Si l’empreinte écologique de l’hydrogène bleu est remise en cause, c’est en grande partie à cause des fuites de méthane, un gaz à effet de serre susceptible de provoquer un réchauffement 86 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

Le méthane, vous savez, ce que produisent les unités de méthanisation qui, selon le Comité Scientifique National Méthanisation raisonnée (CNSM), fuient toutes et tout le temps (*) …

(*) Bonne occasion de rappeler les fiches pratiques du CSNM

https://www.h2-mobile.fr/actus/hydrogene-bleu-ne-serait-pas-si-propre/

Dans l’agglomération de Pau, riverains et agriculteurs s’affrontent autour d’un projet de méthanisation.

Le projet de méthaniseur, soutenu par la communauté d’agglomération de Pau et son président, François Bayrou, a été rendu possible par le déclassement d’un cours d’eau. Des riverains et deux associations ont déposé des recours.

[…] l’emplacement de ce méthaniseur se trouve non loin des habitations, d’une zone Natura 2000, et d’un sentier de promeneurs. 

Cela va provoquer des émanations d’ammoniac dans l’air… et nous aurons plus de nitrates dans la nappe phréatique, qui n’est qu’à deux mètres de profondeur. 

le méthaniseur sera construit sur un bassin versant, à l’aplomb d’un cours d’eau intermittent. En cas de fuite ou d’accident de l’usine, ce cours d’eau, qui rejoint le ruisseau de l’Oussère au niveau du village voisin, Sendets, pourrait donc être directement pollué et contaminer des terrains alentour. Depuis un an, six accidents de méthaniseur en France ont conduit à une pollution de cours d’eau : à Châteaulin, dans le Finistère (où 180 000 foyers ont été privés d’eau potable pendant une quinzaine de jours), à La Mesnière (Orne), à Andelnans (Haut-Rhin), à Volckerinckhove (Nord), à Tence (Haute-Loire), et à Aire-sur-l’Adour (Landes). Une fosse de lisier qui éclate, une cuve de digestat qui fuit, un épandage trop copieux

Oui, à Coulombs-en-valois, on sait que la présence d’une zone Natura 2000, créée du fait de la présence d’une espèce de batracien menacée, n’a gêné ni les porteurs du projet, agriculteurs locaux, ni le maire de l’époque, agriculteur à la retraite et père de l’un des deux créateurs du méthaniseur (pas plus que ça n’a gêné ce qui lui restait d’équipe municipale encore fidèle, dont un premier adjoint, agriculteur aussi. Tous ont été évincés, lors des dernières élections).

Ici aussi, le Clignon et ses marais craignent, comme craignent les marais entre Coulombs-en-valois et Crouy-sur-Ourq, comme sont concernés nappes phréatiques, sources, rus …

Mais ni cela, ni de possibles conflits d’intérêts n’ont perturbé le Préfet qui, en Macronie, décerne les autorisations nécessaires au mépris de tout fonctionnement démocratique.

Humanité et biodiversité ne sont rien, en néolibéralisme, à côté du business. Espérons que Bayroux, et ceux responsables de cette aberration, seront également jetés de leurs postes d’élus, demis de leurs fonctions dont ils trahissent la charge.

http://www.mediapart.fr/journal/france/300621/dans-l-agglomeration-de-pau-riverains-et-agriculteurs-s-affrontent-autour-d-un-projet-de-methanisation?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

https://petitions.eau-et-rivieres.org/pour-un-moratoire-sur-les-methaniseurs

Télécharger ce document : https://www.eau-et-rivieres.org/sites/erb.fr/files/pdf/MANIFESTE_METHANISEURS.pdf

La méthanisation un danger pour les rivières, fontaines de nos villes et notre environnement

1 – La méthanisation ne réduit pas les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)
L’objectif majeur de la lutte contre le réchauffement climatique passe par la séquestration du carbone dans les sols. Or, la méthanisation produit l’effet inverse en transformant le carbone vivant en méthane qui sera brûlé au final, à l’instar de toute autre énergie fossile et produira du CO2.

2 – La méthanisation ne démontre pas son innocuité et cache ses impacts réels sur l’environnement : ◦ La composition et les impacts de ces (in)digestats ne sont ni connus ni étudiés. ◦ La méthanisation ne résout pas les problèmes posés par l’azote et le phosphore en Bretagne ◦ Les matières non digérées par les bactéries du méthaniseur, destinées à l’épandage soulèvent des interrogations légitimes quant à leurs impacts sanitaires.

3 – Plusieurs cas d’accidents liés au stockage et à la manipulation des intrants ou au fonctionnement de méthaniseurs ont été à l’origine de pollutions de cours d’eau bretons, des sols et de l’air (émissions gazeuses et de fuites de biogaz). Les risques et les accidents sont difficiles à prendre en charge et à maîtriser, comme ont pu le démontrer les accidents récents de Plouvorn, Beuzec Cap-Sizun et bien entendu de Chateaulin.

4 – La méthanisation constitue un véritable «aspirateur à déchets », pour se pérenniser et se développer, elle induira inévitablement une augmentation des volumes de déchets.

La méthanisation un danger pour l’Agriculture paysanne

1 – La méthanisation accentue un modèle agricole intensif
La méthanisation maintient et développe l’élevage hors-sol généralement intensif, en offrant un débouché aux surplus de production et aux effluents. Ceci s’oppose à l’enjeu de restauration du lien au sol en agriculture et à l’impératif de changement du modèle agricole et agro-alimentaire breton. Ce changement passera inévitablement par une réduction du cheptel animal.

2 – La méthanisation conduit à un processus d’accaparement des terres
Rentabiliser une unité industrielle de méthanisation nécessite d’user d’apports à pouvoir méthanogène important. L’apport en cultures dites « principales » des méthaniseurs est limité à 15% du tonnage brut par an. On observe donc sur le terrain des stratégies pour alimenter les méthaniseurs : maïs en cultures intermédiaires, prairies ensilées pour alimenter les méthaniseurs, etc. Cette situation provoque des accaparements de terres et un renchérissement du prix du foncier. Aucun contrôle relatif aux approvisionnements n’est réalisé sur le terrain concernant les approvisionnements et le respect du plafond des 15 % de cultures principales, entraînant une vraie incertitude sur le respect réel de cette exigence.

3 – La méthanisation est une substitution au revenu agricole
Fortement subventionnée, en particulier par des tarifs de rachat de l’électricité et du gaz, cette technologie attire d’autant plus que les prix des productions agricoles s’effondrent.
La cogénération n’est pas particulièrement rentable et ne survit que grâce à un tarif de rachat privilégié qui peut baisser à tout moment. Les pouvoirs publics font le choix de développer une politique énergétique en faisant porter aux paysan.ne.s dont la dette est déjà élevée, le risque et l’endettement . Or, c’est la production alimentaire qui doit être rémunérée.

4 – La méthanisation est contraire au principe de transition agricole
L’implantation d’une unité de méthanisation dans une exploitation pose la question majeure de
l’augmentation forte du capital des entreprises et donc des possibilités de transition et de transmission qui s’offriront par la suite. Vue la taille des unités, il est certain que dans de nombreux cas, l’exigence de rentabilité engouffre l’exploitation dans un modèle dont il ne pourra pas revenir aisément. Ce qui est aujourd’hui contraire aux discours sur la transition écologique alimentaire et agricole.

Le principe est simple : Prendre les gens par surprise pour, ensuite, lâcher le minimum et, surtout, en remettre une couche. Voilà la façon d’agir de nos gouvernants (en particulier les gouvernant actuels).

Quelles sont les mesurettes des « arrêtés en cours d’élaboration » ?

  • « La distance réglementaire entre les installations et les tiers passera de 50 à 200 m à partir du 1er janvier 2023 », a dit Mme Pompili. « Sauf pour les plus petites, où on montera à 100 m ».
  • Fuites de gaz, il y aura « des contrôles à fréquence suffisante de l’intégrité de tous les contenants:, notamment un contrôle semestriel des pièces d’étanchéité ».

C’est tout !

  • 200 m des habitations, pour les effluves, on suppose, comme si cela suffisait.
  • Contrôles des fuites de gaz … Avec distributions de blâmes et au bout de 300 blâmes on a un avertissement ? Sachant que le méthane et autres gaz qui s’échappent des méthaniseurs (quasiment tous, selon le CNVM), sont jusqu’à … 800 fois plus à effet de serre que le CO2 !!!

Par contre :

  • « Le gouvernement souhaite produire davantage de biogaz »

Et, le plus intéressant, peut-être :

  • Contre les nuisances olfactives, tout pétitionnaire d’une nouvelle installation devra produire « un état initial des perceptions », a-t-elle ajouté: « Cela servira de référence en cas de plainte ».

En bref, cette ministre soit disant écologique, veut assoir le principe selon lequel, si on ne peut prouver que cela puait moins avant, on a plus qu’à la fermer définitivement …

C’est, craignant cette espèce de jurisprudence, que nous avons demandé, immédiatement après l’élection de la nouvelle équipe municipale, que soit effectué un « point zéro », de la situation des rus, puits et autres sources de la commune (faire de même avec celles des environs (Dhuisy, Germiny-sous-Coulombs) et, notamment, celles bordant le Clignon (Brumetz, Montigny-l’Allier …) ainsi que les marais dans la zone Coulombs / Fussy / Crouy sur Ourcq où se jette La Croix Sainte Hélène (qui recueille les eaux de la Pissotte, du Ru Roland et le Rue du Bouribou) serait tout aussi essentiel !)

Il conviendrait d’inclure dans cette analyse la zone Natura 2000 du Bois des réserves et des usages de Montgé (en partie sur les terres de Vendrest) dont la justification est la présence de crapauds « sonneurs à ventre jaune ».

Ce « point zero » devrait être un contrat annuel et reconductible dont le principe est de procéder à plusieurs prélèvements annuels et, ainsi, pouvoir les comparer avec ceux qui se feront une fois que que méthaniseur, autorisé à la hussarde (pour rester correct) sur notre commune, aura commencé ses épandages.

https://actu.orange.fr/societe/environnement/methanisation-des-mesures-pour-reduire-nuisances-et-risques-CNT000001AU2D2.html

https://www.lacommere43.fr/fait-divers/item/37929-tence-une-unite-de-methanisation-fuit-une-riviere-polluee-par-du-lisier.htmla fuit de partout ces machins, et ces fuites ne sont pas les plus dangereuses

Ça fuit de partout ces machins, et ces fuites ne sont pas les pires … Celles, gazeuses et invisibles, sont autrement plus dangereuses, pour la planète, contribuant à l’effet de serre !!!

Voyez comme ils mentent, ces empoisonneurs, voyez leur propagande … Et, pendant que d’autres luttent, nous, on a laissé faire. Ignorants, on s’est fait avoir et, du digestat, on en bouffera pendant des lustres … Et nos arrière petits-enfants trouveront en encore des traces dans les nappes phréatiques.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/video-bas-rhin-a-rittershoffen-le-projet-d-une-unite-de-methanisation-cree-la-polemique-2056243.html

Un permis de construire pour un méthaniseur agricole XXL a été déposé le 16 avril à la mairie de Corcoué-sur-Logne. Derrière ce projet qui se heurte à la contestation locale, une entreprise danoise qui tente de s’implanter en France, profitant de subventions très favorables au « biométhane ».

https://www.mediapart.fr/journal/france/200421/en-loire-atlantique-les-impacts-problematiques-d-un-methaniseur-hors-norme?onglet=full

Ben, oui, les requins pollueurs, y compris étrangers, vont pas se gêner … Il n’y a qu’a se baisser pour ramasser notre pognon, que Macron leur distribue sous forme de subventions. Les digestats, la pollution des nappes et des rus et le toutim, on se les garde, par contre, ça, les requins danois, ils sont comme les nôtres : la merde, c’est pour les « sans-dents » …

Lors de cette manifestation, le collectif a reçu le soutien de l’association Eaux et Rivières et du Collectif National Vigilance Méthanisation canal historique. Deux oppositions très fortes à l’implantation d’usines de méthanisation. Pierre Loisel, le délégué départemental, rappelle qu’« Eaux et rivières » est l’auteur d’un manifeste pour un moratoire sur le développement des méthaniseurs en Bretagne et un renforcement du contrôle des unités existantes. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/kervignac-56700/kervignac-gazpard-maintient-la-pression-contre-le-projet-de-methanisation-7178059