Eau (nous y reviendrons), chemins (nous y reviendrons aussi), routes … la société de méthanisation Bioénergies de l’Ourcq dispose à sa guise de ce qu’elle veut comme elle l’entend. Il ne faisait pas bon avoir à se déplacer en deux roues, cet après midi, sur la D23 … Même en voiture, ça faisait peur !

Peut-on être aussi irresponsable ?

Vive la méthanisation industrialisée !

Des tentatives de définition ont été faites à plusieurs reprises. Mais il n’existe à l’heure actuelle aucune définition officielle même si dans son avis du 19 août 1995, la Commission d’enrichissement de la langue français essaye de donner deux définitions :

– Application de la science écologique à l’étude, à la conception et à la gestion d’agrosystèmes durables.

– Ensemble de pratiques agricoles privilégiant les interactions biologiques et visant à une utilisation optimale des possibilités offertes par les agrosystèmes.

Fondation Terre Solidaire
Fondation Terre Solidaire
La CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité) a également défini 15 principes de l’agroécologie prenant en compte les enjeux économiques, politiques, environnementales et socio-culturels.

Agroécologie et Permaculture ne sont pas tout à fait synonymes … La Permaculture, qui s’est enrichie depuis ses débuts, inclut l’Agroécologie et va au-delà … Maison, isolation, énergie … tout est considéré. C’est une philosophie globale de vie, d’échanges, etc …

Mais mieux vaut consulter la définition qu’en fait Wikipedia. Introduction :

La permaculture est un concept systémique et global qui vise à créer des écosystèmes. L’inspiration vient de la nature et de son fonctionnement (qui se nomme aussi biomimétisme ou écomimétisme) et de la tradition. La permaculture prend en considération la biodiversité de chaque système.

À l’origine c’est un concept agricole inspiré par le modèle d’agriculture naturelle de l’agriculteur japonais Masanobu Fukuoka (1913-2008). Ce concept a été théorisé dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison (biologiste) et David Holmgren (essayiste). Le terme « permaculture » signifiait initialement « culture permanente » (de l’anglais « permanent agriculture ») ; puis avec le temps il a été étendu pour signifier « culture de ce qui est permanent dans le sens (sociologique) de pérenne ou viable ». En effet, les aspects sociaux font partie intégrante d’un système véritablement durable.

Wikipedia
Un exemple : la Ferme du Bec Helloin
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Des riverains de l’usine de méthanisation, sur la zone de Monplaisir, se plaignent « d’effluves insupportables »

Jeudi dernier, vers midi, zone industrielle de Monplaisir, flottaient des odeurs nauséabondes émanant de l’usine de méthanisation située juste en amont.

Hagetmau : des mauvaises odeurs récurrentes

Des « petits soucis », pour l’exploitant …

https://www.sudouest.fr/2016/10/03/des-mauvaises-odeurs-recurrentes-2521527-3380.php

Devoir expliquer quelque chose d’aussi évident, d’aussi ancien, que l’auto-fertilité prouve combien ont été néfastes les politiques ayant abouti l’agro-industrie et où elles nous ont menés.

L’agriculture chimique, présentée, et c’est un comble, comme l' »agriculture traditionnelle », n’est plus de l’agriculture, et les tâcherons épandeurs de produits phytosanitaires qui empoisonnent tout et tous, accros au labourage profond avec leurs gros tracteurs, ne sont plus des agriculteurs. Ce sont des stérilisateurs, des « désertificateurs », pollueurs dans le meilleur des cas … empoisonneurs dans le pire.

Le gros hic, c’est que ce type de méga-équipement pousse à une logique productiviste, comme l’agriculture qu’il sert, avec un objectif d’abord énergétique, comme en Allemagne.

L’outil génère ses propres enjeux. Il faut alimenter en continu l’usine, tout en maintenant un délicat équilibre à la décomposition organique. Fumier et lisier ne fonctionnent pas seuls. Il faut leur ajouter des cultures intermédiaires — avoine, orge, voire maïs —, plantées dans le seul but de nourrir le processus de production du gaz.

D’où le danger de changer l’usage des sols en remplaçant des cultures alimentaires par des cultures énergétiques, la terre qui gaze remplaçant la terre qui nourrit«Trop de végétaux qui ne sont pas des déchets alimentent les méthaniseurs» note la Confédération paysanne.

https://reporterre.net/Methanisation-la-fuite-en-avant-de-l-agro-industrie

En effet, les projets se multiplient partout en France et les oppositions fleurissent également, souvent par crainte d’une hausse du nombre de camions en circulation et des odeurs. Mais pas que. À l’image d’une poignée de maires de Seine-et-Marne, favorables à l’installation d’un méthaniseur mais pas à l’épandage du digestat

https://reporterre.net/la-methanisation-l-usine-a-gaz-qui-seduit-les-gros-agriculteurs