La mission première de la Société du Canal de Provence (SCP) consiste à sécuriser l’approvisionnement de l’eau dans la région. Mais l’entreprise se diversifie également dans le développement d’énergies renouvelables. Elle teste notamment depuis 2016 des tronçons de couverture du canal par des panneaux solaires. Le projet franchira bientôt une nouvelle étape, puisque la SCP projette de recouvrir le canal d’ombrières solaires sur une longueur totale de près de 5,5 kilomètres.

Lire

https://www.revolution-energetique.com/le-canal-de-provence-se-couvre-de-panneaux-solaires/

Alors que de nombreuses nations s’unissent pour sanctionner la Russie suite à son invasion de l’Ukraine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a évoqué le rôle que peut jouer l’hydrogène pour se libérer de la dépendance gazière à la Russie.

« Nos investissements d’aujourd’hui nous rendront plus indépendants demain », a déclaré Ursula von der Leyen. « Nous devons nous focaliser sur notre autonomie énergétique. Vu notre relation actuelle avec la Russie, nous ne pouvons plus être dépendants d’un fournisseur qui constitue une telle menace. »

La présidente de la Commission européenne a expliqué que son institution a contacté d’autres fournisseurs mondiaux qui ont répondu favorablement. La Norvège serait l’un des plus importants d’entre eux. En janvier 2022, le pays nordique a en effet fourni une énorme quantité de gaz naturel liquéfié à l’UE.

Accélérer la transition verte

« À long terme cependant, c’est notre passage aux énergies renouvelables et à l’hydrogène qui nous rendra véritablement indépendants« , a précisé Ursula von der Leyen. « L’UE doit accélérer sa transition verte. Chaque kilowattheure d’électricité que nous produisons avec de l’énergie solaire, hydraulique, éolienne ou de la biomasse réduit notre dépendance au gaz russe et à d’autres énergies fossiles » a t-elle poursuivi.

Source :

https://www.h2-mobile.fr/actus/ukraine-europe-mise-hydrogene-vert-sortir-crise/

À la bonne heure !

Préciser, peut-être, chère Ursula, que :

  • le nucléaire :
    • n’augmente pas l’indépendance énergétique (suppose d’importer des tonnes de matière première),
    • n’est pas vert (son principe même et ses déchets sont, on ne peut plus dangereux),
    • peut supposer une cible militaire éminemment mortelle…
  • Le gaz :
    • Est une énergie fossile,
    • Augmente la quantité de CO2 dans l’atmosphère
    • Nous rends dépendants

Bref, que c’est une irresponsabilité d’avoir été faibles, face à Emmanuel Macron, pour reconnaître le nucléaire comme énergie verte, et tout aussi irresponsable d’avoir accepté les « exigences miroir » de l’Allemagne pour faire également reconnaître le gaz comme énergie verte …

Mais, ça, tu en parles moins, n’est-ce pas, Ursula ?

Le plus grand projet d’hydrogène vert au monde vient d’être dévoilé ! Nommé Hydrogen City, celui-ci produira plusieurs millions de tonnes d’hydrogène vert chaque année…

Doté d’une capacité de 60 GW, Hydrogen City est un projet mené par la startup américaine Green Hydrogen International (GHI), laquelle a été fondée en 2019 par l’expert en énergies renouvelables Brian Maxwell.

Cette méga-usine sera implantée dans le comté de Duval, une zone faiblement peuplée localisée au sud du Texas. Elle sera alimentée par de l’énergie éolienne et solaire. Des pipelines achemineront l’hydrogène produit jusqu’aux villes portuaires de Corpus Christi à environ 145 km et de Brownsville à la frontière mexicaine.

Le projet disposera également d’une caverne située à l’intérieur du dôme de sel de Piedras Pintas qui permettra le stockage sur place l’hydrogène produit. GHI affirme qu’il sera possible de créer une cinquantaine de cavernes similaires dans cette zone. Cela permettra à Hydrogen City de stocker jusqu’à 6 TWh d’énergie.

Une fois finalisé, Hydrogen City devrait produire plus de 2,5 millions de tonnes d’hydrogène vert par an, ce qui correspond actuellement à près de 3,5 % de la production mondiale d’hydrogène gris.

La première phase de 2 GW du projet débutera en 2026 avec la création de deux cavernes de stockage.

Source :

https://www.h2-mobile.fr/actus/hydrogene-vert-plus-grand-projet-monde-annonce-texas/

Ils ont été abattus ou chéris parce qu’ils gênaient la vue ou qu’ils embellissaient la vie : trois histoires d’arbres et de voisinage.

La première histoire se passe à Luçon, en Vendée, à la fin du mois de juillet. En rentrant chez elle, Elodie constate que la moitié des tilleuls qui bordent la départementale sont en train d’être abattus. Les minutes passent, les arbres centenaires tombent et il lui faut un petit temps pour comprendre ce qui est en train de se passer. Ces trente arbres sont coupés pour laisser passer un convoi transportant deux coques de bateau.

“Le bruit du convoi passé, les ouvriers partis, c’était un no man’s land. En deux heures de temps, ils ont complètement défiguré le paysage.” 

L’abus est constant, partout !

Mais voyez aussi l’histoire, plus joyeuse, du noyer de Marine, à Jutigny, en Seine-et-Marne, dressé en haut de la colline …

Source (lire/écouter le reste) :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-du-jeudi-24-fevrier-2022

Des ports et routes stratégiques ont été coupés du fait de la guerre russe contre l’Ukraine. Les marchés agricoles, notamment de maïs et de blé, sont perturbés. Les ministres européens de l’Agriculture ont annoncé des mesures de contournement.

[…]

Ces perturbations sur les marchés agricoles mettent à mal la stratégie « De la ferme à la fourchette », votée en 2020, dans le cadre du Pacte vert européen. Pour rappel, celle-ci vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur, à passer 25 % des terres agricoles européennes en bio, à réduire de moitié l’usage des pesticides et de 20 % celui des engrais de synthèse. Ces enjeux environnementaux cèdent la place à une autre priorité : garantir les approvisionnements. La dépendance des filières animales vis-à-vis de céréales importées pose l’inévitable question de nos régimes alimentaires. Les partisans d’une alimentation décarnée auraient-ils tout compris ?

Source

https://reporterre.net/Le-ble-bloque-en-Ukraine-l-Europe-s-affole

L’ensemble des acteurs de la filière bio, réuni au sein de La Maison de la bio, présidée par Pierrick De Ronne, se mobilise, dans une tribune au « Monde », pour proposer la création d’un marché de quotas pour les pesticides chimiques, à l’instar de ce qui se fait pour les émissions de CO2.

L’agriculture intensive et l’utilisation massive de produits phytosanitaires dans les méthodes de production conventionnelles empoisonnent et appauvrissent les sols depuis des dizaines d’années, tout comme elles portent atteinte à la santé de nos agriculteurs et, in fine, des consommateurs et des consommatrices. Il ne s’agit pas que d’alimentation : l’agriculture est aussi à la base de la production de matières premières pour les produits d’hygiène-beauté et de santé. Ces méthodes comportent un risque réel d’atteintes irréversibles à l’environnement et au vivant.

De même que l’atmosphère ne peut pas supporter une concentration toujours plus élevée de gaz à effet de serre, les sols, les cours d’eau et la biodiversité ne peuvent absorber toujours davantage de ces produits chimiques qui les abîment et les détruisent : les études scientifiques montrent que la biodiversité est bien plus importante sur les parcelles conduites en agriculture bio. Le lien entre certains cancers et la présence de pesticides dans la nature est par ailleurs de plus en plus établi.

Niveau d’exigence

Le fait que la consommation de produits bio connaisse ponctuellement un léger fléchissement dans notre pays, après une croissance importante ces dernières années, n’enlève rien à l’actualité de l’enjeu : ce serait comme se réjouir de voir les émissions de CO2 repartir à la hausse.

La prise de conscience grandissante de l’importance de l’enjeu de la biodiversité, aussi critique pour l’avenir de la planète que celui du changement climatique, doit nous conduire à relever notre niveau d’exigence. Alors comment faire ?

Source :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/02/28/notre-societe-doit-tendre-vers-un-objectif-zero-pesticide-pour-preserver-notre-environnement-et-notre-alimentation_6115567_3232.html

L’être humain naît bon. Ensuite, il devient con !

Ces poissons d’ornement rendus plus colorés sous une lumière fluorescente se sont échappés de fermes aquacoles et semblent s’être adaptés à leur environnement.

Ce sont les premiers animaux transgéniques de compagnie brevetés : depuis le début des années 2000, des poissons-zèbres, génétiquement modifiés pour exprimer des gènes de méduses ou de corail leur conférant de vifs coloris sous un éclairage fluorescent, sont les chouchous des aquariophiles. Mais voilà qu’on les retrouve dans la nature, à proximité de fermes aquacoles brésiliennes. Dans Studies on Neotropical Fauna and Environment du 2 février, des chercheurs constatent que l’espèce se reproduit dans un réseau de mares depuis 2015. La revue Science du 11 février rappelle que de tels échappements avaient aussi été constatés en 2014 à proximité d’élevages en Floride, où des perches n’avaient fait qu’une bouchée des fuyards. Mais au Brésil, on ne sait pas encore si leurs couleurs criardes leur vaudront le même sort, ou s’ils pourront prospérer, en l’absence de prédateur clairement identifié.

Hervé Morin

Source

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/02/21/des-poissons-transgeniques-dans-la-nature-au-bresil_6114565_1650684.html#Echobox=1645513743

Une étude internationale a observé que l’exposition de femmes enceintes à des mélanges de perturbateurs endocriniens, présents dans notre environnement quotidien, avait des effets délétères sur le développement cérébral des enfants, entraînant des retards de langage.

Considérer la combinaison de plusieurs substances

Les perturbateurs endocriniens sont présents un peu partout dans notre environnement, depuis les pesticides des cultures aux molécules présentes dans les objets de nos foyers, comme le célèbre Bisphénol A. Ces substances ont la caractéristique d’affecter notre système hormonal, et ainsi, indirectement, bon nombre d’autres systèmes physiologiques régulés par ces hormones.

De nombreuses études se sont donc intéressées à ces perturbateurs, afin de connaître leurs effets sur la santé et définir une réglementation efficace, notamment en termes de concentration dans nos produits quotidiens. Mais, souligne une nouvelle étude parue dans le prestigieux magazine Science, il y a une faille : cette évaluation des risques pour la santé ne considère les substances que prises séparément. L’effet cocktail, soit la possibilité qu’un mélange de substances ait d’autres effets, ou des effets différents, que chaque substance prise séparément, n’entre pas en compte pour définir ces réglementations, qui doivent nous protéger sanitairement. Alors qu’au quotidien, l’humain est sans cesse exposé à un mélange de perturbateurs endocriniens (PE).

Retards de langage

Près d’une trentaine de chercheurs, venant de laboratoires européens et américains, a ainsi analysé l’effet de mélanges de PE d’un point de vue expérimental et épidémiologique.

Ils ont quantifié l’exposition à une série de PE, couramment rencontrés, sur une large cohorte de femmes enceintes en Suède. Et de conclure à une augmentation dans les retards de langage chez les enfants de 54% des femmes enceintes étudiées. “Les enfants de la cohorte ont maintenant grandi et les résultats de leur suivi indiquent que ceux qui ont souffert d’un retard de langage obtiennent en moyenne des scores plus faibles aux tests de quotient intellectuel.” commente un des chercheurs, le français Jean-Baptiste Fini, auprès de nos collègues du Monde. Afin de mieux identifier les processus derrière ce constat, ils ont soumis des animaux de laboratoire à ces cocktails de perturbateurs endocriniens, et ont observé qu’ils affectaient le système thyroïdien (qui produit des hormones intervenant dans le développement cérébral).

Source :

https://www.rtbf.be/article/perturbateurs-endocriniens-une-etude-conclut-a-un-impact-sur-le-developpement-cerebral-des-enfants-10938926

Vous avez aimé le coronavirus ? Soyez contents, avec l’empoisonnement des rivières, on prépare la suite …

De l’Antarctique à la Scandinavie en passant par l’Océanie, la contamination des cours d’eau par des résidus de médicaments est présente sur tous les continents. Les auteurs d’une étude d’une ampleur exceptionnelle, à paraître dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) datés du 22 février, ont recherché au total 61 substances couramment utilisées. Ils en ont détecté au moins une dans la totalité des 258 rivières analysées, à part en Islande et dans un village yanomami au Venezuela. Leurs travaux couvrent 106 pays, dont 36 n’avaient jamais fait l’objet d’une surveillance, et concernent plus de 470 millions de personnes et de nombreux écosystèmes.

Parce qu’elle a des effets délétères sur les organismes aquatiques – la féminisation et le changement de comportement de poissons, notamment –, parce qu’elle est préoccupante vis-à-vis de la résistance aux antimicrobiens, « la pollution pharmaceutique constitue une menace mondiale pour l’environnement et la santé humaine », alertent les scientifiques. Qu’elle émane de la fabrication, ou de la consommation et de l’élimination de médicaments, la contamination excède les limites considérées comme sûres dans un quart des sites étudiés, 25,7 % précisément.

Parmi les substances qui dépassent fréquemment les seuils considérés comme non délétères pour les écosystèmes, et présentes presque partout, reviennent souvent un antimicrobien (le sulfaméthoxazole), des antidépresseurs (l’amitriptyline, le citalopram), des antihistaminiques (la loratadine, la fexofénadine, le kétotifène).

Concentrations d’antibiotiques

Le plus grand dépassement a été observé pour un antibiotique, le métronidazole, à Barisal, au Bangladesh, non loin de l’arrivée d’eaux usées provenant d’une usine de médicaments. Sa concentration était plus de 300 fois supérieure à la « cible sûre », selon la terminologie de l’étude. Les scientifiques s’inquiètent au demeurant des concentrations d’antibiotiques, qui favorisent l’émergence de bactéries résistantes.

Source

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/19/dans-les-rivieres-des-cinq-continents-la-contamination-aux-medicaments-est-generale_6114347_3244.html#Echobox=1645233783