Ils ont tout pollué. Tout ? Non, il reste encore un peu de biodiversité à détruire …

« Elle distribue de l’argent public à ces usines, dit-il. En moyenne, une centrale reçoit 600 000 euros de subventions par emploi créé. La situation est similaire dans d’autres zones agricoles, comme la Bretagne et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus assurent que c’est un procédé énergétique durable. Mais dans les faits, la méthanisation s’industrialise et cause de graves risques de pollution. Aussi, les centrales nécessitent des apports en végétaux et donc l’utilisation de plus en plus massive de terres agricoles dédiées. »

« La politique énergétique est un enjeu colossal pour l’écologie, insiste Bruno Ulrich, représentant des associations environnementales au Ceser. Dans ce grand virage vers la méthanisation, ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. Pourtant, l’urgence de trouver de bonnes solutions énergétiques est bien là, et le cap qu’on s’apprête à prendre pour les prochaines décennies n’est pas le bon, au contraire. »

https://reporterre.net/Methanisation-Grand-Est-fonce-tete-baissee

En France, l’agriculture est la première cause de pollution de l’eau potable, révèle une étude de l’UFC-Que Choisir publiée ce mardi.

Oui, oui, on est au courant. Depuis que nos gouvernants ont transformé nos paysans en empoisonneurs, c’est la nouvelle donne : La flotte, les aliments pourris de pesticides, c’est pour nous. Les homards, le bon pinard et la bonne bouffe (payés avec nos sous, en plus), c’est pour eux … Toute cette engeance aurait tort de se gêner, on vote pour eux, on les adule, on admire tellement inconditionnellement, « ceux qui ont réussi » …

https://www.nouvelobs.com/conso/20210420.OBS43018/plus-d-un-million-de-consommateurs-boivent-une-eau-polluee-par-les-pesticides.html

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/08/notre-surconsommation-d-engrais-azotes-de-synthese-est-un-desastre-ecologique-social-et-economique_6075962_3232.html

Et, comme s’ils n’empoisonnaient pas assez, comme s’il n’étaient pas suffisamment nuisibles, ces nazes se permettent de nous emmerder en venant manifester sur nos routes avec leurs gros tracteurs !

L’addiction des agriculteurs aux engrais azotés a un coût exorbitant pour le climat et la biodiversité, estime un collectif d’agronomes et d’agriculteurs. Ils appellent, dans une tribune au « Monde », à réduire fortement la consommation de fertilisants chimiques et à retrouver des sources d’approvisionnement biologiques.

Tribune. Les engrais chimiques sont une potion magique issue de la guerre. L’invention du chimiste Fritz Haber (1868-1934), qui a reçu le prix Nobel pour ses travaux sur la synthèse de l’ammoniac, avait deux objectifs : nourrir davantage d’êtres humains et fabriquer des explosifs. Cette découverte a permis d’augmenter rapidement les rendements agricoles au sortir de la seconde guerre mondiale, tout en offrant de nouveaux débouchés aux industries créées en temps de guerre. Depuis 1960, notre consommation mondiale d’engrais azotés de synthèse a été multipliée par neuf – pourtant les plantes n’absorbent que la moitié de l’azote produit. Alors, où va le reste ?

Notre surconsommation d’engrais azotés de synthèse est un désastre écologique, social et économique. La fabrication de ces engrais, que nous importons à 60 %, est une bombe climatique : il faut l’équivalent en gaz d’un kilogramme de pétrole pour produire un kilogramme d’azote. Une fois arrivés dans nos champs, ils émettent massivement du protoxyde d’azote, un gaz 265 fois plus puissant que le CO2. L’azote qui n’est pas absorbé par les plantes pollue les cours d’eau et l’eau du robinet, et tue la biodiversité aquatique – le phénomène des algues vertes est désormais bien connu. De l’ammoniac s’évapore également dans l’air et contribue à produire des particules fines, qui génèrent des pics de pollution jusque dans les villes lors des épandages au printemps. L’adoption massive des engrais chimiques a provoqué une chute de la teneur en matière organique des sols et une augmentation des traitements pesticides car trop d’azote rend les plantes vulnérables aux pathogènes.

Lors de cette manifestation, le collectif a reçu le soutien de l’association Eaux et Rivières et du Collectif National Vigilance Méthanisation canal historique. Deux oppositions très fortes à l’implantation d’usines de méthanisation. Pierre Loisel, le délégué départemental, rappelle qu’« Eaux et rivières » est l’auteur d’un manifeste pour un moratoire sur le développement des méthaniseurs en Bretagne et un renforcement du contrôle des unités existantes. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/kervignac-56700/kervignac-gazpard-maintient-la-pression-contre-le-projet-de-methanisation-7178059

Peut-être faudrait-il signaler qu’à Coulombs en Valois l’eau est impropre à la consommation du fait d’une agriculture intensive synonyme d’empoisonnement généralisé. Environnement, faune, flore, êtres humains, nappes phréatiques … Tout, ils empoisonnent tout … Ils en arrivent même à s’empoisonner eux-mêmes.

Mais c’est pas la peine, ils le savent déjà, les journaleux … Et les politiques aussi. Ils le savent tous !

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/alerte-pollution/alertepollution-rivieres-ou-sols-contamines-dechets-industriels-abandonnes-vous-vivez-pres-d-un-site-pollue-alertez-nous_3037945.html

Eau noire et mousseuse, dépôts gélatineux, odeur nauséabonde, poissons morts… Ce couple de retraités a assisté avec impuissance à la dégradation de son petit coin de paradis. « C’était un vrai lieu de vie. Nos enfants et petits-enfants pêchaient et s’y baignaient encore l’an dernier », racontent-ils.

https://www.lepopulaire.fr/saint-brice-sur-vienne-87200/actualites/une-unite-de-methanisation-est-elle-responsable-de-la-pollution-d-un-etang-a-saint-brice-sur-vienne_13876664/

L’eau, à Coulombs, est scandaleusement polluée. Tellement, qu’elle est impropre à la consommation humaine et que, pour l’eau courante, il nous faut la faire venir d’ailleurs … Doit-on définitivement se conformer à ce que certains considèrent notre nappe phréatique comme leur puisard ?

Source : Que Choisir