Après une convergence de forces contre la bétonisation, la seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible l’intoxication des terres par le système agro-industriel. L’agriculture extractiviste, et son recours à la mécanisation et à la chimie, empoisonne les biens communs que sont la terre et l’eau, tue les oiseaux, les rongeurs, les humains. Nous sommes nombreux·ses à se sentir tenaillé·e·s par la colère et l’absence d’horizon. Rejoignez les Soulèvements de la Terre !

Après une première convergence de forces contre la bétonisation, cette seconde saison des Soulèvements de la Terre aura pour cible majeure l’accaparement et l’intoxication des terres par le système agro-industriel.

Ce système est un vaste complexe composé de multiples acteurs : des groupes industriels plus puissants que les États, Bayer-Monsanto et ses manipulations sur le vivant en tête ; des politiques public-privé qui privatisent l’accès à nos ressources vitales, telles que l’eau avec les projets de « méga-bassines » ; ou encore des sociétés agricoles à visée hégémonique qui s’approprient des quantités considérables de terres. Mais aussi étendu que soit ce système, nous pouvons le combattre en de multiples points.

Il repose sur une course effrénée à l’agrandissement des exploitations agricoles et à l’augmentation des rendements, au mépris de l’environnement, de la qualité de la nourriture et des conditions de travail. En 2013, 3,1 % des exploitations concentraient à elles seules la moitié des terres agricoles de l’Union Européenne. Il a également conduit à la quasi disparition de la classe paysanne, comme de pans entiers de la biodiversité, et génère des profits colossaux pour les multinationales productrices de pesticides et engrais chimiques, tandis que les exploitant.e.s peinent à se tirer un revenu et s’endettent à en crever.

Cette agriculture extractiviste requiert un recours croissant à la mécanisation, à l’automatisation et à la chimie. Elle empoisonne massivement les biens communs que sont la terre et l’eau. Elle tue les oiseaux, les rongeurs, les insectes et les humains. C’est une catastrophe pour le climat, la biodiversité et la santé. Malgré tout, les gouvernements successifs continuent, complices, de porter ce modèle avec la FNSEA, structure tentaculaire pilotée par les patrons de l’agro-business. Le renouveau d’une paysannerie à la fois viable et soucieuse du vivant est bridé, bien qu’une partie de plus en plus large de la population en soutienne clairement les principes.

LIRE L’ARTICLE !

Acte 1 – 22 septembre : Manif-action contre les « méga-bassines », Niort, 12h, place de la Brèche.

Acte 2 – 9-10 Octobre : Marches sur Paris pour les terres fertiles d’Île-de-France et contre la bétonisation.

Acte 3 – Tout au long de la saison : battre la campagne contre l’accaparement

Acte 4 – 5 mars 2022 : Assiéger Bayer-Monsanto, Lyon

https://blogs.mediapart.fr/les-soulevements-de-la-terre/blog/130921/intoxication-des-terres-par-le-systeme-agro-industriel-les-soulevements-de-la-terr

Notre affaire à tous et Pollinis lancent une action en justice visant les défaillances du processus d’autorisation des produits toxiques, cause majeure de la dégradation du vivant.

Sus à l’ennemi, nom de dieu !

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/09/pesticides-des-associations-attaquent-l-etat-pour-n-avoir-pas-suffisamment-protege-la-biodiversite_6094008_3244.html

Ça, c’est bien !

L’institution, qui avait été saisi en début d’année, a finalement invalidé les chartes locales censées encadrer l’usage des pesticides près des habitations. Une victoire pour les associations de défense de l’environnement.

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/pesticides-le-conseil-constitutionnel-retoque-les-derogations-aux-distances-depandage-20210319_624TNP5HR5FYFPLRHCKENIRDTQ/

NON à la méthanisation
OUI à une eau de qualité au robinet
OUI à des rivières vivantes
OUI à une agriculture respectueuse des humains et des animaux
Signez la pétition !

https://petitions.eau-et-rivieres.org/

Accidents à répétition

Plusieurs cas d’accidents liés au stockage des déchets ou au fonctionnement de méthaniseurs ont déjà été à l’origine de pollutions de cours d’eau bretons. Les accidents récents de Plouvorn, Beuzec Cap-Sizun et bien entendu de Châteaulin prouvent à l’ensemble de la population l’impact inacceptable sur le sol, l’air, les cours d’eau et la santé humaine. Les accidents sont difficiles à prendre en charge et à maîtriser.

La méthanisation soutient un modèle agricole intensif. Elle ne répond pas à la question de la gestion des déchets et conduit à un processus d’accaparement des terres. La méthanisation n’est pas non plus une réponse à la question du revenu agricole. Elle n’est pas une énergie propre et est contraire au principe de Transition.

L’accident du méthaniseur du Finistère révèle le n’importe quoi de politiques sous l’influence des lobbies. La méthanisation industrielle est un scandale financier et écologique !!!

Cinq associations agricoles et de protection de l’environnement lancent une pétition pour demander un moratoire sur la méthanisation, plus d’un mois après la pollution de l’Aulne par l’usine de biogaz de Châteaulin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-des-organisations-agricoles-et-ecologistes-demandent-un-moratoire-sur-la-methanisation-6995343