On avait les pseudo-agriculteurs affairistes, les pseudo-agriculteurs empoisonneurs … Il y a, aussi, les pseudo-agriculteurs informateurs de la gendarmerie !

Créée en 2019 pour lutter contre la délinquance dans le monde agricole, la cellule Demeter suscite la défiance des associations environnementales. Elles accusent les pouvoirs publics de criminaliser la critique du modèle agricole dominant.

« C’est le début de la muselière pour des associations comme la nôtre. » Depuis que les gendarmes s’intéressent à ses activités militantes, Henri Plandé alerte. En février 2020, le président de l’association Alerte Pesticides de Haute-Gironde a organisé un débat citoyen sur les pesticides, à Blaye (Nouvelle-Aquitaine). Une initiative qui lui vaut d’être suivi de près par la gendarmerie nationale qui l’appelle à plusieurs reprises afin “d’avoir des informations” sur le contenu de la réunion et ses participants. « J’étais très étonné », confie Henri Plandé. « Je leur ai demandé si c’étaient les Renseignement Généraux.” 

Deux gendarmes finissent par se rendre à son domicile. “Ils portaient leurs armes et leurs gilets pare-balles, c’était hallucinant », se souvient le président de l’association écologiste. « Le vieil instituteur que je suis est scandalisé. Jamais je n’aurais imaginé vivre une chose pareille en France. On cherche à intimider les associations comme la nôtre.”

À l’origine de cette visite inhabituelle se trouve un dispositif, lancé publiquement en décembre 2019 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner : “Une cellule spécifique pour lutter contre les atteintes agricoles” baptisée Demeter (du nom de la déesse grecque des moissons).

[…]

Un instrument au service de la FNSEA ?

Autre sujet de polémique : La cellule Demeter s’appuie sur une convention de partenariat signée entre la FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA) et le ministère de l’Intérieur ainsi que la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Cette convention prévoit “de renforcer, de façon significative, leur partenariat pour parfaire la sécurité des exploitations agricoles”. Mais les autres syndicats agricoles n’ont pas été associés à cette convention.

“Nous avions besoin d’avoir un meilleur échange avec les gendarmes », assure Arnaud Lespagnol de la FNSEA. « Les agriculteurs voient ce qu’il se passe dans le monde rural, ils doivent travailler avec eux pour être en quelque sorte leurs informateurs. Avec la suppression de certaines gendarmeries, la relation avec le terrain était devenue plus compliquée. Quand des gendarmes doivent patrouiller sur cinquante communes au lieu de dix auparavant, il est beaucoup plus difficile de faire remonter l’information.”

Lire l’article … Car nous sommes responsables de telles déviances. Des déviances qui, chaque fois, ont un caractère plus fascisant !

https://www.franceinter.fr/societe/les-opposants-a-l-agriculture-intensive-dans-le-viseur-de-la-cellule-demeter

Le sans-gêne ne tue pas, ça se saurait …

Voici un autre point que ne semble concerner ni le responsable ni le porteur de projet …

Bonjour,

Nous souhaitions également soumettre ce point …

Selon diverses sources, les biens immobiliers voient leur valeur baisser jusqu’à 40%, lors de la mise en place d’un parc éolien comme celui que vous avez en projet de créer sur les communes de Coulombs et Dhuisy.

Nous n’avons trouvé nulle part dans les étapes du projet, une étude d’impact indépendante traitant de ce sujet qui, à partir de l’établissement d’un point zéro (le prix moyen constaté) pourrait établir les pertes occasionnées par votre projet et qui les prendrait en charge.

Pouvez-vous nous dire ce que votre entreprise a prévu en rapport avec ce point éminemment important pour certains de nos concitoyens ?

Merci

Salutations

Nous continuerons de documenter ces points mais, dans l’immédiat, voici ce que nous avons fait parvenir au responsable du projet :

Bonjour,

L’environnement n’est absolument pas pris en considération, dans votre projet.

– Les actions pour la sauvegarde des chauve-souris et autres oiseaux ne sont prévues QU’APRÈS la mise en production du parc éolien et, ce, malgré la présence toute proche du site prévu de zones Natura 2000 et ZNIEFF. C’est proprement scandaleux : Nous exigeons une étude d’impact indépendante et préalable avant toute poursuite du projet !

– Votre projet ne prévoit absolument pas la remise en état des terres et leur décontamination (tel que dénoncé ici : https://ceve.fr/le-mystere-devoile-des-terrains-des-eoliennes/), vous avez déjà répondu (en réunion d’information) que vous ne vous chargerez pas de cela.

Sachant que le coût pour une remise en état À L’IDENTIQUE (enlèvement des blocs de béton, de la dépollution des sols, notamment) est estimé à 600.000 € par éolienne, qui s’en charge, qui paie, qui est responsable ?

Nous attendons vos réponses avec grand intérêt !

Salutations

La biomasse agricole peut contribuer de façon efficace, économe et écologique aux objectifs de mix énergétique de la France, soutient l’auteur de cette tribune. Ne reste qu’à réguler la méthanisation et à valoriser l’énergie produite.

La dérive que nous observons actuellement dans le développement de la méthanisation est un cas d’école de l’absence d’une ligne claire en matière de déploiement des énergies renouvelables dans notre pays. Elle illustre plus largement et de façon caricaturale le risque d’une incohérence entre les fins et les moyens dans l’action publique.

Portée par des pionniers aussi passionnés d’innovation que soucieux d’éthique, la méthanisation a été initialement pensée en vue de la valorisation énergétique de la biomasse issue notamment des effluents d’élevage [1], des déchets organiques de l’agroalimentaire, de la part fermentescible des déchets ménagers et des stations d’épuration, et de façon plus marginale de l’entretien des espaces verts et des accotements routiers.

Or, et de façon paradoxale, la géographie actuelle des méthaniseurs est relativement indifférente à celle de ces ressources, mais correspond largement à celle des entreprises disposant des capacités financières les plus importantes et à celle des réseaux de transport d’énergéticiens devant souscrire à l’obligation d’intégrer du gaz « vert ».

Un désordre écologique

Les conséquences sur nos territoires sont facilement observables :

  • une prédation de ressources qui fragilise au long cours notre sécurité alimentaire commune ;
  • une concurrence déloyale qui accélère le phénomène d’accaparement des terres par l’usage ou la propriété au détriment des systèmes de polyculture-élevage et du renouvellement des générations d’agriculteurs ;
  • un désordre écologique avec des effets incalculables sur la santé des sols, de l’eau, la biodiversité et enfin une inquiétude grandissante quant à l’impact logistique sur les infrastructures rurales.

Cette situation ubuesque est le fruit d’un déphasage absurde entre un niveau d’aide publique élevé (aide à l’investissement, tarif de rachat) et l’absence de contrôles effectifs des installations. L’État délivre des autorisations sans disposer ni des ressources humaines ni des instruments permettant de vérifier la réalité des intrants (ce qui entre dans le méthaniseur) et de l’épandage des digestats (ce qui sort du méthaniseur).

https://reporterre.net/Methanisation-faire-plus-petit-pour-voir-plus-grand

Énergie renouvelable, l’éolien a, comme toute énergie, un impact sur l’environnement. Mortalité des oiseaux et des chauves-souris, besoin en matières premières, infrasons, bruit …

Voici ce qu’écrivait, en 2017, Reporterre sur le sujet (extraits) …

Biodiversité : oiseaux et chauves-souris

C’est un des domaines où les effets des éoliennes ne font plus aucun doute. Oui, les éoliennes ont un impact sur la mortalité des oiseaux et des chauves-souris. Mais attention aux effets de loupe : là où cet impact commence à être bien mesuré, il reste inférieur à d’autres causes de mortalité, qui sont moins facilement quantifiables. Pour la mortalité des oiseaux, l’éolien vient ainsi loin derrière les prédateurs naturels ; les collisions avec les immeubles, les fenêtres des constructions et des voitures ; les travaux agricoles et les lignes haute tension… Cependant, comme pour tout ce qui touche les questions de biodiversité, l’effet est cumulatif et peut se révéler réellement néfaste.

Si l’Espagne s’est rapidement fait remarquer pour sa mauvaise prise en compte des impacts sur les oiseaux, la France a été plus précautionneuse et a rapidement intégré des études d’impact sur l’avifaune dans les dossiers éoliens. Depuis novembre 2015, un protocole spécifique rend obligatoire la fourniture des données de suivi aux Directions régionales de l’environnement (Dreal). Comme pour tous les rapports de ce genre, les éléments sont fournis par des bureaux d’études payés par l’entreprise et transmis par l’exploitant à la Dreal. En dehors de la période d’enquête publique, les données de suivi ne sont pas disponibles au grand public. Des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle déploraient en février dernier le manque d’accessibilité de ces données.

 Études chiroptérologiques dans les dossiers réglementaires éoliens.

D’où l’importance de la parution cet été d’une étude de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), la première à agréger les données normalement inaccessibles aux citoyens.

« On s’est rendu compte que rien n’avait été fait en France sur le sujet », explique Geoffroy Marx, chargé du programme Éolien et biodiversité à la LPO et auteur de cette étude. Agrégeant les suivis environnementaux fournis par les exploitants aux Dreal ainsi que les éléments à disposition de chercheurs, c’est le premier panorama complet sur le sujet.

Premier constat : malgré le protocole de 2015, « il reste encore compliqué d’avoir accès aux données »

Pour les chauves-souris, on ne dispose pas de données aussi complètes. De fait, d’abord victimes des pesticides et de la pollution lumineuse ou des chats, c’est le mammifère le plus directement affecté par les éoliennes, à la fois par la collision directe avec la machine mais aussi, comme on l’a découvert récemment, par un effet de changement brutal de pression de l’air à proximité des lames de l’éolienne. L’effet est comparable à un plongeur qui remonte trop vite à la surface sans faire de palier : la surpression. Selon les données de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (Sfepm), la mortalité est estimée entre 0 et 69 (fourchette large) chauves-souris par an et par éolienne. Mais, contrairement aux oiseaux, les chauves-souris ont une activité de chasse et de vol plus concentrée et réduite dans la journée et dans l’année. De ce fait, de plus en plus d’entreprises équipent leurs éoliennes avec des dispositifs de détection, d’effarouchement, qui arrêtent automatiquement l’éolienne en période de forte activité ou de migration. Selon leurs développeurs, ces systèmes diminueraient de 50 à 70 % la mortalité des chiroptères en réduisant la production seulement 0,5 % du temps. Pour l’heure aucune étude globale ne permet de mesurer leur fiabilité.

Nous y reviendrons, mais, comme on le sait, plusieurs zones officielles, dont la justification est la biodiversité, ont été créées, sur notre territoire: Natura 2000, directement voisine à la zone prévue du parc éolien et ZNIEFF. Plusieurs espèces des chauves-souris (toutes plus ou moins en situation critique quand ce n’est pas, déjà, en voie de disparition) sont présentes sur notre territoire et nous sommes un lieu de passage pour des espèces migratrices, également. Le parc éolien prévu entre, donc, directement, en conflit avec ces mammifères … S’ajoutant aux autres facteurs leur portant atteinte.

Terres rares et autres matières premières : un coût «caché» ?

Autre élément souvent pointé par les détracteurs de l’éolien, cette industrie reproduirait le schéma extractiviste. Sous-entendu : elle ne vaut pas mieux que les voitures électriques avec leur pile au lithium et toutes les prétendues nouvelles technologies qui se veulent vertes mais qui reproduisent la même logique prédatrice. Une critique portée notamment par l’ingénieur Philippe Bihouix qui prône l’abandon des hautes technologies, y compris renouvelables, pour entrer dans l’âge des « low-tech ».

De fait, reconnaît Stéphane Chatelin, directeur de l’association Négawatt : « L’éolien n’est et ne sera jamais une solution parfaitement propre. Comme tout moyen de production d’énergie, il y a un impact. » Si, pour fonctionner, une éolienne n’émet pas de gaz à effet de serre, elle utilise des matières premières et de l’énergie dans sa phase de construction et de mise en place physique, ce que les chercheurs appellent « l’énergie grise ».

Ainsi, chaque machine nécessite en premier lieu un socle de béton, environ 1.500 tonnes par mât« Ça peut paraître énorme de dire que l’ensemble de l’éolien consomme 1 million de tonnes par an, dit Stéphane Chatelin. Mais dans notre scénario de transition, on parie sur une diminution en parallèle de 40 millions de tonnes de béton dans l’ensemble des secteurs, notamment le bâtiment. »

Ensuite, le mât requiert de 25 à 40 tonnes d’acier selon les modèles. Les pales sont formées de composites, un mélange de résines et de fibres de verre (donc du sable), qu’on peine à recycler pour l’instant. L’électronique utilise également quelques composants précieux, comme le silicium, l’aluminium ou des plastiques polypropylènes (pétrole).

Mais il y a la question des « terres rares ». Derrière cette appellation commune se cachent 17 métaux (néodyme, dysprosium, praséodyme…), « essentiellement des sous-produits de l’industrie minière, rares parce qu’ils sont plus difficiles à extraire, pas nécessairement parce que le volume total existant sur la planète est faible », explique Bernard Multon, chargé de mission développement durable pour l’ENS de Rennes. Le principal problème concerne un type particulier d’éoliennes, celles qui utilisent des génératrices à aimant permanent, une technologie qui allège la partie centrale et réduit le coût global de production. « Mais cela n’est valable que dans le marché actuel, avertit Bernard Multon, où il est plus intéressant d‘utiliser de nouvelles terres rares que de développer les technologies nécessaires pour les recycler. » Pour autant, l’exploitation de ces ressources, utilisées aussi dans les téléphones portables, les écrans d’ordinateur ou les véhicules militaires, pose de véritables problèmes environnementaux et sociaux, notamment en Chine.

Autre matière critique : le cuivre, qui sert dans les bobines de la génératrice, 600 kg environ pour une petite éolienne. Si la ressource est abondante dans le monde, c’est peut-être le seul matériau qui, largement utilisé dans tout le secteur de l’énergie, pourrait trouver à s’épuiser à moyen terme. Mais on maitrise les technologies pour recycler le cuivre, tout l’enjeu est donc de construire les filières, et là encore tout est sujet à la bonne volonté des investissements industriels.

Arrivé à ce stade, on retrouve le même problème que pour la biodiversité. Oui, l’éolien a des impacts notoires sur les ressources naturelles, mais il est difficile de faire des comparaisons avec d’autres ressources où les impacts sont moins précisément évalués. Alors, comment savoir si une énergie est plus propre qu’une autre ? Deux méthodes permettent de répondre à cette question.

La première est le taux de retour énergétique (Eroi en anglais). Il s’agit d’un ratio entre l’énergie totale fournie par la machine durant toute son existence et l’énergie qui est nécessaire pour la construire et la démanteler. Selon les études, l’Eroi de l’éolien se situe entre 21 et 46 pour 1. Une proportion inférieure à celle du charbon (environ 50 pour 1) mais supérieure à celui du pétrole (entre 10 et 20 pour 1). Selon certains, comme Cédric Philibert, de l’Agence internationale de l’énergie, ce mode de calcul ne serait déjà plus d’actualité car il ne prend pas en compte suffisamment la spécificité intermittente des énergies renouvelables solaires et éoliennes et surtout, les progrès technique rapides dans ces énergies en développement.

NB: Sachant que, le démantèlement, n’inclut pas l’énorme socle de béton qui, lui restera là comme « cadeau » aux futures générations !

Une bonne manière de sortir de ce débat est de prendre le problème dans son ensemble et de réaliser ce qui se fait déjà pour de nombreux objets du quotidien : une analyse du cycle de vie (ACV). Celle-ci prend en compte les impacts écologiques de l’extraction des matières premières de l’utilisation au recyclage et au retraitement en les rapportant à un coût en équivalent CO2 par kilowattheure produit (g CO2 eq/kWh). Selon une étude de l’Ademe de 2015, le taux d’émission pour une éolienne terrestre est de 12,7 g CO2 eq/kWh, ce qui place l’éolien en troisième position derrière l’hydraulique (6 g) et le nucléaire, mais largement devant le fioul, le gaz et le charbon.

NB: Le problème est que, compte tenu du caractère aléatoire de l’éolien, celui-ci favorise la création d’unités de production d’énergie au gaz, qui suppléeront le manque ou l’excès de vent.

L’éolien est caractéristique du néolibéralisme dans lequel nous avons autorisé nos gouvernants, les affairistes de tout poil à nous ensevelir …

Économie Matin

Pourquoi les promoteurs éoliens louent ils tous 10 fois plus cher des terrains qu’ils pourraient facilement acheter ?

Depuis 15 ans, 8500 éoliennes environ ont été installées en France. Curieusement, la majorité de ces éoliennes n’ont pas été installées près des lieux de consommation. Au contraire les lieux les plus reculés ont été recherchés. Pourtant, ces localisations sont les plus défavorables avec de grosses pertes de réseaux et une surveillance difficile des installations. Solution de facilité : dans les lieux isolés, les populations sont démunies devant des promoteurs disposant de gros moyens, toujours assistés par de puissants avocats, et au carnet d’adresses bien fourni d’influenceurs divers. Les dossiers des promoteurs sont tous étrangement semblables. Peut-être les autorités de la concurrence finiront par le remarquer.

On nous prend pour des buses, pour des bouseux ? On peut le craindre !

Ces promoteurs aux gros moyens n’achètent jamais les terrains où ils s’installent pour 20 ou 30 ans. Alors que l’hectare en milieu rural ne vaut que 800 à 1600 €, ils proposent des loyers annuels de plus de dix fois cette valeur, prêts à payer 200 à 250 000 € pour la location d’un emplacement. Pourquoi ce curieux geste ?

POURQUOI ? FACILE !

Le terrible piège des terrains  loués

Les éoliennes sont des bombes à retardement qui sèment sur place une pollution silencieuse dont on ne constatera les effets que lorsqu’il sera trop tard. À ce moment-là , de nombreux promoteurs risquent d’être partis ou défaillants. La note de constat du Ministère sur les carences de l’économie circulaire des éoliennes est sans appel depuis 2019. Rien n’a été mis en place depuis 15 ans à ce sujet. Juste quelques pistes très vagues sont ébauchées. Un désastre environnemental se prépare et il concerne les milieux naturels français. Il aura fallu des dizaines d’articles d’alerte pour que le problème des socles en béton commence à être reconnu, alors que l’Ademe et les promoteurs faisaient semblant de l’ignorer. Il est très étonnant que les mouvements écologistes soient aveuglés à ce point.

Notons que les écologistes en question ne le sont que par carriérisme, plus encore que par aveuglement. Les vrais écologistes savent et combattent l’éolien terrestre.

Un piège qui se révèlera trop tard pour réagir

Pour un loyer perçu de 200 000 € et plus sur 20 ans, les propriétaires croient faire l’affaire du siècle mais c’est le piège du siècle qui les attend.

Pas du tout, aucun piège n’attend personne : Le principe étant, « prend le pognon et fout le camp ». Dans 20 ans, les propriétaires seront retraités ou morts et … « après eux, le déluge ! »

La plupart des sociétés d’éoliennes sont de simples coquilles au capital de quelques milliers d’euros qui peuvent disparaitre à tout moment. Grâce à un lobby acharné auprès des parlementaires et à l’aide complaisante de quelques ministres, les provisions légales sont ridicules, de 50 à 65 000 € seulement, 10 à 30 fois inférieures à la réalité.

C’est EXACTEMENT ce que nous ont répondu les marionnettes que Intervent nous ont envoyées … une réserve pour le démantèlement de l’éolienne mais, pour le socle, non, ce serait trop cher … Ils ont botté largement en touche, sur ce sujet, là !

65 000 propriétaires sont désormais menacés de faillite en cas de mauvaise surprise. Et qui sera responsable de cette pollution ? le propriétaire et non le locataire ! Le Code de l’Environnement et les Directives européennes sont très clairs à ce sujet.

Les gros propriétaire terriens seront donc les responsables … Mais ce serait sans compter avec leurs syndicats, leurs lobbies, leurs députés et autres élus, vendus par idéologie ou électoralisme quand ce n’est pas, carrément, faisant partie du sérail. Dévoués, directement intéressés, tout ce beau monde, que nous élirons par nos votes et laisserons élire par nos abstentions, se fera un devoir de voter des lois qui allégeront les propriétaires en question de ce genre de problèmes. On parie ?

Le démantèlement et la dépollution d’un site éolien représentent un risque certain et confirmé de 600 000 € minimum à 3 millions € selon la nature du site et les dégâts causés à l’environnement : Démontage des installations, broyage des pièces, extraction des milliers de tonnes de béton du socle, recyclage des pales de plusieurs tonnes chacune dont l’incinération est très coûteuse et ne marche pas, dépollution des huiles et terres rares des appareils, élimination des fluides toxiques des postes de transformation électrique, dépollution du sol, nappes ,phréatiques, remise en état des chemins d’accès, etc …. Les premiers démantèlements démarrent actuellement pour atteindre le millier vers 2025 et 6 à 8000 par an dès 2030. les mauvaises surprises vont donc se multiplier. Les prochaines élections municipales donneront sans doute matière à réglement de comptes avec les maires qui n’ont pas protégé leurs concitoyens. Certaines opérations de « repowering » envisagées vont en réalité doubler la pollution des sites.

Dépenser 600 K€ pour tout remettre en état par des propriétaires qui n’auront perçu que 200 K€ ?

Remise en état des chemins d’accès ? Si ce n’est pas trop coûteux, peut-être, vu la propension qu’ont les agriculteurs indélicats à labourer les chemins vicinaux comme s’ils leur appartenaient … Et ce n’est pas nos agriculteurs locaux qui le démentiront !

Les maires indélicats auront à répondre devant leurs concitoyens ? Ils n’en mourront pas. Il se feront battre aux élections … C’est au moins une chose sur laquelle nous nous sommes mis en avance, à Coulombs !

Source : http://www.economiematin.fr/news-terrains-eoliennes-realite-mystere-achat-prix-grangeon

Comme cela nous a été récemment rappelé par notre Maire Catherine Boudot, nous avons jusqu’au 29 octobre 2021 pour communiquer nos remarques et commentaires à la mairie. Voici l’email reçu:

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions de votre présence le 29 septembre 2021 à la réunion de concertation préalable concernant le projet éolien.

Nous vous rappelons que vous avez la possibilité de venir déposer en mairie, vos remarques et commentaires, sur ce projet.

Un registre , ouvert à tous, est à votre disposition, jusqu’au 29 octobre 2021.
heures ouvertures au public lundi 8h30 – 13h. Mercredi 9h – 12h. Vendredi 13h30 – 19hVous pouvez également nous transmettre ces remarques et commentaires sous forme de mail à l’adresse de ce mail reçu et jusqu’au 29 octobre 2021.

Bien à vous

Catherine BOUDOT – Maire

Nous comptons publier un article étendu, sur le sujet, mais sommes un peu en retard. Du fait de l’urgence, nous nous joignons à la municipalité pour demander à tous de communiquer questions, remarques et commentaires au plus tôt.

Nous considérons, pour notre part, indispensable que soit pratiquée une étude d’impact du fait, notamment, de l’existence sur notre territoire et dans des territoires voisins (Vendrest, Ocquerre …) de zones spécifiquement intéressées par la biodiversité (Natura 2000 et ZNIEFF -Zone Naturelle d’intérêt écologique, Faunistique et Floristique-) et particulièrement voisines de la zone prévue pour l’implantation du parc éolien !

Nous nous basons notamment sur des études qui nous semblent particulièrement alarmantes, auxquelles certaines initiatives se réfèrent, et que nous serions bien avisés de copier !

Extraits :

Il est avéré que les chiroptères sont particulièrement sensibles aux éoliennes et qu’ils en sont , de loin , les principales victimes avec une mortalité très élevée.

Ces minuscules mammifères , pourtant tous protégés par la loi , extrêmement utiles à la biodiversité , auxiliaires précieux de l’agriculture ,( au point que des naturalistes les qualifient d’espèces super-patrimoniales ) voient leurs effectifs s’effondrer dramatiquement.

Certaines espèces ( dont plusieurs sont présentes sur le site de Liglet [et sur le site de Coulombs-en-Valois, NDLR]), ont désormais le statut de « vulnérable « ou de « quasi-menacé » , ce qui signifie qu’elles sont en voie
d’extinction.

L’urbanisme , la détérioration de leur milieu naturel par les pratiques de l’agriculture intensive , expliquent bien entendu cette perte d’effectif. S’ajoute maintenant le danger éolien ainsi que le souligne une multitude de rapports et d’études.

« Les chauves-souris sont victimes de collisions avec les éoliennes ou de barotraumatismes. Cela a été prouvé par de nombreux cadavres retrouvés au pied des éoliennes qui présentaient des blessures incluant des ailes cassées ou amputées, des crânes écrasés, des colonnes vertébrales brisées, et des lacérations graves. Le premiers
cas répertorié date de 1972 en Australie mais la problématique a surtout été étudiée à partir de la fin des années 90 et montre que les collisions directes avec les pales sont régulières.

Le barotraumatisme, autre cause de mortalité engendrée par les éoliennes, a été mis en évidence plus tardivement. Il s’agit d’un phénomène causé par un changement rapide ou excessif de pression qui se produit à proximité des pales des éoliennes, autour du rotor ou entre la pale et le mât. Ce phénomène engendre des lésions tissulaires internes mortelles dans les structures qui contiennent de l’air. Le barotraumatisme touche donc les poumons et
provoque des hémorragies pulmonaires occasionnant des ruptures des tissus alvéolaires ou encore des oedèmes(1). Ainsi la pression, engendrée par le passage d’une pale, est souvent létale pour les chauves-souris . » Extrait rapport Heitz-Jung ( Ecosphère ) ,

Ce même rapport de 2016 indique que 250 000 chauve-souris sont tuées chaque année en Allemagne par les éoliennes d’après une étude d’envergure . Ce qui donne la mesure des dégâts !

 https://www.vienne.gouv.fr/content/download/18215/114333/file/Obs_Giraud.pdf

Il convient de rendre publiques ces informations, ces études, pour que ceux qui prennent et prendront part à ce projet ne puissent se protéger derrière leur ignorance ou une bonne foi, souvent plus ou moins simulée.

Tout n’est pas moche, en ce bas monde …

L’achat de graines, bulbes et autres plants est un incontournable, pour tout jardinier. On peut être encouragés à privilégier le circuit court, mais les jardineries du coin ne pratiquent pas forcément un circuit court, en particulier pour les semences. Pour les plants, il m’est arrivé de me fournir chez Derouault, à Nogentel (près de Chateau Thierry), mais ils refusent de vendre du BIO aux particuliers, alors …

Afin de pouvoir « tirer » d’année en année de vos propres graines (tomates, poivrons etc …) ou bulbes (ail, échalotes), il faut privilégier, l’achat de produits BIO. À défaut, il existe des produits non traités qui n’empoisonneront pas votre sol et l’environnement. Ce qu’il faut fuir, ce sont les produits préparés de type F1 car, s’ils donnent effectivement des légumes parfaits, ceux-ci se dégradent très vite en quelques générations.

Mais attention, repartir de sa production a ses avantages mais, aussi, ses limites.

Les avantages sont principalement, que, généralement, vous choisirez les légumes les plus beaux, précoces, ayant résisté aux maladies etc … Vous procédez ainsi à une sélection en fonction de votre sol, exposition, culture extérieure, culture en serre etc …

Les inconvénients ? D’abord, que tous les légumes ne se prêtent pas forcément très facilement à cette auto production de semences. Ensuite, il y a le problème des croisements et autres hybridations. Les curcubitacées (courges, courgettes, comcombres etc …), en particulier, peuvent se croiser entre elles, au sein d’une même espèce. Cela conduira fatalement à la production de légumes … bizarres mais, aussi, à de belles surprises.

Il est donc conseillé d’aider au brassage génétique, en apportant un peu de sang neuf … En achetant, ou en troquant une partie de vos besoins de l’année …

La Bonne Graine, donc

Depuis quelques années, donc, j’aime bien me fournir localement et par Internet. La Ferme de Sainte Marthe, Promesse de fleurs (le site le plus complet que je connaisse pour les conseils de culture, il faut les faire travailler, de temps à autre, pour les remercier, les encourager), Le Bio Germe, Kokopelli … Cette saison, je me suis décidé pour la Bonne Graine, ou j’ai passé une commande conséquente :

  • Ail violet Primor – BIO
  • Ail Blanc Messidor – BIO
  • Ail Blanc Sabadrome – Non traité (celui-ci, je fais un test, car il ne se prête pas aussi bien que les précédents aux rigueurs que nos hivers peuvent avoir, par ici.
  • Échalote « Cuisse de poulet », Longor -BIO
  • Oignon blanc Snowball – Non traité (pour qui se consomment frais, et assurent une récolte précoce, j’en mettrai sans doute une autre partie en fevrier/mars)
  • Oignon jaune Paille des Vertus – Non traité (ici, aussi, je me risque, par rapport aux précédentes années, car les bulbes de cette variété sont sensibles au gel. J’en mettrais l’autre moitié en mars, pour étaler la récolte et augmenter les chances d’avoir de beaux oignons, en les laissant un peu plus en terre … On verra.

Je dois dire que, à part un petit problème du fait du lieu de dépôt du colis, la qualité des produits et de l’emballage sont exemplaires, cela fait plaisir à voir. Jamais, je crois, je n’ai disposé de bulbes aussi frais pour mes plantations d’automne … Alors voilà, je voulais le faire savoir et ça m’a encouragé à écrire ce post et le communiquer à CEVE, pour sa publication.

Cet indicateur a l’objectif de compléter le score Agribalyse, socle d’un futur étiquetage environnemental officiel, en intégrant des critères tels que la biodiversité, la pollution des sols et de l’eau par les pesticides, le stockage du carbone par les prairies, etc. Explications.

PRENDRE EN COMPTE LA BIODIVERSITÉ, LA SANTÉ HUMAINE ET LE BIEN-ÊTRE ANIMAL

Appuyé par 15 acteurs de la bio, de l’environnement et de consommateurs, dont l’UFC-Que Choisir (1), l’Itab a proposé un affichage environnemental dénommé Planet-Score. Cet affichage prend en compte plusieurs indicateurs oubliés ou sous-estimés par Agribalyse :

  • l’impact des pesticides et des antibiotiques sur la santé humaine et l’environnement ;
  • l’impact des modes de producqtion sur la pollution de l’air et de l’eau ;
  • l’impact des modes de production sur la biodiversité terrestre et marine ;
  • le stockage du carbone par les prairies ;
  • la déforestation importée, par exemple par les achats de soja utilisé dans l’alimentation animale ;
  • la saisonnalité des productions (impact des serres chauffées sur la consommation d’énergie) ;
  • le transport de denrées par avion ;
  • l’emballage ;
  • l’irrigation ;
  • l’origine des différents ingrédients ;
  • l’impact du mode d’élevage sur le bien-être animal.