L’être humain naît bon. Ensuite, il devient con !

Ces poissons d’ornement rendus plus colorés sous une lumière fluorescente se sont échappés de fermes aquacoles et semblent s’être adaptés à leur environnement.

Ce sont les premiers animaux transgéniques de compagnie brevetés : depuis le début des années 2000, des poissons-zèbres, génétiquement modifiés pour exprimer des gènes de méduses ou de corail leur conférant de vifs coloris sous un éclairage fluorescent, sont les chouchous des aquariophiles. Mais voilà qu’on les retrouve dans la nature, à proximité de fermes aquacoles brésiliennes. Dans Studies on Neotropical Fauna and Environment du 2 février, des chercheurs constatent que l’espèce se reproduit dans un réseau de mares depuis 2015. La revue Science du 11 février rappelle que de tels échappements avaient aussi été constatés en 2014 à proximité d’élevages en Floride, où des perches n’avaient fait qu’une bouchée des fuyards. Mais au Brésil, on ne sait pas encore si leurs couleurs criardes leur vaudront le même sort, ou s’ils pourront prospérer, en l’absence de prédateur clairement identifié.

Hervé Morin

Source

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/02/21/des-poissons-transgeniques-dans-la-nature-au-bresil_6114565_1650684.html#Echobox=1645513743

Une étude internationale a observé que l’exposition de femmes enceintes à des mélanges de perturbateurs endocriniens, présents dans notre environnement quotidien, avait des effets délétères sur le développement cérébral des enfants, entraînant des retards de langage.

Considérer la combinaison de plusieurs substances

Les perturbateurs endocriniens sont présents un peu partout dans notre environnement, depuis les pesticides des cultures aux molécules présentes dans les objets de nos foyers, comme le célèbre Bisphénol A. Ces substances ont la caractéristique d’affecter notre système hormonal, et ainsi, indirectement, bon nombre d’autres systèmes physiologiques régulés par ces hormones.

De nombreuses études se sont donc intéressées à ces perturbateurs, afin de connaître leurs effets sur la santé et définir une réglementation efficace, notamment en termes de concentration dans nos produits quotidiens. Mais, souligne une nouvelle étude parue dans le prestigieux magazine Science, il y a une faille : cette évaluation des risques pour la santé ne considère les substances que prises séparément. L’effet cocktail, soit la possibilité qu’un mélange de substances ait d’autres effets, ou des effets différents, que chaque substance prise séparément, n’entre pas en compte pour définir ces réglementations, qui doivent nous protéger sanitairement. Alors qu’au quotidien, l’humain est sans cesse exposé à un mélange de perturbateurs endocriniens (PE).

Retards de langage

Près d’une trentaine de chercheurs, venant de laboratoires européens et américains, a ainsi analysé l’effet de mélanges de PE d’un point de vue expérimental et épidémiologique.

Ils ont quantifié l’exposition à une série de PE, couramment rencontrés, sur une large cohorte de femmes enceintes en Suède. Et de conclure à une augmentation dans les retards de langage chez les enfants de 54% des femmes enceintes étudiées. “Les enfants de la cohorte ont maintenant grandi et les résultats de leur suivi indiquent que ceux qui ont souffert d’un retard de langage obtiennent en moyenne des scores plus faibles aux tests de quotient intellectuel.” commente un des chercheurs, le français Jean-Baptiste Fini, auprès de nos collègues du Monde. Afin de mieux identifier les processus derrière ce constat, ils ont soumis des animaux de laboratoire à ces cocktails de perturbateurs endocriniens, et ont observé qu’ils affectaient le système thyroïdien (qui produit des hormones intervenant dans le développement cérébral).

Source :

https://www.rtbf.be/article/perturbateurs-endocriniens-une-etude-conclut-a-un-impact-sur-le-developpement-cerebral-des-enfants-10938926

Vous avez aimé le coronavirus ? Soyez contents, avec l’empoisonnement des rivières, on prépare la suite …

De l’Antarctique à la Scandinavie en passant par l’Océanie, la contamination des cours d’eau par des résidus de médicaments est présente sur tous les continents. Les auteurs d’une étude d’une ampleur exceptionnelle, à paraître dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) datés du 22 février, ont recherché au total 61 substances couramment utilisées. Ils en ont détecté au moins une dans la totalité des 258 rivières analysées, à part en Islande et dans un village yanomami au Venezuela. Leurs travaux couvrent 106 pays, dont 36 n’avaient jamais fait l’objet d’une surveillance, et concernent plus de 470 millions de personnes et de nombreux écosystèmes.

Parce qu’elle a des effets délétères sur les organismes aquatiques – la féminisation et le changement de comportement de poissons, notamment –, parce qu’elle est préoccupante vis-à-vis de la résistance aux antimicrobiens, « la pollution pharmaceutique constitue une menace mondiale pour l’environnement et la santé humaine », alertent les scientifiques. Qu’elle émane de la fabrication, ou de la consommation et de l’élimination de médicaments, la contamination excède les limites considérées comme sûres dans un quart des sites étudiés, 25,7 % précisément.

Parmi les substances qui dépassent fréquemment les seuils considérés comme non délétères pour les écosystèmes, et présentes presque partout, reviennent souvent un antimicrobien (le sulfaméthoxazole), des antidépresseurs (l’amitriptyline, le citalopram), des antihistaminiques (la loratadine, la fexofénadine, le kétotifène).

Concentrations d’antibiotiques

Le plus grand dépassement a été observé pour un antibiotique, le métronidazole, à Barisal, au Bangladesh, non loin de l’arrivée d’eaux usées provenant d’une usine de médicaments. Sa concentration était plus de 300 fois supérieure à la « cible sûre », selon la terminologie de l’étude. Les scientifiques s’inquiètent au demeurant des concentrations d’antibiotiques, qui favorisent l’émergence de bactéries résistantes.

Source

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/19/dans-les-rivieres-des-cinq-continents-la-contamination-aux-medicaments-est-generale_6114347_3244.html#Echobox=1645233783

Il ne mesure que trois centimètres de long, mais ce petit ver tout noir à tête de marteau est un redoutable prédateur ! « Humbertium covidum » vient d’être décrit par le professeur du MNHN Jean-Lou Justine. Une nouvelle espèce potentiellement invasive venue d’Asie, signalée en France, et en Italie.

https://www.franceinter.fr/emissions/camille-passe-au-vert/camille-passe-au-vert-du-lundi-14-fevrier-2022

En bref

  • La fusion nucléaire fait partie des énergies dites « décarbonées ». Fusionner deux isotopes de l’hydrogène produit de l’hélium. Il ne s’agit pas de combustion, et il n’y a pas d’émission de CO2 dans cette réaction.
  • Le tokamak est une technologie qui permet de confiner le plasma grâce à des champs magnétiques, dans une vaste enceinte torique où la fusion nucléaire peut avoir lieu.
  • Le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), en cours de construction à Cadarache (France), fait partie de la 2ème génération de prototypes de tokamak.
  • Nombreuses start-up se sont lancées dans cette aventure. L’investissement dans ce type d’énergie ne se limitant plus au public, les avancées techniques sont ainsi prometteuses pour la suite.

Considérée par certains comme la solution d’avenir aux problèmes énergétiques de l’humanité ou comme une vieille arlésienne technologique par d’autres, la maîtrise de la fusion thermonucléaire agite les esprits (et les laboratoires de recherche) depuis les années 1950. Depuis 70 ans, d’énormes progrès ont été accomplis dans la maîtrise de cette source d’énergie qui alimente toutes les étoiles de l’Univers (notre Soleil en première place). Mais aussi impressionnants que soient ces progrès, force est de constater que l’aboutissement industriel de ces travaux peine toujours à se matérialiser. « La fusion nucléaire, c’est pour dans 30 ans… depuis 50 ans », entend-on souvent. Mais depuis quelques années, de nouveaux acteurs explorent ce territoire : les start-ups. Où en sont ces projets ? En voici un petit tour d’horizon.

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https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/energie/fusion-nucleaire-quand-le-prive-sen-mele/

Les autorités écossaises ont annoncé en janvier les résultats de l’appel d’offres géant ScotWind portant sur quinze zones en mer vouées au développement de parcs éoliens offshore. Elles ont attribué 17 projets, qui couvrent un peu plus de 7 000 km² et totalisent une puissance nominale cumulée de 25 GW, soit l’équivalent de 15 réacteurs nucléaires de type EPR. C’est bien davantage que la totalité du parc éolien français dont la capacité actuelle s’élève à 18 GW. Parmi les lauréats figurent des coopératives citoyennes qui ont obtenu 3 sites.

Lire la suite : https://www.revolution-energetique.com/ecosse-des-cooperatives-citoyennes-laureates-des-giga-encheres-pour-les-concessions-deoliennes-en-mer/

Pour les chercheurs du syndicat SUD-Recherche, l’institut, qui s’est montré favorable à l’usage de ces substances controversées, devrait jouer son rôle de conseil scientifique et se garder d’intervenir dans la décision publique.

La réautorisation partielle des néonicotinoïdes ne suscite pas seulement l’émoi des apiculteurs et des associations de protection de l’environnement, elle agite aussi les milieux scientifiques. Dans une lettre ouverte adressée le 2 février à la direction de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les chercheurs du syndicat SUD-Recherche protestent contre le rôle joué par l’organisme dans la décision de remettre en selle ces pesticides décriés pour leur impact sur les abeilles, les pollinisateurs et les oiseaux. La veille, l’arrêté de réautorisation pour 2022 était publié au Journal officiel.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/08/protestations-contre-le-role-de-l-inrae-dans-la-reautorisation-des-neonicotinoides_6112778_3244.html

Plusieurs associations, dont L214, avaient déposé un recours administratif contre cette cellule créée en 2019, qu’ils accusaient d’enfreindre la liberté d’expression. La place Beauvau a 60 jours pour mettre fin à ces activités.

Le tribunal administratif de Paris donne deux mois au ministère de l’Intérieur pour mettre fin à la prévention des « actions de nature idéologique » de la cellule de gendarmerie Demeter, mardi 1er février, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour. Destinée à lutter contre la délinquance dans le monde agricole, cette cellule est née dans le cadre d’une convention signée en 2019 avec le syndicat agricole majoritaire FNSEA et sa branche des Jeunes agriculteurs (JA).

Lire : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/delinquance-dans-le-monde-agricole-la-cellule-de-gendarmerie-demeter-doit-disparaitre-d-ici-deux-mois-a-decide-la-justice_4937299.html