Le feuilleton judiciaire qui oppose des riverains et une association à l’exploitant du parc éolien de Marville-Moutiers-Brûlé se poursuit en appel. Dans ses conclusions, le rapporteur public préconise un délai avant que la cour d’appel ne statue sur le fond.

L’association Danger de tempête sur le patrimoine rural et une trentaine de riverains ont demandé à la cour administrative d’appel de Nantes, le 10 septembre 2021, d’annuler le feu vert qui avait été donné par l’État, en mars 2016, au parc éolien de Marville-Moutiers-Brûlé, près de Dreux.

Depuis cinq ans, ces cinq éoliennes de 150 m de hauteur sont au cœur d’un âpre combat judiciaire, qui s’est poursuivi jusque devant le Conseil d’État, en septembre 2018. En février 2019, le tribunal administratif d’Orléans avait ainsi octroyé un sursis à l’exploitant, la société allemande Enertrag, pour lui permettre d’organiser une « enquête publique complémentaire en régularisation ».

Oui, certains se battent !

https://www.lechorepublicain.fr/marville-moutiers-brule-28500/actualites/parc-eolien-de-marville-moutiers-brule-le-rapporteur-preconise-un-delai_14013460/

Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

La famille du Gen-X, ce sont les PFAS, poisons rendus célèbre par le film Dark Waters, qui montrait le combat acharné d’un avocat américain dans la défense de riverains malades à cause des rejets sauvages de l’usine Dupont en Virginie-Occidentale. Ces substances sont réputées « éternelles » : elles sont si persistantes que leur biodégradation est un horizon illusoire.

Le néolibéral, égoïste et irresponsable, tellement que c’en est un nuisible, est capable de ça.

Parfois, le mouton, qui par son action (vote, collaboration …) ou inaction a permis ça, oubliant sa propre responsabilité, en arrive à attaquer l’ultra-libéral en justice … C’est toujours ça.

https://www.mediapart.fr/journal/international/310521/aux-pays-bas-des-habitants-aux-prises-avec-la-pollution-invisible?onglet=full

Bien que cette pétition (sans doute non suffisamment portée à la connaissance du plus grand nombre) n’ait, pour l’instant, pas obtenu le résultat que l’on pourrait attendre de ce type de sujet, nous en retraçons ici les principaux points:

  • mise en danger puis disparition de la biodiversité (abeilles mellifères et autres insectes, faune) due aux émanations d’ammoniac et autres gaz  autour des unités de méthanisation, des zones de stockage de digestats et lors des épandages. GES, (gaz à effet de serre), particules fines et NOx, tant décriés, sont là avec tous leurs effets nocifs.
  • aucun contrôle de la composition réelle des digestats (déchets de déchets),  épandus sur les terres nourricières et de leur innocuité. En effet, rares sont les digestats entièrement d’origine agricole. En fonction des intrants autorisés les analyses suivantes devraient être obligatoires : œstrogènes, antibiotiques, bactéries antibio-résistantes, biocides,pesticides, micro-plastiques, iode, perturbateurs endocriniens, auxiliaires technologiques etc. Une hygiénisation à 71° est insuffisante pour détruite toutes les bactéries, virus et toxines.
  •  danger sanitaire pour les animaux sauvages : épandage de digestats sur cultures ou prairies sans enfouissement dans le sol.
  • disparition de la biodiversité du sol : Ph trop élevé du digestat liquide (solution ammoniacale), matière insuffisamment décomposable du digestat solide (C/N <2). Bilan des épandages de digestats : décroissance du Carbone Organique des sols (COS), moins de micro et macro organismes (disparition des organismes vivants du sol,  de sa flore et de sa faune, vers de terre, collemboles et autres),  terres infertilisées à long terme.
  • pollution de la ressource en eau,  due à la partie liquide du digestat qui est hyper volatile et très lessivable. Pour les eaux souterraines, infiltration des digestats liquides dans les nappes phréatiques et pour les eaux de surface, ruissellement, lequel  entraîne la multiplication des algues vertes sur les côtes.
  • pollution de l’air, danger pour la santé des populations riveraines des zones d’épandages (digestats liquides chargés en gaz et extrêmement volatiles), des zones de stockage ou de méthanisation, en raison des émanations de gaz ( CH4, CO2, H2S, NH3), dont certains promoteurs de particules fines, etc.  Aujourd’hui beaucoup de riverains sur tout le territoire, se plaignent et s’inquiètent d’irritations des voies respiratoires dont les mauvaises odeurs sont annonciatrices. Danger pour les plus faibles : enfants, personnes âgées, malades (insuffisants respiratoires, allergiques…). Les services de santé estiment que près de 50 000 décès sont dus aux particules fines qui peuvent également atteindre les fœtus.
  • destruction du Patrimoine de l’Humanité : dans certaines régions, comme le Lot, où les ruissellements souterrains chargés en lisiers ou en digestats liquides et bruts, font disparaître les richesses archéologiques (ornements, sépultures, peintures rupestres…).
  • de plus, sous couvert de Transition Énergétique, c’est notre souveraineté alimentaire qui est mise en danger pour une souveraineté énergétique improbable. Une PPE à 10 %, la moyenne basse de l’ADEME, c’est l’équivalent de la surface totale de 6 départements français moyens, sans maisons, routes, forêts, fleuves, etc  qui servirait seulement à remplir le ventre des méthaniseurs.
  • enfin, la croissance de grosses structures industrielles sous le faux prétexte « agricole » va à l’inverse de la pérennisation des agriculteurs bio, permaculteurs, petits et jeunes agriculteurs.

Nous demandons que des scientifiques du CSNM et des présidents du CNVM soient reçus par les ministres du gouvernement Macron en charge de : la Santé, l’Agriculture et l’Alimentation, la Transition énergétique, la Recherche et l’Innovation, tous concernés par le sujet.  Les membres des CSNM et CNVM pourront ainsi présenter suite à  leurs recherches,  leurs calculs, et leur expérience terrain,  les pollutions graves et les risques de santé publique imputables à la méthanisation.

Nous demandons que ces pollutions et risques, importants tant pour la nature: environnement et biodiversité, faune et flore, que pour les populations, soient pris en compte, afin de redéfinir le cadre des installations d’unités de méthanisation,  leur fonctionnement et l’usage de leurs déchets.

Le principe de précaution l’impose, nos politiques sont élus pour le faire respecter et la vie saine de nos enfants en dépend.

La micro-méthanisation désigne de petites unités de production qui fonctionnent en circuit court, alimentées par des déchets vrais provenant de l’exploitation elle-même et qui assurent l’autonomie énergétique de la ferme, sans impact négatif sur l’environnement.

Dans le Gers aussi, on refuse, in se bat !!!

https://lejournaldugers.fr/article/48178-abivia-la-lutte-sorganise-contre-la-methanisation-collective-pour-sauver-la-vallee-de-losse-et-du-lizet

Une pétition en ligne vise à s’opposer à l’implantation de deux projets d’unités de méthanisation à Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine (Yvelines). Elle est portée par l’Association pour la protection et la tranquillité de l’environnement des rives de Seine (Apters).

https://actu.fr/ile-de-france/carrieres-sous-poissy_78123/yvelines-methanisation-une-petition-contre-deux-projets-a-carrieres-sous-poissy-et-triel_40809853.html