont nous devons nous débarrasser: que l’agroécologie est un type de travail démodé et rétrograde que nos grands-pères ont fait et qui n’est pas productif.

Ce n’est pas vrai, l’agroécologie est une approche moderne qui intègre les dernières recherches scientifiques et le savoir-faire sur la façon de gérer les interactions entre les plantes et les ravageurs, par exemple.»

Source : https://www.heidi.news/sante/l-agroecologie-au-coeur-d-une-bataille-acharnee

Devoir expliquer quelque chose d’aussi évident, d’aussi ancien, que l’auto-fertilité prouve combien ont été néfastes les politiques ayant abouti l’agro-industrie et où elles nous ont menés.

L’agriculture chimique, présentée, et c’est un comble, comme l' »agriculture traditionnelle », n’est plus de l’agriculture, et les tâcherons épandeurs de produits phytosanitaires qui empoisonnent tout et tous, accros au labourage profond avec leurs gros tracteurs, ne sont plus des agriculteurs. Ce sont des stérilisateurs, des « désertificateurs », pollueurs dans le meilleur des cas … empoisonneurs dans le pire.