Dans un rapport conjoint, la FAO, le PNUD et le PNUE décortiquent le modèle de subsides au secteur agricole (aides fiscales, barrières tarifaires, etc.) et leurs effets sur les prix, la production, l’environnement et la santé.

La majorité des subventions agricoles versées dans le monde « entraînent des distorsions de prix et sont néfastes sur le plan social et environnemental ». Ce constat n’émane pas de coalitions d’ONG ou de syndicats de petits producteurs, mais de trois agences onusiennes : l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’environnement (FAO), le Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) et celui pour le développement (PNUD).

Il nous faut changer de logique une bonne fois !

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/14/les-subventions-agricoles-jugees-nefastes-sur-le-plan-social-et-environnemental-par-trois-agences-de-l-onu_6094626_3244.html

Dans un rapport publié mardi, trois agences des Nations unies appellent à « réorienter » les soutiens publics à l’agriculture.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-selon-l-onu-90-des-subventions-publics-ont-des-effets-environnementaux-ou-sociaux-dommageables_4771015.html

Le chiffre est impressionnant. Trois agences de l’ONU, la FAO (agriculture et alimentation), le Pnud (développement) et le Pnue (environnement), appellent à « réorienter » les soutiens publics à l’agriculture dont près de 90% ont des effets environnementaux ou sociaux « dommageables », dans un rapport publié mardi 14 septembre. Intitulé « Une opportunité de plusieurs milliards de dollars », ce texte vise à déclencher « une prise de conscience » des gouvernements du monde entier, à quelques jours du sommet mondial des systèmes alimentaires organisé par l’ONU à New York le 23 septembre.

Selon ce rapport, le soutien aux agriculteurs dans le monde représente au total 540 milliards de dollars par an. Sur ce montant, environ 470 milliards de dollars – soit 87% – génèrent « des distorsions de prix et sont dommageables pour l’environnement et socialement », selon lui. Il pointe particulièrement du doigt les soutiens par les prix (294 milliards de dollars par an) via des droits de douane, des subventions à l’exportation, des quotas à l’importation.

Des problèmes nutritionnels

Les aides budgétaires aux agriculteurs, qui se montent à 245 milliards de dollars par an, peuvent de leur côté avoir « un impact négatif sur l’environnement«  lorsqu’elles sont liées à une production ou à un intrant en particulier (« aides couplées »). Cela peut entraîner une « utilisation massive de produits chimiques, un appauvrissement des ressources naturelles et le développement de la monoculture », poursuit Marco Sanchez.

Ces aides sont également susceptibles de nuire à l’équilibre nutritionnel des populations en favorisant la consommation des denrées de base au détriment des fruits et légumes, fait-il valoir. Les trois agences des Nations unies préconisent une démarche en six étapes pour parvenir à réformer progressivement ces soutiens. La réorientation des aides devra se faire de façon « transparente », être basée « sur des preuves » et être adaptée à la situation des différents pays, souligne le rapport.

En résumé : On les subventionne pour qu’ils nous empoisonnent et foutent la planète en l’air !

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculture-selon-l-onu-90-des-subventions-publics-ont-des-effets-environnementaux-ou-sociaux-dommageables_4771015.html

Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

Chaque été, des centaines de tonnes d’algues vertes s’échouent dans la baie de Saint-Brieuc. Et ces algues dégagent un gaz toxique. Pourquoi ? Une enquête de Clément Le Goff, un enfant du pays devenu reporter à « Envoyé spécial ».

Pourquoi ? C’est simple : parce que, quand un système (le néolibéralisme) transforme des agriculteurs en empoisonneurs … Et bien, ils empoisonnent, les salauds !

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-sur-ma-plage-empoisonnee_4762915.html

L’agriculture chimique des néolibéraux qui, via leurs politiciens véreux, transforment les agriculteurs en empoisonneurs, rendent les sols impropres à l’agriculture, c’est ça !

Pesticide organochloré, le chlordécone a été autorisé sur les territoires français à partir de 1972 et utilisé à grande échelle jusqu’en 1993 dans les bananeraies antillaises pour lutter contre le charançon. Il était pourtant interdit en France depuis 1989. La culture de la banane et de la canne à sucre occupent aujourd’hui la majorité du foncier agricole de la Martinique. Des monocultures intensives qui, en plus d’entraver l’autosuffisance alimentaire de l’île, ont pollué durablement les sols. Il faudra environ sept cents ans pour que la molécule de ce pesticide organochloré disparaisse, si rien n’est fait. Bien que lourde et peu mobile, elle s’est répandue dans les cultures en aval des bananeraies et dans les rivières et nappes phréatiques, à cause du lessivage des sols par la pluie.

Plus de 90 % des Guadeloupéens et Martiniquais contaminés

Si les ouvriers agricoles qui ont épandu manuellement Képone et Curlone (ses noms commerciaux), sans contrôle des dosages, sont les premières victimes de ce produit cancérogène et perturbateur endocrinien, plus de 90 % des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés [2]. La Martinique détient de ce fait le record mondial du cancer de la prostate, avec près de 230 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année.

https://reporterre.net/En-Martinique-des-solutions-agricoles-emergent-pour-eliminer-le-chlordecone

Les malfaisants de l’agriculture intensive … Oui, encore eux !

Selon les scientifiques, la principale cause du manque d’oxygène est l’arrivée dans la lagune de centaines de tonnes de nitrates utilisés comme fertilisants par l’agriculture intensive. Les engrais stimulent la croissance d’algues (phytoplancton), qui forment à la surface une couche verte ou marron empêchant la lumière d’atteindre le fond, tuent la végétation du fond marin et réduisent la quantité d’oxygène lorsqu’elles meurent puis se décomposent.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/25/espagne-des-tonnes-de-poissons-morts-en-mer-mineure-a-cause-d-une-pollution-aux-nitrates_6092323_3244.html

Interdit au sein des pays de l’Union européenne depuis 2020, le pesticide chlorpyrifos, épinglé comme neurotoxique et perturbateur endocrinien, favoriserait aussi l’obésité en ralentissant la combustion des calories dans les tissus adipeux bruns.

[…] controversé régulièrement pulvérisé sur les fruits et légumes, est-il impliqué dans la crise mondiale de l’obésité ?

C’est ce que suggère une nouvelle étude menée par l’université McMaster (Canada) et publiée dans Nature Communications. Selon ses auteurs, le chlorpyrifos ralentit la combustion des calories dans le tissu adipeux brun, ce qui amène le corps à stocker ces calories supplémentaires.

Un pesticide interdit en France mais toujours présent sur la marchandise importée [vive le néolibéralisme et ses accords pourris de type CETA !]

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/37120-Pesticides-chlorpyrifos-jouerait-role-l-obesite

« Les agriculteurs n’auront pas de chiffre d’affaires sur les parcelles détruites. Il faut absolument qu’ils soient indemnisés. »

Quand les agriculteurs du chimique qui empoisonnent le monde se plantent … Ben ils exigent aussitôt d’être indemnisés, pardi !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/l-article-a-lire-pour-comprendre-pourquoi-5000-hectares-de-betteraves-sucrieres-seront-detruits-2213113.html

Vive le Conseil d’État, nom de dieu !
Car, sans lui, ce gouvernement serait plus malfaisant, encore, que ce qu’il est.

Piètre consolation, oui, mais il faudra bien s’en satisfaire, en ces temps où le troupeau qui prétend être un peuple souverain, s’abstient aux aux deux tiers aux élections ou, quand il vote, encense les néolibéraux, se vautrant même dans la fange immonde de l’extrême droite.

Lis ça, ami, lis et constate encore une fois la malfaisance d’agriculteurs qui ont viré empoisonneurs et de gouvernants animés, non par l’intérêt général, mais par la mise en place de l’autodestruction à laquelle conduit le néolibéralisme.

https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/pesticides-le-conseil-d-etat-ordonne-que-les-regles-d-utilisation-soient-completees-pour-mieux-proteger-la-population

Le Conseil d’Etat demande au gouvernement de renforcer, sous six mois, la réglementation encadrant l’épandage des pesticides « pour mieux protéger la population »

Parce que, le gouvernement, il n’en a rien à faire, de le population. La population, il autorise son empoisonnent, le gouvernement … Il l’encourage, même !

C’est ce que signifie cette injonction du Conseil d’État. Ni plus ni moins.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/26/le-conseil-d-etat-demande-le-renforcement-des-regles-d-epandage-de-pesticides_6089590_3244.html