La Commission européenne s’attaque aux émissions polluantes des élevages. Dans le cadre d’un projet de révision dévoilé mardi 5 avril, elle propose d’étendre le champ d’application de sa directive 2010/75/UE sur les émissions industrielles aux élevages de bovins, de porcs et de volailles comptant plus de 150 unités de gros bétail (UGB) [1]. Objectif : atteindre une économie « zéro pollution » d’ici 2050.

Les pratiques d’élevage doivent changer, pour limiter l’impact sur le réchauffement global. Favoriser un modèle s’appuyant sur les prairies, exclure l’élevage intensif et les fermes-usine …

Lire l’article :

https://reporterre.net/La-Commission-europeenne-s-attaque-aux-emissions-polluantes-des-elevages

#JesèmeEllesaiment

En 1962, Rachel Carson nous prédisait, dans un livre prémonitoire, un printemps silencieux. Dans une étude récente, des scientifiques estiment que 75% des insectes ont disparu ces 30 dernières années. 

Malgré cet effondrement lourd de conséquences pour la production alimentaire, le gouvernement s’acharne à donner des gages à l’industrie agro-alimentaire : en refusant d’interdire le glyphosate ; en décidant l’épandage de pesticides sur les terres mises en jachère, espaces écologiques jusqu’à présent préservés ; en réautorisant les néonicotinoïdes alors que rien ne le justifie aujourd’hui !

Face à ces décisions, nous avons le devoir d’agir. En créant des Zones de Bzzz, vous contribuez à renforcer notre indépendance financière. Vous rejoignez un réseau de plus de 50 000 personnes affichant leur engagement contre les pesticides et pour les insectes pollinisateurs. Vous agissez concrètement en semant des graines de fleurs, fruits et légumes nectarifères.

JE CREE UNE ZONE DE BZZZ COMESTIBLE

Malgré l’effondrement des écosystèmes, le gouvernement a réautorisé les insecticides « tueurs d’abeilles » pour le traitement des semences betteravières ! Alors que tous les signaux sont au rouge, les autorités publiques de ce pays prennent la lourde responsabilité de réintroduire dans l’environnement l’un des insecticides les plus toxiques jamais inventés dont les effets sur les insectes, les oiseaux, les batraciens ou les vers de terre sont avérés et perdureront des années après leur utilisation. 

Créer une Zone de Bzzz est donc un geste pour la biodiversité et un acte de résistance à l’encontre de ces décisions irréfléchies. Raison pour laquelle nous avons, cette année, décidé de vous proposer des contreparties engagées. 

Grande nouveauté cette année, les Zone de Bzzz peuvent être non seulement composées de fleurs, mais aussi de fruits (des melons, des pastèques, des fraises,…), de légumes (des tomates, des concombres, des courgettes,…) et de plantes aromatiques comme le basilic, le persil ou le romarin. 

Cette sélection de plantes potagères nectarifères, permet d’agir toute l’année et s’adapte aussi bien en pleine terre qu’en pot. 

En contribuant à la réussite de cette nouvelle campagne, vous pourrez donc faire le bonheur des insectes tout en vous régalant de magnifiques fruits et légumes bio et de saison.

Source:

Agir pour l’environnement

En finir avec le glyphosate en Europe… enfin !

Le glyphosate sera-t-il enfin interdit dans l’Union européenne après 2022 ? La substance active déclarée du célèbre Roundup de Monsanto-Bayer a été réautorisée pour 5 ans fin 2017, après de nombreux scandales : Monsanto papers, procès outre-Atlantique, fichage illégal… Les débats sont déjà lancés pour prolonger cette autorisation et la bataille est loin d’être gagnée.

Dangereux pour l’environnement et la santé humaine, il est plus qu’urgent d’en finir avec le glyphosate en France et en Europe et d’amorcer une vraie transition agricole et alimentaire. On sait notamment depuis 2015 que cette substance est classée « cancérogène probable » pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé et récemment, en France, une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) est venue renforcer l’analyse des risques liés au glyphosate.

Emmanuel Macron s’était engagé à sortir du glyphosate en France « au plus tard » début 2021. Il n’a pas tenu cette promesse, mais la France, qui va endosser la présidence tournante de l’UE en janvier 2022, peut et doit jouer un rôle moteur et sans ambiguïté pour faire interdire le glyphosate en Europe.  

Exigeons ensemble que la France s’oppose publiquement au renouvellement de l’autorisation de ce pesticide toxique en Europe.

Signez la pétition et faites-la circuler, nous avons besoin de vous !

TEXTE DE LA PÉTITION

Monsieur le président de la République,

Nous, signataires de cette pétition, exigeons que la France sorte totalement du glyphosate, avec un plan d’accompagnement des agricultrices et des agriculteurs, et s’engage à s’opposer publiquement au renouvellement de l’autorisation de ce pesticide toxique dans l’Union européenne.

Les Etats membres et la Commission européenne ont malheureusement prolongé l’autorisation du glyphosate pour 5 ans en 2017, jusqu’au 15 décembre 2022, malgré les nombreux scandales (Monsanto papers, procès outre-Atlantique, fichage illégal, etc.). La France, elle, n’a pas tenu son engagement d’interdire le glyphosate en 2021.

Or, la décision d’interdire cette substance, composante du célèbre Roundup de Monsanto-Bayer, herbicide le plus vendu au monde, s’impose tant pour des raisons de santé publique qu’éthiques et environnementales. Rappelons notamment que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’OMS, a classé le glyphosate « cancérogène probable » pour l’homme en 2015 (catégorie 2A). D’ailleurs, l’expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), rendue publique le 30 juin 2021, renforce l’analyse des risques du glyphosate sur la santé.

Malgré toutes les tentatives de Monsanto et consorts pour minimiser et créer du doute sur les risques du glyphosate afin de de tenter de bloquer son interdiction, il est de votre responsabilité d’appliquer le principe de précaution.  La France doit s’opposer publiquement au renouvellement de l’autorisation de ce pesticide toxique en Europe et obtenir son interdiction dès 2023.

Nous vous demandons de prendre immédiatement cet engagement public, composante essentielle de l’objectif plus large d’une sortie accélérée des pesticides de synthèse et de la transition de notre agriculture et notre système alimentaire.

Cordialement,

Signataires : ActionAid France, Action Climat, Agir pour l’Environnement, Alerte des Médecins sur les Pesticides, Amis de la Terre, ATTAC France, BLOOM, Campagne Glyphosate, Cantine sans plastique France, CCFD-Terre-Solidaire, Combat Monsanto, Commerce équitable France, Confédération paysanne, FNAB, Foodwatch France, FNE Auvergne-Rhône- Alpes, France Nature Environnement, Générations Futures, Greenpeace, Ingénieurs sans frontières agriSTA, Institut Veblen, Justice Pesticides, Ligue contre le cancer, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, Réseau Environnement Santé, Réseau Union Nationale de l’Apiculture Française, Secrets Toxiques, SOL, SumOfUs, Syndicat national d’apiculture, Terre d’abeilles, Terre & Humanisme, UFC Que Choisir, WECF, WeMove Europe, WWF.

Source:

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-petition-en-finir-avec-le-glyphosate-en-europe-enfin-n95264/

La trahison … Toujours, constante.

Le gouvernement allemand a annoncé un compromis visant à garantir que l’expansion de l’énergie éolienne terrestre ne soit pas entravée par des règles de protection de l’environnement trop strictes.

[…]

Au cœur du compromis se trouve un nouveau cadre permettant de contourner les lois sur la protection de la nature lors de l’approbation de nouvelles éoliennes. Il comprend une révision de la méthode de calcul de la probabilité de collision des oiseaux avec les pales des éoliennes, une procédure simplifiée pour prouver que des oiseaux menacés se reproduisent dans la région, des limites à la charge qui peut être imposée aux exploitants d’éoliennes et une liste exhaustive de 16 espèces d’oiseaux protégées.

Les deux ministres ont également convenu d’inclure une disposition dans les lois sur la protection de la nature afin d’assouplir les exigences relatives au repowering, qui consiste à remplacer les vieilles turbines par d’autres plus efficaces — et souvent plus grandes. Il s’agit d’une mesure qui risque de devenir cruciale dans les années à venir, lorsque les vieilles éoliennes atteindront la fin de leur durée de vie.

Alors que les groupes de protection de la nature ont critiqué le compromis, les groupes de pression de l’énergie éolienne et des énergies renouvelables l’ont salué.

[…]

Lire l’article

https://www.euractiv.fr/section/energie/news/lallemagne-trouve-un-compromis-entre-developpement-de-leolien-et-protection-de-la-nature/

Inspirés des militants d’Extinction Rebellion, les membres de Scientist Rebellion vont s’essayer à la désobéissance civile à l’occasion d’un nouveau rapport du Giec. Leurs actions vont durer toute la semaine dans vingt pays.

Puisque les multiples rapports, tribunes, appels à agir n’ont pas suffi, ils passent à la vitesse supérieure. À partir de cette semaine, des scientifiques d’une vingtaine de pays réunis au sein de Scientist Rebellion prévoient des actions de désobéissance civile pour souligner l’urgence à agir pour le climat.

Le début de leur campagne se cale sur la publication prévue lundi du rapport des experts climat de l’ONU (Giec) sur les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit du dernier de trois volets importants qui résument les connaissances scientifiques.

Lire l’article

https://www.liberation.fr/environnement/climat/climat-a-partir-de-lundi-des-scientifiques-entrent-en-rebellion-20220403_E5ZLBMM4RZDWNKHZB767JAMNNQ/

Selon un rapport publié ce mercredi par l’ONG Générations Futures, près de deux tiers des fruits, légumes et céréales de l’agriculture conventionnelle commercialisés en France contiennent au moins un résidu de pesticide.

L’association de défense de l’environnement Générations Futures publie ce mercredi un nouvel état des lieux de la contamination par les pesticides des fruits, des légumes et des céréales de l’agriculture conventionnelle commercialisés en France. En se basant sur les dernières données brutes des plans de surveillance de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’ONG a établi que 63,1 % des échantillons contenaient au moins un résidu de pesticide en 2020.

Lire l’article

https://www.liberation.fr/environnement/fruits-legumes-et-cereales-non-bio-le-vrai-chiffre-des-residus-de-pesticides-20220330_QIXL6R5JCVDK3JLTRTSRS6J27Q/

De nombreuses entreprises privées se lancent dans la course à la fusion nucléaire. Elles espèrent mettre au point des réacteurs commercialement exploitables au cours de la prochaine décennie.

[…]

Longtemps considérée comme une perspective à long terme, la fusion semble enfin s’approcher d’une mise en application concrète. Selon une enquête menée en octobre 2021 par la Fusion industry association (FIA), une association située à Washington qui représente les entreprises du secteur, il existe désormais plus de 30 entreprises privées qui travaillent sur la fusion dans le monde. Parmi elles, les 18 entreprises qui ont rendu public leur financement affirment avoir récolté plus de 2,4 milliards de dollars au total (2,1 milliards d’euros), presque entièrement issus d’investissements privés. La clé de ce regain d’intérêt réside dans les progrès réalisés ces dernières années dans la science des matériaux et dans les capacités informatiques, qui permettent d’imaginer de nouvelles approches différentes de celles sur lesquelles les agences nationales et internationales travaillent depuis si longtemps.

[…]

Le dernier projet en cours à Culham – où réside le centre de recherche britannique sur la fusion – est une centrale de démonstration opérée par General Fusion, une société canadienne située à Burnaby. Sa mise en service est prévue pour 2025 et l’entreprise vise la vente de réacteurs à fusion dès le début de la prochaine décennie. Il s’agira de « la première démonstration à grande échelle adaptée aux centrales électriques », déclare Chris Mowry, directeur général de General Fusion. À moins que ses concurrents ne le devancent.

Lire :

https://www.pourlascience.fr/sd/technologie/la-quete-de-la-fusion-nucleaire-s-accelere-23361.php

Cette grue de 70 mètres de haut et à six bras se trouve sur le territoire de la commune suisse de Arbedo-Castione et a été construite par la startup américano-suisse Energy Vault. Celle-ci s’est consacrée à trouver une solution à un des principaux problèmes qui se dresse sur notre chemin vers la transition aux énergies renouvelables : le stockage de cette énergie. Et, parmi d’autres pistes, Energy Vault s’est penchée sur un système qui met à profit notre interaction la plus fondamentale et la plus permanente avec notre planète : sa gravité.

De l’énergie stockée à bloc(s)

La grande tour d’acier construite à Arbedo-Castione est un système mécanique géant de stockage de l’énergie grâce à tout un système de blocs suspendus de 35 tonnes chacun. Lorsque la demande d’électricité est faible, la grue utilise le surplus d’électricité du réseau suisse pour soulever les briques et les empiler au sommet. Lorsque la demande d’électricité augmente, les briques sont abaissées, ce qui génère de l’énergie cinétique qui peut être transférée dans le réseau.

Une idée aussi simple n’est évidemment pas si neuve : elle a déjà été mise en œuvre il y a plus d’un siècle avec des systèmes de retenue d’eau. Pendant les périodes creuses, une turbine pompe l’eau d’un réservoir situé en contrebas vers un second réservoir en hauteur, et pendant les périodes de forte demande, l’eau peut s’écouler à travers une turbine, produisant ainsi de l’énergie électrique.

« Pour concurrencer les combustibles fossiles, il faut rendre les énergies renouvelables prévisibles », résume Robert Piconi, le fondateur de Energy Vault, interrogé par CNN Business. « Ce qui signifie qu’il faut stocker l’énergie excédentaire et être en mesure de la répartir en cas de besoin. Sauf qu’au lieu d’utiliser de l’eau, nous utilisons ces blocs composites. »

Une alternative aux barrages comme aux batteries

Une manière d’obtenir les mêmes résultats qu’un barrage, mais sans dépendre de la topographie, ni de devoir creuser le sol ou de détourner des cours d’eau, ce qui n’est jamais très bon pour l’environnement.

En outre, le stockage par gravité offre une alternative à l’autre méthode de stockage de l’énergie renouvelable, jusqu’ici privilégiéeles batteries ion-lithium, comme celles des voitures électriques. Or, ces grosses piles nécessitent des minéraux rares, dont la production est pour l’instant limitée à quelques pays comme la Chine, et qui ont déjà déclenché les prémisses d’une nouvelle ruée mondiale vers les ressources souterraines. Or, l’exploitation du nickel ou du lithium n’a rien d’écologique, sans parler de l’assemblage et du recyclage des batteries.

Bien sûr, la tour de Arbedo-Castione n’est encore qu’un prototype, dont la construction avait commencé en 2020. Depuis, l’entreprise a abandonné le modèle de la tour, qui pouvait atteindre 200 mètres de haut, au profit de bâtiments modulaires de 20 étages qu’elle appelle « Energy Vault Resiliency Centers », plus conforme aux codes de construction internationaux.

Le choix de Di Caprio

Ces structures utiliseront des poids fabriqués à partir de terre et de déchets, et les bâtiments auront une hauteur d’environ 100 mètres. Les briques composites monteront et descendront à l’intérieur du bâtiment sur des charriots, contrôlés par un système d’intelligence artificielle qui identifie les moments optimaux pour charger ou décharger l’énergie, en fonction de l’offre et de la demande.

En février, Energy Vault a fait son entrée à la bourse de New York, levant environ 235 millions de dollars. Elle a récemment annoncé que Leonardo DiCaprio avait rejoint le conseil consultatif stratégique de la société.

Source

CNN / https://fr.businessam.be/et-si-la-solution-pendait-juste-en-dessous-de-nos-yeux-la-gravite-un-moyen-de-resoudre-le-probleme-de-stockage-de-lenergie-renouvelable/

A l’heure où les approvisionnements en énergies d’origine fossile s’annoncent durablement perturbés, le renouvelable se présente comme une planche de salut encore trop étroite aujourd’hui. Plutôt que la contestation source de retards dommageables, une mobilisation générale est nécessaire pour développer de façon plus sereine et urgente, entre autres, la méthanisation, ainsi que l’éolien terrestre et offshore.

https://www.revolution-energetique.com/eoliennes-fermes-offshores-methanisation-rangeons-les-banderoles/

Ah, on les voyait venir, les affairistes sans-gêne de nos campagnes, ces empoisonneurs de nos sols, de nos eaux, de notre air, de nos corps … Ces adeptes irresponsables de l’agriculture chimique, pourfendeurs de la biodiversité, ennemis du vivant !

Ils ne pouvaient pas laisser passer une telle occasion ! C’est la base même de la doctrine du choc, que de profiter du chaos pour tenter de faire avancer des intérêts particuliers, en tentant de les habiller de cause nationale.

Non, messieurs, la terre que nous empruntons à nos descendants doit être utilisée pour nourrir. Parcimonieusement, avec respect et bienveillance mais pour nourrir. Exclusivement !

Et sans que vous n’y déversiez vos poisons, vos blocs de béton, sans que vos labours profonds ne la stérilisent, comme ils l’ont fait, jusqu’à présent. Nous voulons des sols vivants !